ARABIE SAOUDITE : 32 personnes jugées pour ESPIONNAGE au profit de l’IRAN

La justice en Arabie a commencé à juger 30 Saoudiens originaires de la région chiite de l’Est du pays, ainsi qu’un Iranien et un Afghan, pour “espionnage” au profit de l’Iran. Le procès se tient devant la Cour criminelle spéciale de Riyad.

Ces personnes sont accusées de trahison et de collaboration avec les services d’espionnage de l’Iran. Elles sont également accusées d’avoir divulgué des secrets de défense, planifié des actes de sabotage, tenté de recruter des agents au sein de l’administration et d’avoir encouragé des “violences” à Qatif, ville de l’est de l’Arabie saoudite où se concentre la minorité chiite.

Selon l’acte d’accusation, certains des prévenus auraient rencontré le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Ce procès s’est ouvert sur fond de tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran début janvier après des attaques contre des représentations saoudiennes en Iran par des manifestants en colère après l’exécution du dissident chiite saoudien, Nimr al-Nimr, qui avait été condamné à mort pour “terrorisme“.

Nimr al-Nimr, avait été le principal moteur des protestations de 2011 de la communauté chiite qui affirme être discriminée dans un royaume à majorité sunnite. Le cheikh Nimr avait été condamné à mort en octobre 2014 pour “sédition”, “désobéissance au souverain” et “port d’armes” par un tribunal de Riyad spécialisé dans les affaires de terrorisme. Son arrestation en juillet 2012 s’était déroulée de manière mouvementée et deux de ses partisans avaient été tués au cours des manifestations qu’elle avait provoquées.

 

 

 

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