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Francophonie : les tractations pour trouver un chef dans l’impasse

Les tractations entre les dirigeants réunis en sommet à Dakar pour désigner un successeur au Sénégalais Abdou Diouf à la tête de la Francophonie étaient dans l’impasse dimanche matin, laissant entrevoir l’hypothèse inédite d’un vote, selon une source au sein de la délégation française. “Nous nous orientons vers un vote à bulletin secret” pour désigner le prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a déclaré cette source sous le couvert de l’anonymat. Lors des désignations passées, les discussions avaient permis de parvenir à un consensus, sans vote formel.

Les représentants des pays membres doivent se réunir à huis clos en fin de matinée pour désigner le successeur de l’ex-président sénégalais Diouf, après plus d’une décennie à la tête de la Francophonie. Mais sa succession est un vrai casse-tête. Quatre Africains et une Canadienne d’origine haïtienne, l’ex-gouverneure générale du Canada Michaelle Jean, sont en lice. Les Africains sont l’ex-président burundais Pierre Buyoya, l’écrivain et diplomate congolais Henri Lopes, l’ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l’Estrac et l’ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu.

En marge du sommet samedi, les dirigeants ont tenté d’oeuvrer à un consensus au sein des pays africains pour aboutir à une candidature unique. “L’objectif, c’est que les choses soient un peu plus claires et qu’il n’y ait pas quatre candidats africains”, a indiqué une source diplomatique française. “Il pourrait y avoir des désistements dans la matinée” avant la réunion à huis clos des 55 États membres de plein droit (la Thaïlande et la Centrafrique, sont suspendus par l’OIF pour cause de coup d’État), a déclaré cette source dimanche.
Une chasse gardée africaine

Des “discussions intenses entre les chefs d’État au dîner à la présidence sénégalaise” samedi soir se sont prolongées tard dans la nuit, a-t-on précisé de même source.

La chute fin octobre du président burkinabè Blaise Compaoré, que Paris et Abdou Diouf souhaitaient voir hériter du poste, selon les révélations du secrétaire général sortant, a bouleversé la donne. Ce contre-exemple pourrait en particulier obérer les chances de deux des candidats africains : Pierre Buyoya, au passé de putschiste, et Henri Lopes, ambassadeur du Congo à Paris. Des élections sont prévues dans ce pays l’an prochain et le clan du président Denis Sassou Nguesso est accusé par l’opposition de vouloir lui permettre de garder le pouvoir en modifiant la Constitution.

Une règle non écrite veut que le secrétaire général soit issu d’un pays du Sud — certains plaident même pour une chasse gardée africaine — et que l’administrateur(actuellement le Québécois Clément Duhaime) vienne du Nord. Le poste, créé en 1997, a vu se succéder deux Africains: l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’ONU, et Abdou Diouf.

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