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AFRIQUE : Robert Mugabe est le nouveau PRESIDENT de l’Union Africaine

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La désignation à la tête de l’UA de M. Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance de son pays, en 1980, est un mauvais signal envoyé par l’organisation sur les valeurs de démocratie et de gouvernance qu’elle prétend défendre. Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, le plus ancien chef d’Etat africain en exercice, a été désigné vendredi 30 janvier nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA). Robert Mugabe, autocrate de près de 91 ans, au pouvoir depuis l’indépendance de son pays, en 1980, a échangé une poignée de main avec son prédécesseur, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz sous les applaudissements de leurs pairs. M. Mugabe prend la présidence tournante de l’UA pour un an.

Un mauvais signal envoyé par l’UA

Les chefs d’Etat réunis lors du sommet de l’organisation panafricaine, qui se tient vendredi et samedi dans la capitale éthiopienne,à Addis-Abeba, ont par ailleurs appelé à la création d’une force militaire régionale de7500hommes pour contrer Boko Haram, dont l’avancée au Nigeria et les incursions au Cameroun inquiètent les pays voisins. Autre sujet brûlant, Ban Ki-moon a appelé les dirigeants africains à «ne pas s’accrocher au pouvoir» et à «quitter leurs fonctions à l’issue de leur mandat». «Les changements de Constitution non démocratiques et les vides juridiques ne devraient pas être utilisés pour s’accrocher au pouvoir», a-t-il expliqué, trois mois après la chute du président burkinabé Blaise Compaoré, chassé par la rue après vingt-sept ans au pouvoir parce qu’il tentait de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat.

«Les dirigeants modernes ne peuvent se permettre d’ignorer les vœux et aspirations de ceux qu’ils représentent», a poursuivi M.Ban. En ce sens, la désignation à la tête de l’UA de l’autocrate Robert Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe, en 1980, est un mauvais signal envoyé par l’organisation sur les valeurs de démocratie et de gouvernance qu’elle prétend défendre, selon des observateurs. M.Mugabe est accusé par ses adversaires de s’être maintenu à la tête de l’Etat par l’intimidation et la violence contre ses opposants et des scrutins frauduleux.

 

Source : Le Monde.fr

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