BOEING 737 MAX 8 : Les derniers MOTS des pilotes RÉVÉLÉS par les boîtes noires

Alors que les avions du géant américain Boeing sont cloués au sol à la suite du crash survenu en Ethiopie, de nouveaux détails sur la catastrophe d’un autre Boeing MAX, en octobre dernier, sont apparus. Bien que la cause de cet accident n’ait pas encore été officiellement déterminée, il semblerait qu’il présente «des similitudes évidentes » avec la récente tragédie. Le commandant de bord et le copilote du Boeing MAX 8 de Lion Air, lequel s’est écrasé avec 189 personnes à bord en octobre 2018, ont mis beaucoup trop de temps à chercher frénétiquement dans le manuel la raison pour laquelle leur appareil était en chute libre et ont été induits en erreur par les informations du système, rapporte Reuters en citant des sources qui ont entendu les enregistrements vocaux de la boîte noire.

Selon un rapport de novembre, le copilote aurait informé un aiguilleur du ciel d’un «problème de contrôle de vol» deux (2) minutes seulement après le décollage. Bien que le pilote n’ait pas cité exactement le problème, l’une des sources de Reuters a déclaré que la vitesse de l’appareil était mentionnée dans l’enregistrement vocal, tandis qu’une autre a expliqué qu’un indicateur ne signalait pas de problème sur l’écran du copilote, alors que le commandant de bord avait reçu une telle notification. Ce dernier aurait alors demandé à son collègue de consulter un manuel pour y trouver la liste des événements anormaux. Alors que le système informatique de l’avion avertissait l’équipage d’un flux d’air trop faible au-dessus des ailes et a donc tenté de faire plonger l’appareil automatiquement à l’aide d’un compensateur, le commandant de bord a quant à lui tenté de faire monter l’aéronef.

«Ils semblaient ne pas savoir que le compensateur descendait. Ils ne pensaient qu’à la vitesse et à l’altitude. C’était la seule chose dont ils parlaient», a déclaré l’une des sources. À un moment donné, le commandant de bord a demandé à son copilote de le remplacer pendant qu’il cherchait la solution figurant dans le manuel, ce que son collègue n’avait pas réussi à faire, selon les sources. Aussi bien Lion Air que Boeing ont refusé de commenter ce rapport, arguant que l’enquête était en cours.

Cependant, le fabricant américain a noté qu’il existait une procédure documentée pour une telle situation. Le rapport de novembre indique qu’un équipage différent a eu le même problème un jour seulement avant l’accident mortel. Selon le rapport préliminaire de novembre, ils auraient réussi à le résoudre mais n’auraient pas transmis toutes les informations à l’équipe suivante. Un capitaine de la compagnie Batik Air, filiale de Lion Air, se serait rendu dans le cockpit et aurait résolu un problème similaire.

La boîte noire n’ayant été retrouvée qu’en janvier, ses éclaircissements n’avaient pas été inclus dans le rapport préliminaire. Le Comité national indonésien pour la sécurité dans les transports (KNKT) a annoncé que les récents résultats de l’enquête en cours pourraient être publiés en juillet ou en août. L’enquête sur l’accident d’octobre, qui a pour but de déterminer comment les systèmes de l’avion ont fait défaut, a été accélérée par le crash en Ethiopie.




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