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Accords et rébellions en Casamance : une paix toujours incertaine


Rédigé le Jeudi 27 Février 2025 à 14:07 | Lu 45 fois Rédigé par KHADIATA BA



 
La région de la Casamance, au Sénégal, est de nouveau sous les feux de l’actualité. Récemment, un nouvel accord de paix a été signé par le Premier ministre avec César Atoute Badiate, un des leaders du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC). Cependant, selon nos confrères de Sud Quotidien, les tensions persistent avec d’autres factions, notamment celle dirigée par Salif Sadio. Le conflit interne entre César Atoute Badiate et Salif Sadio est loin d’être résolu, les deux hommes étant en lutte pour le contrôle de la faction armée.
Le général Souleymane Kandé, figure militaire engagée contre la rébellion, a quant à lui été muté en Inde, une décision qui suscite des interrogations quant à son impact sur la stabilité dans la région. Depuis 1991, l’État sénégalais a signé plusieurs accords de paix avec le MFDC, mais beaucoup restent lettre morte. Un exemple marquant est celui de 1991 où des députés du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) ont réussi une percée en rencontrant des chefs rebelles pour initier une mise de dépôt des armes. Cependant, cela a généré des tensions politiques internes, notamment avec Me Abdoulaye Wade, alors ministre d’État.

L’histoire rappelle qu’en 1988, une loi d’amnistie avait permis la libération de figures emblématiques du MFDC, dont l’abbé Augustin Diamacoune Senghor. Cependant, la défiance reste de mise, les accords étant souvent suivis par la reprise des hostilités comme le souligne encore le journal Sud Quotidien. La zone est devenue un terrain propice aux trafics variés, alimentant une économie parallèle. En 1991, une offensive menée par le général Abdoulaye Dieng aurait affaibli le MFDC, mais les négociations de paix ont été préférées à une solution militaire définitive.
Malgré les efforts, la gouvernance de l’ancien président Abdoulaye Wade n’a pas su transformer ces accords en paix durable. Sous Macky Sall, des avancées ont été notées avec l’éviction de Yaya Jammeh en Gambie et la construction du pont de Farafégny, initiatives qui ont renforcé le sentiment d’unité nationale. Toutefois, la Casamance reste un enjeu géostratégique, surtout avec les récentes découvertes de ressources naturelles au Sénégal. L’article de Sud Quotidien met en lumière cette complexité qui persiste dans les relations entre l’État et la rébellion en Casamance



KHADIATA BA
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