Le diagnostic a été initié par l’État du Sénégal avec l’appui de l’ambassade de France, comme le rapportent nos confrères de Sud Quotidien. Il visait à cerner les particularités de la Fonction publique locale et leurs impacts sur la formation des agents. Parallèlement, les résultats ont révélé un faible taux d’administration, oscillant entre 0,39 et 2,15 agents pour 1 000 habitants au Sénégal, en contraste avec le taux de 14% observé dans les pays développés.
L’étude a également mis en exergue une répartition inégale des effectifs, avec la région de Dakar abritant la majorité des agents des Collectivités territoriales, tandis que la région de Kédougou en enregistre le moins. En termes de structuration, seulement 6% des agents sont des fonctionnaires, la majorité étant constituée de non-fonctionnaires, contractuels ou autres types d’agents.
Concernant la masse salariale, le rapport note que les communes, qui concentrent 72% des agents, dédient 22% de leur budget de fonctionnement aux salaires, tandis que ce ratio grimpe à 44% pour les Conseils départementaux. Au niveau des villes, il est d’environ 29%, portant le ratio moyen à environ 25% du budget de fonctionnement. Le salaire mensuel moyen pour ces agents est de 164 861 FCFA.
Enfin, le diagnostic a révélé un besoin urgent d’actualisation du statut de la Fonction publique locale et d’amélioration des conditions de gestion des ressources humaines. Des recommandations ont été émises pour renforcer la professionnalisation et garantir un accès équitable aux services du CNFPLF pour les Collectivités territoriales. L’initiative a été saluée par le ministre Balla Moussa Fofana, qui a souligné son importance pour lancer les grandes réformes dans le cadre de l’Acte 4 de la Décentralisation.