SPORT ET BUSINESS : Les CHAMPIONNATS africains peuvent-ils RIVALISER avec les AUTRES ?

SPORT ET BUSINESS : Les CHAMPIONNATS africains peuvent-ils RIVALISER avec les AUTRES ?

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Au football principalement, mais également en basketball et en rugby, l’Afrique possèdent des championnats professionnels qui ont beaucoup grandi ces dernières années et des sportifs qui brillent partout dans le monde par leur talent. Mais le continent peut-il espérer engranger les profits généralement associés au domaine sportif dans les pays occidentaux ? Quels sont ses défis pour améliorer la rentabilité de la chose ? Portrait de l’industrie du sport professionnel en Afrique

Selon une étude de 2012 de PricewaterhouseCoopers, le sport est l’un des seuls secteurs qui n’a pas connu la crise ces dernières années et son marché à l’échelle mondiale devait connaître une croissance annuelle moyenne de 3,7% par an entre 2011 et 2015. Cependant, du fait du manque de données sur ce secteur, il est très difficile de chiffrer son poids et son impact dans une économie, en Afrique en particulier. L’Afrique est, pour certains, un continent qui reste un simple « livreur » de matières premières sportives. Et pour cause ! Le sport y est encore malheureusement perçu comme une activité ludique et une fierté nationale parfois, mais très rarement comme une opportunité d’affaires; le plaçant ainsi à un niveau amateur, bien que les fédérations sportives se disent « professionnelles ».

Ainsi, même si ces dernières participent aux compétitions internationales, elles n’ont pas les moyens matériels, financiers, techniques et humains pour rivaliser avec les pays occidentaux et suivre leur rythme en matière de championnats professionnels. En effet, la haute compétition nécessite une mise en place généralisée de détection de talents aux plus bas âges, un suivi médical, un matériel technico-sportif perfectionné d’enseignement et d’évaluation de performances des sportifs, des cadres aux connaissances poussées et une infrastructure de pointe.

Malgré l’obtention de résultats probants au niveau des compétitions internationales (athlétisme, football, sports de combat, etc.) et la possession de quelques équipements de prestige comme les stades, la réalité du développement économique de ce secteur en Afrique relève plus d’un « mythe » même si on manque clairement de chiffres sur le sujet. Sur le plan des infrastructures par exemple, il y a véritablement un sous-équipement général, sauf dans les capitales qui sont toutes équipées d’un complexe sportif, au moins, pour accueillir les grandes compétitions telles que la Coupe d’Afrique des Nations et permettre à l’élite sportive nationale (du football et/ou d’athlétisme en particulier) de s’entraîner convenablement.

Par ailleurs, notons que très souvent, l’importance de l’institution sportive d’un pays se mesure par le nombre de ses licenciés (adhérents) par rapport à la population totale. Mais par manque de données statistiques fiables dans certains pays africains, il est quasiment impossible de mesurer leur poids réel. Ce qui constitue un handicap de taille. Ainsi, faute de comptabilité et de personnel pour collecter les informations, certaines fédérations communiquent un nombre approximatif de licenciés, et vont parfois jusqu’à gonfler artificiellement leurs effectifs pour bénéficier des subventions gouvernementales plus importantes ou pour des raisons de prestige. Ce qui nous conduit à un autre point noir de ce secteur en Afrique, à savoir l’absence d’esprit managérial chez la quasi-totalité des dirigeants des institutions sportives (clubs, comités, ligues, fédérations, comité olympique), ainsi que le manque de formation techniques ou de recyclage et de perfectionnement des cadres. C’est pourquoi beaucoup de pays africains font appel aux entraîneurs et techniciens étrangers pour s’occuper soit des meilleurs clubs du pays et/ou des équipes nationales.

Enfin, dans beaucoup de pays africains, on assiste à un exode, souvent massif, de joueurs ou athlètes de talent vers les pays occidentaux faute d’un salaire minimum qui leur assure la vie de sportif de haut niveau pour ne pas dire de « vedettes » ou simplement d’équipements sportifs adéquats. Ainsi, à défaut de recettes importantes provenant du spectacle, du sponsoring et de la retransmission des compétitions, certains clubs de football réalisent des recettes importantes en effectuant les transferts de leurs meilleurs joueurs au profit des grands clubs européens. Malheureusement, ce genre de transferts comporte de nombreux inconvénients, à commencer par l’impact négatif sur les recettes des clubs et parfois même sur le rendement des équipes nationales quand les joueurs changent de nationalité.

 

Source : Afrique Expansion

Negoce

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