En analysant l’amendement de la loi interprétative, le Pr Ndiogou Sarr, enseignant-chercheur en Droit public à l’UCAD, constate que la loi d’amnistie initiale ne distinguait pas les crimes de sang et les atteintes aux libertés fondamentales, regroupant tous les faits sous un même cadre. Selon lui, cette approche avait une visée politique et justifie la nécessité d’une loi interprétative pour préciser son champ d’application.
Il insiste sur le fait que l’amnistie ne peut couvrir des crimes graves portant atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité humaine. Toute personne impliquée dans de tels actes, qu’elle ait exécuté un ordre ou agi de son propre chef, doit être tenue responsable devant la justice.
Il insiste sur le fait que l’amnistie ne peut couvrir des crimes graves portant atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité humaine. Toute personne impliquée dans de tels actes, qu’elle ait exécuté un ordre ou agi de son propre chef, doit être tenue responsable devant la justice.
Le Pr Ndiogou Sarr rappelle dans L’Obs que la hiérarchie et la subordination n’exonèrent pas les individus de leur responsabilité. Ainsi, un ordre manifestement illégal ne saurait justifier un acte attentatoire aux droits humains. Que l’auteur soit un haut gradé de l’armée, un membre des forces de sécurité ou un civil, il doit répondre de ses actes devant la justice, car aucune loi d’amnistie ne peut effacer un crime de sang.