BBY THIES

Thiès – Abass Jabar encore maître à Tansrail

Thiès – Abass Jabar encore maître à Tansrail
Negoce

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Malgré les difficultés structurelles de Transrail, malgré les injonctions des Etats du Sénégal et du Mali pour qu’il se retire de la société d’exploitation, le directeur général du Groupe Advens Abbas Jabar n’est pas prêt de céder la société des rails à un autre investisseur privé.

Depuis la reprise de Transrail par Abass Jaber, la société des rails est dans l’agonie en raison de la vétusté des rails non réhabilités par le concessionnaire et du manque de productivité dans le transport des marchandises et des personnes.

L’Etat du Sénégal et celui du Mali ont décidé de s’impliquer pour sauver cet outil d’intégration régional qui a été dans le passé, l’un des fleurons de l’industrie Sénégalo-malienne. Et hier, lors d’une Assemblée générale à Transrail, les cheminots ont rendu compte à leurs camarades de la réunion en date du 16 décembre 2014 qui s’est tenu au Mali pour la relance du chemin de fer, principal outil d’intégration des peuples Maliens et Sénégalais.

Lors de cette rencontre en terre Malienne, entre le ministre des infrastructures, des Transports terrestres et du désenclavement du Sénégal Mansour Elimane Kane et le ministre de l’équipement, des transports et du désenclavement du Mali Mamadou Hachim Koumaré et le Groupe Advens représenté par son président Abbas Jaber, il a été retenu la mise en œuvre du schéma institutionnel initié depuis le 12  mai 2010 par la création des sociétés de patrimoine, une société d’exploitation et une autorité de régulation.

La mise en œuvre de cette résolution sera effective avant la fin du premier trimestre 2015. Conscients des difficultés structurelles de Transrail S.A depuis sa création, de l’incapacité par Transrail S.A de retrouver l’équilibre financier malgré les efforts d’Advens,  le Sénégal et le Mali ont décidé de mettre en œuvre le cadre institutionnel c’est-à-dire les Etats, à travers la société de patrimoine, vont renouveler les infrastructures, le concessionnaire Abass Jaber s’occupe exclusivement de l’exploitation et enfin une autorité de régulation se chargera de veiller à l’application des engagements par les différentes parties.

Selon, Ousmane Alassane Aïdara, conseiller spécial du Directeur général de Transrail, dès le départ, les Etats se sont rendu compte qu’ils se sont trompés d’option. « Les deux Etats ont demandé aux privés de réalisés des investissements qui se chiffraient à des centaines de milliards. Comment demander à une société qui  est créée dans le cadre d’une concession de réaliser des investissements dont le retour sur investissement porte sur 50 ans. Dès le départ, le Groupe Canac-Getmar n’a pas pu réaliser son propre programme d’investissement. En 2007, les Canadiens ont été remplacés par l’opérateur Vecturus–Advens.

Une étude de la Banque mondiale a pu montrer les limites de la concession intégrale (Abass Jaber seul actionnaire). C’est seulement en 2009, qu’il a été proposé d’aller vers une société de patrimoine, de régulation et une société d’exploitation. Malheureusement, il était question de négocier la sortie de la société de référence Advens. Le plan d’action qui a été élaboré le 12 mai 2010 a abouti à une impasse  parce que la société de référence n’avait pas fait les investissements qu’il fallait et il fallait qu’elle se retire. Et en décembre 2014, on nous renvoie à ce plan d’actions de 2010.

Les Etats ont décidé d’opérer la mise en œuvre et nous espérons que cette fois-ci, ce sera la bonne », note-il.  Pour, Ousmane Alassane Aïdara, aucun Etat dans le monde ne peut se développer sans les rails. Il avoue que les investissements des Etats sur les réseaux routiers pour les transports de masse constituent une mauvaise politique car un train équivaut au chargement de 50 camions. Abass Jaber qui va continuer à gérer Transrail a un amour affectif pour les cheminots qui lui rappellent son enfance puisqu’il a signalé que les travailleurs du rail s’approvisionnaient  dans la boutique de son père Toufic Jaber.

 

 

source gfm

1 Comment

  1. le patriote

    Le retour des vautours
    Depuis que les Etats du Sénégal et du Mali ont pris la décision de procéder à la réhabilitation des chemins de fer, un groupe de personnes corrompues, dépourvues de valeurs morales et de conscience patriotique, s’est levé pour tenter de semer la confusion, et l’amalgame dans la tête des cheminots, travailleurs et résistants, malgré toutes sortes d’injustice qui polluent l’entreprise et l’atmosphère de travail.
    Voulant mettre les gens en déphasage avec la brillante politique étatique de sauver ce vieux héritage, voilà qu’ils prennent comme prétexte la non association des cheminots sur le nouveau schéma institutionnel. Mais cependant ils oublient leur responsabilité sur l’échec de cette entreprise depuis sa privatisation. Comment peut-on consulter des gens qui s’étaient tus au moment où tout le monde crier au secours des autorités. Ne nous laissons pas faire endormir par ces profiteurs malintentionnés qui sont utilisés par cette Direction pour détourner l’opinion des travailleurs. Rappelons nous qu’au mois de janvier dernier Monsieur Pape Alioune DIALLO Directeur de Cabinet de l’ex Ministre des Transport lors d’une conférence sur la relance des chemins de fer organisée au Casino, remerciait les anciens cheminots qui se montraient plus soucieux et plus frappés par la situation dangereuse qui menace ce patrimoine. Ce qui constituait une sorte d’appel des consciences à militer pour l’intérêt du Sénégal en préservant la continuité ferroviaire. Donc, l’Etat est très conscient de ce qu’il fait et y associe des cheminots aguerris de connaissances, d’expérience et d’amour pour notre corridor, contrairement à cette bande qui s’agite sur des futilités au lieu de défendre les intérêts industriels et moraux de l’entreprise.
    Mieux, pour confirmer, en mai 2014 suite aux élections de renouvellement du syndicat SUTRAIL, Monsieur Cheikh Ahmed Tidiane SOW nous avait reçu dans son bureau et après avoir présenté ses félicitations et encouragements à la délégation, conduite par Monsieur Mambaye TOUNKARA, nous disait « Vous avez tous les atouts pour faire un syndicalisme de rupture dans cette entreprise pillée par cette direction plus mauvaise que toutes celles qui ont eu à gérer Transrail SA. Et pour cela, sachez que le point de départ était d’écraser les syndicats SATRAIL et FETRAIL qui militent que pour les intérêts de la direction». Avant de poursuivre « Si vous voyez que l’état ne parlent pas avec les cheminots en activité c’est parce qu’il détient toutes ces informations ». Donc, en voyant ce Monsieur SOW conduire une délégation dont il traitait d’opportuniste il ya juste sept (07) mois de cela, nous ne pourrons que déduire un manque de franchise, de loyauté et de dignité sur ces propos. De ce fait, il est temps de mettre fin à leurs pratiques hypocrites et trompeuses.
    Camarades les problèmes restent intacts, et que vous n’avez jamais entendu ces gens parler une seule fois :
    Du manque de matériel (boyaux, tendeurs, et de pièces de rechange que cette direction n’est même pas capable d’acheter…) ;
    La situation des contrats irréguliers des agents de la voie ainsi que de la surveillance générale ;
    Du camarade Bily SY, licencié injustement ;
    Des conducteurs Mamadou DIOP et Mody NDIAYE, sanctionnés par Huit (08) jours de mise en pieds sur un déraillement alors que tout le monde connait l’état de dégradation du matériel et de la voie ;
    Des deux (02) conducteurs et d’un (01) agent de la surveillance générale taxés de voleurs par cette direction et privés de deux (02) mois de salaires alors que le Tribunal Régional de Tambacounda en juge autrement ;
    Du cas des agents Paul Emile BADJI et Baidary NDIAYE, sanctionnés par trois (03) jours de mise en pieds sans notification et sans motif valable car ces derniers avaient déjà épuisé leurs horaires de travail, de même que des conducteurs sanctionnés par refus de manœuvrer dans des gares fermées à la sécurité ;
    De la réduction des billets au pèlerinage aux lieux saints ;
    Des flottes coupées et des demandes d’explications données à des agents pour participation à la marche syndicale de SUTRAIL ;
    Du chef de gare Samba FAYE, relevé de ses fonctions injustement sur un incident qui engageait de loin sa responsabilité ;
    Du refus d’attribution des congés légaux à des agents ayant fait depuis longtemps leurs douze (12) mois de travail effectif prenant prétexte le manque de personnel;
    Etc.
    Tout ceci s’est déroulé dans le courant des années 2013 – 2014, sans qu’aucune voix ne soit levée pour en parler, et constitue des preuves irréfutables de dire que Transrail SA est dirigée par un régime de dictateurs, soutenu par des nationaux (syndicalistes, chefs de départements et services), qui bafouent tous les droits et libertés des travailleurs. En voyant des personnes soutenir de tels actes, on ne devrait même pas les prêter oreille sinon les dire qu’ils sont complices de notre situation et essaient d’influencer le public sur des banalités. Ils devraient savoir qu’ils ne méritent pas d’être mêlés à la sérieuse volonté de l’état d’apporter des résolutions à la situation ferroviaire car ce défi fait appel à des personnes sérieuses.
    Camarades n’oublions pas que l’article « La nébuleuse Transrail-S.A ; Pourquoi le beau-frère de Thierry Martinetti, analphabète et profane, gère cette société? », publié sur internet le 23 janvier 2014, nous prévenait déjà sur les intentions de ce groupe.
    Par conséquent, tous les cheminots patriotes, soutiennent fermement le Président de la République Son Excellence Monsieur Macky SALL et Son Homologue Malien Excellence Ibrahima Boubacar KEITA, dans leur politique ferroviaire et disent non au Groupe Advens et leurs complices nationaux.

    Vive l’Etat – Vive les Chemins de fer – Vive les Patriotes

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