(Vidéo) Thiessois. Vous avez dit Rebelle!

Thies, le fief des « Bagnkat », ces gens qui savent dire: Niet!

(Vidéo) Thiessois. Vous avez dit Rebelle!

De Lat Dior Diop Ngoné Latyr Fall à nos jours, l’histoire de la cité du rail affiche le tableau d’une sempiternelle rébellion que les observateurs politiques ont du mal à rendre rationnelle.

Prenant le contrepied des sérères Nones de Diankhène, premiers occupants du terroir, le Damel du Cayor Lat Dior, anima les révoltes tièdos contre l’autorité coloniale. Quelques années après sa mort à Dékhelé sous les balles des spahis alliés à l’armée française, son neveu Diéry DIOR Ndella, défiait l’administration du cercle de Thiès en sabrant le commandant. Ce fut avec la complicité se son ami, Sarithia Dièye, qui était le bras armé du prince. Il fut cueilli quelques jours plus tard au quartier de Nguinthe chez son griot Macodou Mboup et livré au Gouverneur Général. Deux décennies après ce drame qui semble avoir scellé notre réputation des « cité rebelle », ce fut autour des cheminaux de monter à l’avant-garde du mouvement syndical ouvrier qui n’était qu’une bataille de transition vers l’indépendance nationale. De l’avis des historiens, la grève générale de 1947-1948 a été le moment déclencheur de la révolution tranquille qui a mis en scelle Léopold Sedar Senghor et son parti, le bloc démocratique sénégalais (BDS).

Dés les premières années de notre souveraineté nationale, le premier Maire après l’indépendance, Ousmane Ngom, rentrait en rébellion brutale contre Senghor son mentor et président de la République. Les effets collatéraux de cette bagarre ont vidé notre commune de beaucoup de ces cadres, radiés ou mutés pour des raisons partisanes.

L’effort de promotion urbaine ainsi brisé, sera redémarré avec Idrissa Seck en 2001. Trois années après le printemps thièssois qui s’en est suivi, ce fut à nouveau le retour à la période des farouches rébellions. Avec les fameux chantiers de Thiès, Mara connaitra à son tour la disgrâce présidentielle. A nouveau, Thiès sévira de monnaie d’échange pour asseoir un leadership malmené par les caprices d’un prince. Ainsi de 2004 à nos jours, la ville de Mame Cheikh Ibrahima Fall est devenue le bunker des politiciens révoltés ou disgraciés. Midi des alternances politiques qui se sont succédées au Sénégal, Thiès sert aussi de mirador aux forces rebelles qui complotent contre l’autorité politique.

Après avoir été le bunker et le mirador de Senghor contre le pouvoir colonial jusqu’en 1958, Thiès a continué à l’être pour Ousmane Ngom, Jean Colin, Alphonse Ndiaye, Idrissa SECK. Cet élan atavique de nos gouvernants locaux à s’insurger contre l’autorité de l’Etat, autorise à parier que les tentatives de l’actuel maire Talla Sylla à obturer cette brèche de la rébellion, ne seront qu’un feu de paille. Thiès serait ainsi fatalement réfractaire à toute autorité en exercice, au détriment de ses populations.

Si l’assaut final n’est pas donné lors des prochaines joutes législative, les populations thiessoises qui ont peur de leur avenir, devront alors songer à se libérer elles-mêmes du joug nuisible de leurs leaders auto proclamés.

Thierno Alassane Sall n’est il pas dans la posture de ces grands pères et ainés pour avoir bravé l’autorité de celui qui l’a nommé aux missions régaliennes qui étaient les siennes. En claquant avec fracas la porte du gouvernement, pour une signature, il ne fait que confirmer le triste mélodrame du sort de nos leaders qui rappelle le face à face légendaire de Saint George et du Dragon…

Un martyr qui se fixe dans l’horizon de l’infini, et que nul ni rien ne peut stopper. A quand des responsables appliqués à protéger le citoyen et à sécuriser nos quartiers. Thiès attend encore le retour des hirondelles qui ne reviendront peut être plus jamais.

N’est il pas temps, pour les thiessois, d’opérer une reconversion nette des mentalités afin d’être plus ouvert aux autres et aux nouvelles mutations qui fondent le caractère du monde et du Sénégal. L’avenir s’annonce sombre pour notre belle et historique cité. Avec l’implantation de l’aéroport, la traversée de Ila Touba, Thies s’ouvre vers une nouvelle ère du dialogue et de l’acceptation de l’autre.

Negoce

2 Comments

  1. MAGAYE

    IL FAUT LIRE « LES BOUTS DE BOIS DE DIEU »! OUSMANE SEMBENE, TU SAURA QUE THIES CE SONT LES CHEMINOTS! LA GREVE DES CHEMINOTS DE DAKAR AU NIGER… VOUS COMPRENEZ MIEUX L’HISTOIRE DE THIES.

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  2. Anonyme

    non!et non
    les Thiessois ne sont pas pres a etre dominés c’est des nobles ceux sont nos gouvernants qui doivent changer de mentalité

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