BBY THIES

TECHNOLOGIES ET TIC : Une Afrique appelée à CONTRIBUER

TECHNOLOGIES ET TIC : Une Afrique appelée à CONTRIBUER

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Dans un monde où la croissance est exponentielle dans le milieu technologique, les géants du domaine que sont traditionnellement les Américains ou les Japonais ont désormais une concurrence digne de ce nom en provenance des pays émergents. Et dans cette nouvelle réalité où l’évolution se passe à la vitesse grand V, l’Afrique souhaite elle aussi sa place au soleil.

Une Afrique technologique, vraiment ? Plus que la plupart ne se l’imagine… Exemple récent de cet essor africain dans les nouvelles technologies et les TIC, l’application mobile nigériane HopStop pour laquelle le géant américain Apple vient de débourser… un milliard de dollars ! Le Wall Street Journal, qui rapportait la nouvelle, parlait « d’une acquisition stratégique pour Apple qui compte ainsi contrer son principal rival Google dans les applications mobiles ».

HopStop, du Nigérian Chinedu Echeruo, est une application de navigation en ligne permettant d’obtenir une information précise sur les trajets de métro ou d’autobus dans plus de 140 villes sur la planète. Et ce n’est là que le plus récent exemple d’une Afrique non seulement technologique, mais également commerciale qui souhaite permettre l’émergence de ses propres Bill Gates, Steve Job et autres Mark Zuckerberg. Car ils existent bel et bien !

On les connait peut-être peu aujourd’hui, mais dans les milieux TIC, leurs noms circulent déjà avec une enviable réputation héritée de leur génie créatif. Oluwaseun Osewa (Nairaland, Nigeria), Churchill Mambe (Njorku, Cameroun), Herman Heunis (Mxit, Namibie), Vérone Mankou (smartphone Elikia, tablette Way-C, Congo) ou Arthur Zang (Cardiopad, Cameroun) sont les fers-de-lance de cette nouvelle génération d’entrepreneurs africains qui ont choisi la technologie comme terrain de jeu.

Pour nombre d’entre eux, l’innovation est venue d’abord d’un besoin criant en Afrique. Analyste senior chez Informa Telecoms & Media, Thecla Mbongue expliquait en mai 2013 que ce sont ces besoins et la recherche de solutions adaptables au continent qui ont permis l’éclosion de ces talents aujourd’hui reconnus.

«L’Afrique est un grand continent et rien qu’au sein de chaque pays, les besoins des utilisateurs divergent, soulignait M. Mbongue. Le besoin urgent est de disposer d’applications qui améliorent le quotidien, surtout dans les zones rurales. Il s’agit d’applications qui permettent d’accéder à distance aux services administratifs de base. On peut prendre pour exemple la déclaration des naissances par SMS lancée au Sénégal en 2011 en partenariat avec Orange, ou encore ce mois de mars 2013 en Côte d’Ivoire. Un autre exemple est celui du Cardiopad, tablette conçue par un développeur camerounais et destinée à diagnostiquer et à suivre à distance les maladies cardio-vasculaires».

CONQUÉRIR LE MONDE

Des génies africains qui mettent leurs connaissances et leurs talents au service d’autres Africains, la recette est gagnante. Des centaines de solutions mobiles aux problèmes réels de la population qui les a vus grandir. Gratuites ou payantes, ces innovations ont transformé le quotidien sur le continent au milliard d’habitants et 915 millions d’utilisateurs de mobiles selon l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA). C’est là un formidable marché qu’on ne peut ignorer.

Devant ce pactole potentiel, pas étonnant que les géants technologiques comme Google, Microsoft ou Samsung multiplient les concours pour attirer les meilleurs talents et stimuler cette créativité déjà foisonnante. Aux dires de Thecla Mbongue, l’Afrique peut aujourd’hui se vanter d’être un véritable pôle de création en matière de technologies et de TIC.

«Les développeurs ne se privent plus de laisser libre cours à leur imagination. Et avec raison, puisque le secteur africain des applications, déclaré très prometteur par plusieurs analystes dont ceux de l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), ouvre une nouvelle ère pour les TIC sur le continent. Avec plus d’un (1) milliard d’habitants et 915 millions d’utilisateurs de mobile escomptés en 2015 selon GSMA, les développeurs africains ont tout pour réussir. Et c’est l’Afrique de l’Est, véritable centre technologique en puissance, qui montre de plus en plus de quoi le lendemain des utilisateurs locaux d’Internet sera fait. Des pays comme le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie ou encore le Ghana se positionnent aujourd’hui comme principaux pôles de création. L’ingéniosité de leur jeunesse dans les applications mobiles est si riche que plusieurs entreprises technologiques comme Google, Ericsson ou Samsung multiplient les compétitions d’innovations pour la stimuler davantage». Toujours selon M. Mbongue, se pose maintenant le défi du financement et de la rentabilité, une situation qui doit maintenant pousser les concepteurs africains à conquérir de nouveaux marchés à l’international.

«Le défi des développeurs est tout d’abord d’exercer une activité rentable. Ces projets sont tout d’abord conçus pour des populations qui ont peu de moyens et auprès desquelles on ne peut espérer récupérer beaucoup d’argent ; de telles situations confrontent les développeurs à des problèmes de financement. Les développeurs africains peuvent se tourner vers des segments plus lucratifs en termes de revenus générés par le téléchargement (divertissement, actualités…). Cependant, pour augmenter leurs opportunités de gains financiers, ils ne devraient pas se cantonner à produire des applications uniquement pour les Africains mais qui pourraient être exportées à travers le monde. Si le plus gros des applications utilisées par les Africains aujourd’hui ont été développées sur d’autre continents, les développeurs africains devraient aussi partir à la conquête du reste du monde».

 

Source : Afrique Expansion

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