août 20, 2017

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SAFARIS : Un business très LUCRATIF en Afrique

SAFARIS : Un business très LUCRATIF en Afrique

Après la virulente polémique provoquée par la mort de Cecil dans le monde et particulièrement aux États-Unis, le Zimbabwe a déclaré la guerre aux chasseurs illégaux. Rappelons que l’industrie de la chasse rapporte près de 40 millions de dollars par an au pays qui a enregistré un taux de chômage de 11,3% en 2014.

De manière général, chaque année, des milliers de touristes se pressent en Afrique à la recherche de lions, girafes ou éléphants à photographier ou chasser lors de safaris dans des réserves. Les safaris photos qui ne représentent que 10% du chiffre d’affaires de ce secteur, est une activité beaucoup moins lucrative que la chasse. Un business en plein boom qui, évidemment engendre des dérives comme le braconnage. Ainsi, des pays comme le Kenya, la République Démocratique du Congo ou le Cameroun sont devenus les théâtres de véritables massacres organisés par des réseaux criminels motivés par l’argent. Des dérives stimulées entre autres par la pauvreté.

Un pays a décidé d’agir afin de garantir la survie de ses espèces sauvages, notamment les rhinocéros : l’Afrique du Sud. Après avoir tenter la manière forte, la nation arc-en-ciel a décidé d’être plus flexible en autorisant le business des animaux sauvages tout en assurant la conservation des espèces et en sécurisant sa florissante industrie touristique. Ainsi, les autorités ont accordé aux particuliers le droit de posséder et d’élever des animaux sauvages. Ce qui a entraîné ces dernières années, la création d’environ 11 000 ranchs privés où les animaux, entourés de barrières électrifiées, sont photographiés, chassés et même, sélectionnés génétiquement. Une véritable industrie lucrative profitant surtout aux taxidermistes, aux éleveurs qui vendent leurs animaux aux enchères pour des fortunes, et aux exportateurs de viande de brousse, a donc vu le jour avec ces nouvelles dispositions. Celles-ci ont surtout permis de relâcher la pression sur les animaux vivant dans les parcs nationaux. Prise dans son ensemble, cette industrie de chasse rapporterait près d’un milliard de dollars à l’économie du pays (chiffres de 2013).

Mais ce qui fait véritablement le succès de cette industrie, c’est ce que les Américains – qui en sont particulièrement friands – appellent les trophy hunts («chasse au trophée»). Le Zimbabwe fait justement partie des 28 États africains autorisant cette activité qui consiste à payer des sommes mirobolantes pour tuer un animal et en ramener des morceaux de carcasse comme la tête, la peau, les griffes ou les os. L’Américain Walter Palmer qui essuie un feu de critiques depuis que son implication dans la mort de Cecil a été révélée au monde, a ainsi payé 50 000 dollars pour sa partie de chasse tant controversée.

C’est dire s’il s’agit d’un business très lucratif et cela même s’il représente qu’une petite part du tourisme de ces pays. Les animaux faisant partie du Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant) sont ceux qui rapportent le plus financièrement. Les prix varient entre 34 000 et 40000 dollars selon l’animal. C’est une des raisons pour lesquelles la Zambie a levé l’interdiction de chasser les grands fauves sur son territoire au mois de mai. Cette décision fait suite aux recommandations d’experts estimant que les fonds pourraient «aider les communautés dans des zones défavorisées, avec un accès à des bénéfices financiers».

Pour autant, afin d’éviter la disparition de certaines espèces, des quotas d’animaux pouvant être abattus – pas toujours respectés – ont été instaurés dans chaque région du continent africain. Les autorités définissent également les parcelles de territoires dédiées à la chasse. Des parcelles que les organismes de safaris louent et sur lesquelles ils reversent différentes taxes. Ce qui fait du gouvernement, l’un des principaux bénéficiaires des revenus générés par ces trophy hunts. En Tanzanie, c’est 44% qui vont ainsi au gouvernement, selon un rapport de Vernon Booth, spécialiste de la gestion de la faune africaine qui donne aussi les chiffres de 100 millions de dollars pour l’Afrique du Sud et près de 29 millions pour la Namibie en 2011. Des chiffres fournis par Joe Hosmer et Larry Rudolph, deux responsables du Safari Club International. Enfin, selon plusieurs études, seuls près de 3% de ces revenus atteignent l’économie locale et les communautés vivant sur place, le restant étant distribué aux firmes et agences gouvernementales qui théoriquement doivent les transférer à des fonds créés pour financer la conservation des espèces sauvages.

Source : Afrique Expansion

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