août 18, 2017

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Contribution: Le Sénégal, un modèle islamique,inapte au terrorisme

Contribution: Le Sénégal, un modèle islamique,inapte au terrorisme

Une bataille idéologique dirigée contre l’Islam confrérique semble motivé la progression des forces de la Misma contre la coalition des terroristes qui s’était emparée naguère des villes de Gao et Tombouctou dans le septentrion malien. Ce islam Soufi, propagé au Sahel par les précurseurs qui ont été Cheikh Omar Al Foutiyou, Cheikh Ahmadou Bamba, Maodo Malick Sy et Cheikh Mouhamed Fadel, cet islam qui a forgé le cœur  des musulmans sénégalais dans l’amour du Prophète et le culte du Dieu unique s’érige en un rempart imprenable face aux projets d’hégémonie des groupes salafistes. Les récentes sorties fortement médiatisées de tous les Khalifes généraux à l’occasion du Magal et du Maouloud témoignent sans équivoque que ces courants trempés dans la boue des querelles arabes n’ont aucun moyen de prospérer au Sénégal.

Les sénégalais dissous dans la vie de leurs guides religieux se posent des questions et trouvent dans les propos de ceux-ci une grille de lecture les enjeux d’une bataille devenus déchiffrables. La psalmodie des noms de Dieu, l’incantation de la geste des Prophètes (Pse) chantée à travers la lithurgie des Saints sont de susciter une quelconque incursion jihadiste, même la plus débridée.

Notre pays, le Sénégal est à la croisée des chemins, entre deux philosophies humaines qui, toutes, produisent un type d’homme imbu d’une morale bien déterminée. Il y a le bien impératif, référence à « l’honnête homme » et consacrée par la philosophie; il y a le bien du contrat social garanti par la République et incarné par le « citoyen ». Mais à côté d’eux, il y a le bien intégral, tracé par la religion de Dieu et dont le prototype est le « croyant ». C’est cet homme-croyant, intégré à la République contractuelle qui donne le profil de notre nation hors du prisme des contradictions jihadistes ou islamistes. Comme pour payer un à-valoir à une morale buissonnière, on ne doit pas entretenir un tir ciblé sur le digne clergé de la religion islamique, gardien de l’héritage de nos vénérés Saints fondateurs.

Dans cette Afrique au Sud du Sahara, qui a fait autant que les « daaras » des chefs religieux à travers tout le territoire national pour la résorption du chômage et la prise en charge sociale des adolescents ? Les exemples de Serigne Mansour, Serigne Saliou, Koki, la communauté Lébou, Niassène et Omarienne.

Au moment où l’Etat en faillite, ,soumis aux conditions de la Banque mondiale, fermait les internats de tous ses lycées, ce sont eux qui se sont dressés pour ériger ces « daaras » d’accueil des enfants du Sénégal. A lui seul Serigne Saliou recevait dans ses 15 centres de Khelcom plus de trois mille enfants entretenus aux frais de la communauté.

Loi des centres urbains, ces instutitions d’un Islam paisible et sans exubérance ni exhibition, sont là pour décourager toute velléité d’une agression jihadiste dirigée contre notre pays. Elles sont les centres de rayonnement où la formation, le travail et l’éducation sont donnés aux enfants et jeunes pour en faire de futurs bâtisseurs d’une nouvelle société. Elles ont fini par produire une température sociale et culturelle, antidote du jihadisme.

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