21 juin: la fête de la musique timidement célébrée à Thiès. Hommage à Beuz

La fête de la musique à Thiès, ce 21 juin 2018, ne semble pas répondre à l’appel de Monsieur Jack Lang, ancien Ministre de la culture français sous François Mitterrand, initiateur de la fête de la musique et qui nous disais dans le fond « Faites de la musique » !

C’est qui s’est passé pendant longtemps à Thiès car l’occasion était donnée aux références comme Sekka, le groupe Wa Flash, Ibrahima Mbaye et le super Dialia, Ndèye Seck Signature, Diali entre autres, de communier gratuitement avec leur public et aux jeunes de se faire découvrir.

Dans les années 90, un beau partenariat entre l’AMS (association des métiers e la musique) et « Nescafé frappé » permettait la réalisation de riches podiums dont nous sommes aujourd’hui nostalgiques.

Qu’est-ce qui est prévu à Thiès aujourd’hui pour marquer l’évènement ?

S’il n’y a rien, à qui la faute ? Le Centre culturel ? La Mairie ? Les associations comme l’AMS ou les artistes eux-mêmes ?

Ce vide nous fait véritablement regretter Beuz du groupe Wa Flash qui avait l’habitude de convier les artistes au palais des Arts dans un plateau ouvert à tous: Une tradition qui sera certes reconduite par la nouvelle équipe qui gère le palais des arts mais où on note chaque année, l’absence totale des autorités locales.

La fête de la musique, c’est bon de le préciser, n’a pas seulement pour objectif de faire jouer et danser les gens , elle est aussi un moment de rencontre, d’échanges, de partage d’expériences et de retrouvailles pour des gens qui n’ont pas souvent le temps d’être ensemble et de jouer pour le plaisir !

C’est l’occasion de lancer, à travers les chansons et les discours, des messages importants à l’intention d’une population qu’il n’est pas non plus facile de rassembler.

Il serait donc temps que le Ministère de la culture décentralise, véritablement, et les actions et les moyens pour que les autorités locales, les acteurs culturels et le peuple, retrouvent ensemble les sensations d’antan.

Il ne s’agit pas pour nous d’accuser, de critiquer ou d’incriminer qui que ce soit, mais de regretter la léthargie de la vie cultuelle à Thiès qui ne manque pourtant pas de talents.

Pour ce jour, le « vin est tiré, il faut le boire », nous le ferons, mais en criant haut et fort que Thiès ne mérite pas de rester morne au moment où à Dakar tout semble être fait pour l’évènement !

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