octobre 18, 2017

Terrorisme : Ce que l’on sait des deux présumés djihadistes arrêtés à Mbour

Terrorisme : Ce que l’on sait des deux présumés djihadistes arrêtés à Mbour

Abdoulaye B. F. et Malick D. sont deux barbus supposés entretenir des relations étroites avec des réseaux terroristes, dont le principal cerveau est un Français qui s’est converti à l’Islam sous le nom de Ousmane. Après l’arrestation des trois suspects, le quartier de Mbour est plongé dans la tristesse et l’angoisse. La bande, en effet, était suivie par les services de renseignements généraux depuis plusieurs mois, qui écoutaient leurs appels téléphoniques.

Le journal L’As Quotidien qui est revenu sur cette affaire, dans son édition de ce vendredi 1er avril 2016, a révélé que les deux mis en cause ont été perdus par leur ami ‘’toubab’’. Abdoulaye (37 ans, est l’imam de la mosquée des Ibadou). Il est aussi maître coranique dans le quartier et a sous sa responsabilité plusieurs jeunes, à qui il enseigne les préceptes de l’islam. Malick D, lui a fait une formation en hôtellerie et travaillait depuis quelques temps dans un fast-food. Mais, l’arrivée de Ousmane le toubab a bouleversé leur quotidien. Une source dudit quotidien renseigne, d’ailleurs, que le toubab s’est présenté comme un ancien chrétien qui s’est converti à l’islam. Mais, comme il ne pouvait plus vivre avec ses parents qui sont intolérants, il est venu au Sénégal pour avoir la paix. C’est cela l’histoire que racontait Ousmane pour prouver sa bonne foi.

Ousmane, le français, logeait dans le quartier Tripano où les deux mis en cause se rendaient régulièrement. Finalement, note le journal, le trio de barbus était devenu inséparable. Mais, ce qui a perdu la bande de copains, c’est la longue filature des Renseignements généraux (Rg) qui surveillaient tous leurs déplacements et appels téléphoniques. Un jour, alors qu’ils s’étaient rendus à Dakar pour acheter des voitures neuves, hors de prix pour ces deux jeunes Sénégalais, les Rg ont alors ‘’accéléré la cadence’’. Ce qui a mené à l’arrestation des deux présumés terroristes.

Chez l’un de ces deux nommés, les journalistes sont indésirables. «Ecoutez, s’il vous plaît, je ne vais pas m’adresser aux journalistes. D’ailleurs, je ne veux pas les voir dans ma maison. Allez où vous voulez recueillir des informations, mais pas chez moi. C’est clair ? Merci et à la prochaine», a dit le père de l’Imam Abdoulaye B. F. sur un ton grave et sec.
Au dehors, certains voisins, parlant sous le couvert de l’anonymat, n’en reviennent pas. Le sujet sur le terrorisme et l’implication des deux personnes est tabou dans le quartier de Mbour-Maure. Dès qu’on l’aborde, le voisinage cherche les moyens de s’éclipser. «Je n’en sais rien, cherchez ailleurs», répond-on sèchement, comme si c’était un mot de passe.

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