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DRAME A DIAMAGUENE THIES (Dernière version) : Daour Mbow, 30 ans, s’est égorgé avec un couteau

DRAME A DIAMAGUENE THIES (Dernière version) : Daour Mbow, 30 ans, s’est égorgé avec un couteau
Negoce

C’est la consternation dans la famille Mbowène au quartier Diamaguene de Thiès, juste en face du camp GMI Tropical, où un jeune homme d’une trentaine d’année, Daour Mbow, s’est affreusement donné la mort. Suicide ? Le jeune cordonnier de métier dont le talent est très apprécié par ses pairs, de taille élancée, teint clair, orphelin de père (Dieng Mbow) et de mère (Mada Tall), se « sentait un peu délaisser par certains de ses parents », selon nombre de témoins trouvés sur les lieux du drame. Et parmi lesquels une fille qui explique que Daour, qui aurait eu une altercation avec quelques membres de sa famille, « s’est levé un moment pour se diriger vers la cuisine d’où il ressortira avec un couteau avant d’aller s’enfermer dans sa chambre. Un instant plus tard, j’ai entendu du bruit venant de sa pièce, apparaissant anormal. J’ai accouru avertir des voisins qui se sont promptement déployés sur les lieux pour défoncer sa porte et découvrir, sous le choc, l’irréparable. Parce qu’il était là, déjà mort ».

En tout cas, pour le moment, les autorités compétentes, peut-être pour les besoins de l’enquête, ont fait sceller la porte de la chambre du défunt jeune homme. Le corps sans vie de Daour Mbow a été acheminé par les éléments de la caserne des sapeurs pompiers de Thiès à la morgue du centre hospitalier El-Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguene. Les voisins et les populations du quartier Diamaguene, qui ne pouvaient retenir leurs larmes, avaient vite fait de prendre d’assaut la maison mortuaire dès l’annonce de la nouvelle qui a instantanément fait le tour de la ville. Daour Mbow, qui semblait, depuis quelques moments, ne plus jouir de toutes ses facultés, ce qui lui aura valu, d’ailleurs, un séjour à l’hôpital « Dalaal kheel » de Thiès, « s’adonnait à la consommation de la drogue », selon des voisins. Aussi, il était devenu un habitué d’un des débits (clandos) de boissons alcooliques établis au quartier Diamaguene devenu un coin réputé dangereux, surnommé « Terrasse », qu’il fréquentait régulièrement comme beaucoup d’autres jeunes de son âge. En tout état de cause, avec ces « clandos » qui poussent comme des champignons dans ce sinistre coin de la ville « presque criminogène » de Thiès, les riverains de Diamaguene, qui reformulent leur vœux quant à la fermeture, sans délai, de ces débits de boissons clandestin, d’être se sentir plus que jamais par la menace réelle qui pèse sur leur progéniture.

Cheikh CAMARA

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