Un DRONE de reconnaissance HYPERSONIQUE

Un DRONE de reconnaissance HYPERSONIQUE
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On a pu lire dans la presse que les USA testaient un nouveau drone de reconnaissance hypersonique : le SR-72. Les experts interrogés pensent toutefois que les spécialistes américains sont encore très loin de la conception d’un tel appareil. Le vol expérimental du drone X-43, construit dans le cadre du programme Hyper-X en 2001 et en 2004, a constitué le premier pas vers la maîtrise des technologies des vols hypersoniques aux USA. Mais ce système avait une sérieuse lacune : son usage unique. L’appareil, volant à très grande vitesse, était plutôt un laboratoire permettant d’enregistrer les paramètres du vol — vitesse, etc. — pour les futurs travaux dans ce domaine.  Les résultats peu rassurants des vols expérimentaux indiquaient qu’il fallait oublier les longues missions de reconnaissance hypersoniques  à l’étape actuelle du développement des alliages et des matériaux, même compte tenu de l’évolution rapide des moteurs d’avion hypersoniques.

Les discussions sur la manœuvrabilité des appareils hypersoniques de reconnaissance sont encore loin de la mise en pratique. Les seules données accessibles à l’heure actuelle sont les informations ouvertes et les résultats des recherches, ainsi que la connaissance élémentaire de la physique et des caractéristiques de certains moyens de défense antiaérienne/antimissile. Compte tenu de l’aspiration à créer un avion de reconnaissance atmosphérique hypersonique, il faut préciser qu’au regard de la vitesse élevée du vol, son contrôle sera simplifié jusqu’à être réduit à l’entrée de modifications minimales de trajectoire. Par ailleurs, sa manœuvrabilité sera réduite pratiquement à zéro. Mais avant de parler des éventuelles trajectoires de vol, il faudra d’abord régler la question des moteurs aériens hypersoniques. Le fait est que les chercheurs et les ingénieurs aéronautiques n’ont pas encore réussi à «dompter» un long vol hypersonique.

La conception d’un avion de reconnaissance hypersonique capable, à l’instar du Lockheed U-2, d’effectuer des vols sans escale jusqu’à l’ennemi puis de revenir est liée à un grand nombre de difficultés. En admettant que l’usage de ce matériel implique le retour de l’appareil à l’aérodrome, la principale question portera sur les régimes de vol de ce matériel. C’est là que réside la principale difficulté du contrôle d’un vol hypersonique dirigé (même à distance): il sera pratiquement incapable d’échapper à une attaque. Une fois de plus, les lois de la physique posent problème dans le développement de cette technologie: en cas de trajectoire balistique de vol, les systèmes de défense antiaérienne pourront facilement détruire la cible en calculant les informations sur sa vitesse et son altitude. Compte tenu de la difficulté de mener une opération de reconnaissance, il est peu probable qu’un héritier hypersonique des avions U-2 et SR-71 entre en service dans l’armée de l’air américaine dans un avenir prévisible.

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