octobre 18, 2017

Trafic de chanvre indien et association de malfaiteurs : La bande à Ndiaga Kâ condamnée à 10 ans de travaux forcés

Trafic de chanvre indien et association de malfaiteurs : La bande à Ndiaga Kâ condamnée à 10 ans de travaux forcés

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Ndiaga Kâ, Saly Diabang, Marie Angèle Gnima Diatta et Serigne Diakhaté ont été reconnus coupables, par la Cour d’Assises de Dakar, d’association de malfaiteurs et de trafic de chanvre indien et condamnés chacun à 10 ans de travaux forcés et à de fortes amendes. Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 15 décembre 2009.
Formaient-t-ils une bande de malfaiteurs ? Avaient-ils agi indépendamment, chacun de son côté ? La réponse à ces deux questions reste énigmatique. Tellement il y a des contradictions et des variations dans les déclarations des mis en cause qu’il est difficile de bien cerner la vérité. Mais ce qui est constant, c’est que les éléments de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (l’Ocrtis) ont réussi à mettre la main sur le vieux Ndiaga Kâ, les dames Saly Diabang et Marie Angèle Gnima Diatta et Serigne Diakhaté, tous impliqués dans une opération de livraison de chanvre indien à un client anonyme. L’homme inconnu s’est révélé être un agent infiltré de l’Ocrtis.
Cette section de la police a reçu, au courant du mois de décembre 2009, une information faisant état d’un trafic de chanvre indien dans le village de Tivaouane Peulh. Selon leur informateur, c’est un individu répondant au nom de Ndiaga Kâ qui serait au centre de ce trafic et aurait comme principal revendeur le nommé Serigne Diakhaté qui habite le même quartier.
Pour vérifier cette information afin de procéder à l’arrestation des suspects, un dispositif de surveillance et de filature a été mis en place par les policiers. L’agent infiltré a ainsi réussi à passer une commande de 20  kg de chanvre indien d’une valeur de 600.000 FCfa auprès de Ndiaga Kâ par l’intermédiaire de Serigne Diakhaté, le supposé revendeur, selon le procès verbal d’enquête de la Police. Ne disposant pas de la quantité commandée, Ndiaga Kâ a pris contact avec Elisabeth Sambou, la fille de Saly Diabang, âgée de 15 ans à l’époque.
Après marchandage sur le prix, en présence de sa mère, explique le vieux Kâ, Elisabeth s’est rendue chez Marie Angèle Gnima Diatta pour se ravitailler. A cet instant, selon l’agent infiltré, sa mère vérifiait la crédibilité et la solvabilité du client avant d’aller rejoindre sa fille. L’enquêteur explique ensuite que quelques minutes plus tard, elles revenaient  avec une bassine contenant vingt blocs de chanvre indien d’un kilogramme chacun.
C’est ainsi que l’action a été mise en branle pour procéder à l’arrestation de Saly Diabang et de sa fille Elisabeth. Une perquisition effectuée chez la dame Marie Angèle Gnima Diatta a permis aux policiers de découvrir cinq sacs remplis de chanvre indien d’un poids de 129 kilogrammes.
Interrogée, la jeune fille Elisabeth Sambou a expliqué que c’est une certaine Jacqueline (introuvable) qui lui aurait demandé d’aller prendre le produit illicite chez Gnima Diatta. De son côté, Mme Diatta a reconnu être la propriétaire de la drogue saisie qu’elle dit avoir transporté depuis le village de Djiniack, qui, selon le parquet, est en terre gambienne et, pour la défense, en terre sénégalaise.
La dame Saly Diabang, qui venait de sortir de prison pour des faits similaires, a nié toute implication dans cette affaire.
Dans son réquisitoire, l’avocat général a demandé à la Cour d’Assises de Dakar de condamner Marie Angèle Gnima Diatta à 15 ans de travaux forcés pour détention, trafic international de drogue et contrebande. Il a requis la même peine pour Ndiaga Kâ, Saly Diabang et Serigne Diakhaté, mais pour les délits d’association de malfaiteurs et de détention et trafic intérieur de drogue. Quant à la mineure Elisabeth, elle a déjà purgé sa peine d’un an de prison ferme que lui avait infligé le tribunal des enfants.
Dans son verdict, la Cour d’Assises de Dakar a condamné toute la bande à 5 ans de travaux forcés pour association de malfaiteur, assortis d’une amende de 3 millions de FCfa. Pour ailleurs, ils ont aussi été reconnus coupables de contrebande de chanvre indien et condamnés  chacun à 10 ans de travaux forcés et une amende de 3 millions de Fcfa, une punition qui s’appliquera à eux avec la confusion des peines.

 

 

source soleil

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