août 23, 2017

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UNE DIZAINE DE CAS DE « MEURTRES-SUICIDES » DE PILOTES D’AVION AU COURS DE L’HISTOIRE RÉCENTE : Qu’en est-il du suivi PSYCHOLOGIQUE des pilotes d’avion ?

UNE DIZAINE DE CAS DE « MEURTRES-SUICIDES »  DE PILOTES D’AVION AU COURS DE L’HISTOIRE RÉCENTE  : Qu’en est-il du suivi PSYCHOLOGIQUE des pilotes d’avion ?
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Finalement, l’enquête sur le crash de l’A320 de la compagnie Germanwings, qui s’est écrasé en France, dans les Alpes de Haute-Provence, tuant les 149 personnes à son bord, s’oriente vers la thèse d’une action volontaire du copilote avec la « volonté de détruire l’avion ».

Le procureur de la République de Marseille a expliqué que le pilote s’était absenté, peut-être pour satisfaire un besoin naturel, et qu’à son retour, il n’avait pu réintégrer son poste dans le cockpit, sans doute parce que le copilote l’en avait volontairement empêché de le faire. Pendant son absence, ce dernier avait actionné délibérément la descente de l’avion.

Depuis les attentats du 11 septembre, les mesures de sécurité à bord des avions ont été renforcées. Les portes d’accès au cockpit sont blindées, et lorsque le pilote les verrouille de l’intérieur, personne ne peut y pénétrer, à l’exception du pilote et du copilote qui disposent d’un code pour déverrouiller la porte. Dans le cas d’espèce, il semble que la porte ait été délibérément bloquée. Dans les enregistrements de la boîte noire, on entend le pilote tenter désespérément de forcer son entrée dans le cockpit, en vain.

Au cours de l’histoire récente, on a recensé une dizaine « meurtres-suicides », c’est-à-dire de crashes délibérément provoqués par l’un des pilotes. Dans un article de novembre 1999, The Guardian avait énuméré quelques uns des cas les plus saillants :

  • Décembre 1997 : un Boeing 737 de la compagnie SilkAir, une filiale de Singapore Airlines, s’est écrasé d’une altitude de 10.800 mètres dans le lit d’une rivière de l’île de Sumatra, en Indonésie, tuant ses 104 passagers et membres d’équipage. Le pilote, Tsu Way Ming, âgé de 41 ans, avait été rétrogradé à la suite d’une séance d’entrainement, au cours de laquelle il avait commis des erreurs au moment de l’atterrissage. L’enquête avait également montré qu’il rencontrait des difficultés financières et qu’il avait souscrit une assurance vie pour une grosse somme. Mais il n’y a jamais eu d’explication officielle.

 

  • Août 1994 : un ATR-42 de la compagnie Royal Air Maroc s’est écrasé dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc, tuant les 44 personnes qui se trouvait à son bord. Le pilote, Younes Khayati, avait désactivé le pilote automatique à 4.600 mètres d’altitude, 10 minutes après le décollage de l’avion d’Agadir. On pense que c’est une dispute amoureuse avec sa collègue copilote qui l’a conduit à ce geste désespéré.

 

  • Février 1982 : Lors de son approche finale de l’aéroport de Tokyo Haneda, le pilote d’un McDonnell Douglas DC-8 de la compagnie Japan Airlines a enclenché les propulseurs de marche arrière de l’appareil alors que celui-ci ne se trouvait plus qu’à 300 mètres de l’extrémité de la piste d’atterrissage. Cette action a envoyé l’appareil dans la Baie de Tokyo, et causé la mort de 24 de ses passagers. Cependant, il a été prouvé que le capitaine avait souffert d’aberration mentale au moment de l’accident, et il n’a donc pas été jugé coupable d’homicide.

La question qui se pose implicitement, dans tous ces drames, c’est celle du suivi psychologique des pilotes des compagnies aériennes. Malgré les progrès technologiques réalisés dans l’aviation, et l’augmentation du nombre de vols et de passagers, la réglementation n’oblige toujours pas les pilotes à se soumettre à des tests psychologiques réguliers.

Les législateurs ont bien tenté d’inclure ce type d’examens dans les critères d’obtention et de renouvellement des licences de pilotage, mais leurs efforts ont été contrecarrés par les associations de pilotes. Il appartient donc à chaque pilote de s’assurer que sa santé lui permet d’assurer la tenue des commandes, et aux compagnies aériennes de décider d’inclure des tests psychologiques dans leurs procédures de recrutement, et dans les visites médicales du travail des pilotes.

 

Source : express.be

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