08 Mars 2019: Awa beignet en pleine action

« Il n’y a  pas de sot métier » dit-on, Awa beignet le sait et y croit. Depuis de longues années dans ce métier, pour subvenir aux besoins de sa famille,  elle est en train d’appliquer sans le savoir la devise de Musset : « le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ».

Femme, elle refuse de tendre la main et veut être autonome. En cette journée internationale du 8 mars dédiée aux femmes pour les pousser à prendre conscience de leur sort et revendiquer leurs droits, Awa beignet montre par son comportement qu’il faut commencer par savoir être digne et le rester, quelle que soit la modestie de ses moyens.

La femme sénégalaise est connue pour son engagement aux côtés de son mari, mais, dans bien des cas, c’est elle qui nourrit la famille, et pour diverses raisons : veuve, mari chômeur, déflaté, émigré sans donner de nouvelles, présent mais irresponsable ou pauvre, etc. 

L’exemple de Awa beignet montre tout simplement que la femme n’est pas toujours « la roue de secours », mais bien « le moteur » qui fait fonctionner la famille.

Au décryptage, l’image de cette femme  est tout un discours, car elle symbolise des valeurs de courage, de fierté et d’engagement qui devraient inspirer toutes les femmes !

Avec un tel comportement, Awa beignet, avec ses galettes et dans son coin, nous fait penser à Aline Sitoé Diatta, Yacine Boubou ou Diembeut Mbodj car aujourd’hui, le combat qui doit être mené n’est pas de l’indépendance du pays ou de libération, mais celui de la survie et de la dignité de la personne, qui impose le respect, et c’est bien le sien.

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