ARTS GRAPHIQUES : L’Etat porte à 500 millions la SUBVENTION allouée à la Biennale Dak’art de l’art contemporain africain

Ce mois de mai 2016 est consacré à la 12ème édition de la Biennale de l’art contemporain africain de Dakar (Dak’art). A l’ouverture de ce grand rendez-vous culturel, le président du Sénégal a annoncé que la subvention publique passera de 300 millions à 500 millions F.Cfa. « J’ai demandé au ministre de la Culture de porter à 500 millions de francs la subvention de l’Etat », a déclaré Macky Sall dans ce sens. Les 200 millions supplémentaires constituent une bouffée d’oxygène pour le secrétariat général de la Biennale, qui, depuis plusieurs années, peine à boucler le budget de l’évènement organisé par l’Etat sénégalais. Le président Macky Sall a invité à « une méditation constructive sur l’avenir de ce grand évènement ».

La réflexion est désormais engagée sur la possibilité de privatiser la Biennale Dak’art ; ce qui permettrait de l’ouvrir à des financements extérieurs. Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a dit que les décisions prises seront connues bientôt. Depuis 1992, la Biennale Dak’art, qui se tient tous les 2 ans, est l’une des plus grandes manifestations des arts visuels en Afrique. L’édition 2016 réunit 67 artistes et professionnels de l’art sous le thème« Réenchantement ». Le communiqué de l’évènement explique que les artistes, et au-delà, tous les Africains, sont invités à inventer de nouvelles pistes pour réenchanter l’Afrique et le monde entier.

Interrogé par l’Agence France Presse, le collectionneur belge Charles Adriaenssen affirme que la production artistique africaine est une voie alternative alors que le public se lasse de l’art, devenu « une espèce d’objet de consommation ». « Les gens ont connu les peintres anglais, ils ont connu les grands allemands, ils ont connu l’art américain, et maintenant peu à peu ils cherchent des nouvelles sensations », explique le collectionneur. Il livre alors sa perception de ce qui se fait aujourd’hui en Afrique : « l’art africain est terriblement vivant, il est encore très proche de ses racines, de son folklore, de ses déchirements. Donc les gens ont raison de venir parce qu’il y a un art qui est fort et original ».

thiesinfo.com avec Agence Ecofin

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