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ENVIRONNEMENT : Serigne Aramine Mbacké rassure, les populations manifestent leurs inquiétudes

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La cimenterie Dangoté a organisé, hier, une audience foraine avec les populations de Pout et environs dans le village de Galane où a été implantée l’usine. Pendant 4 tours d’horloge, avec 37 orateurs, les préoccupations sur l’emploi des jeunes et la gestion de l’environnement ont été au cœur des débats.

Les populations de Pout et des villages environnants ont encore abordé, hier, lors d’une audience foraine de 4 tours d’horloge, la question du recrutement dans la cimenterie Dangoté. Les maires des communes concernées, notamment celle de Pout avec Moustapha Sarr, Montrolland avec Yves Lamine Cisse et Keur Mousseu avec Momar Ciss, ont tous évoqué le problème de l’emploi des jeunes et la Rse pour la création d’école, de pistes rurales, la gestion de l’environnement, les eaux usées et les gaz.

Le Directeur général de Dangoté Industries a été formel dans ses propos. «Toutes les promesses tenues seront respectés puisqu’elles sont des engagements consignés dans le cahier de charge», a-t-il dit d’emblée pour rassurer les populations. «On n’a commencé les tests. Et d’ici 2 à 3 semaines au maximum, on va commencer les opérations. Nous sommes obligés, puisque nous avons investi 300 milliards de FCfa. Nous devons protéger notre investissement. Les normes seront respectées. Des gens contrôlent notre travail. Pour le moment, les employés recrutés dans l’usine habitent tous à Pout. C’est faux de dire que c’est un personnel étranger qui travaille dans l’usine. Il faut dire que tout le monde ne peut pas y travailler. Il y a des gens qualifiés et d’autres non qualifiés. Ces derniers peuvent encore attendre jusqu’à l’ouverture de l’usine», a-t-il souligné.

ARAMINE MBACKE : «Cette industrie est pour le Sénégal»

Et Serigne Aramine de poursuivre : «Quand nous démarrerons nos activités, ils seront tous embauchés. Actuellement, nous n’avons conditionné que la centrale. Nous formerons les populations pour leur permettre d’avoir la possibilité de travailler à l’usine. Nous avons beaucoup de projets pour les populations. Nous allons démarrer avec 1,5 million de tonnes pour finir avec 3 millions de tonnes. Cette industrie est pour le Sénégal. Il y a des lobbies qui sont là pour leurs propres intérêts. Je suis Sénégalais et je suis Africain, et je supporte tous les investisseurs africains qui viennent au Sénégal.»

Le Dg de Dangoté avoue être au service des populations, puisqu’il fait beaucoup dans le social. «Je suis à l’écoute des populations. Je fais tout mon possible pour être très accessible. J’ai toujours satisfait les besoins des étudiants. Nous nous substituons souvent au gouvernement parce que nous avons réalisé plus de 17 kilomètres de routes. Nous avons 30 mégawatts d’électricité. Nous avons utilisé les 17 mégawatts. Et le reste a été mis à la disposition de la Senelec au profit des populations. Nous sommes en train de réaliser 90 autres mégawatts qui pourront alimenter Thiès et Dakar.»

BABACAR MBAYE DIOP : «Même si nous sommes partenaires de Dangoté, nous sommes inquiets»

Toutefois, Babacar Mbaye Diop, président du Comité ad hoc de Pout, s’est inscrit en faux contre les allégations du Dg de Dangoté Industries, puisqu’il a martelé qu’aucun fils de Pout ne travaille dans l’usine. Aussi signale-t-il que la lutte va se poursuivre pour le respect du cahier de charges de l’usine en matière de politique d’emploi, de la Rse et de la gestion de l’environnement. «Il y a des inquiétudes par rapport à l’étude de l’impact environnemental et social. Et après avoir analysé tous les documents, nous avons constaté des manquements. Il faut un suivi et une évaluation d’étape sur le démarrage et la production de Dangote. La centrale électrique qui utilise du charbon risque de polluer l’environnement. Il y a des installations de forages dans l’usine et on s’inquiète que la nappe n’en souffre. Cela peut porter préjudice aux cultivateurs, puisque nous sommes dans une zone de maraîchage et de fruits. S’il n’y a pas suivi, Pout peut basculer dans la pauvreté.

Même si nous sommes partenaires de Dangote, nous sommes inquiets. La main-d’œuvre locale n’est pas utilisée. Les cars sortent de l’usine, traversent Pout et convoient ailleurs. Il n’y a pas de populations locales qui travaillent dans l’usine. On ne peut pas juger les travailleurs de Pout s’en les tester. On a toutes les compétences. Les populations de Pout ont déposé des dossiers. Ils n’ont pas été recrutés. Ce sont des parents venus d’ailleurs qui y travaillent et souvent, ils viennent passer la journée dans nos familles. Ils nous disent qu’ils ont peur que nous leur jetions des pierres. Nous ne le ferons pas. Sur le référendum, il y a des réserves. L’usine va bientôt démarrer et si les recommandations ne sont pas respectées, nous n’allons pas jeter des pierres, mais nous irons devant la justice», prévient-il. Le village de Galane sera recasé sur un nouveau site déjà en chantier.

 

Source : L’Obs

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