mardi , septembre 25 2018
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Gestion de la pouponnière « Vivre Ensemble de Mbour » : La tutelle exige une reddition des comptes.

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Le  ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfant et de l’Entreprenariat féminin, en débarquant ce jeudi à Mbour , était venue certes répondre à une obligation institutionnelle d’une structure relevant de son  département, une enveloppe de 2 millions de francs et un don de 990 boites de lait à  149 bébés  et enfants  en situation de détresse « sevrés » brutalement  de la subvention de la maison-mère française  qui ne veut plus les cajoler par « peur » d’Ebola. Mais, Mariama Sarr a aussi  tenu un langage de vérité aux responsables de la pouponnière de Mbour,  constamment aidée, mais très enclin à crier au secours. Le Ministre de la Famille a invité ses hôtes  à opérer des ruptures  dans la gestion de leur structure qui est d’utilité publique, notamment par une reddition des comptes.

 

« Ce qu’on doit dire c’est qu’on a un sentiment de désolation par rapport à cette situation qui perdure à Mbour. IL  y a beaucoup d’autres  pouponnières  au Sénégal, notamment celle de Tamba que nous avons visitée, à laquelle nous apportons des soutiens. Mais, la situation à Mbour est particulière, ce qui nécessite une profonde réflexion pour que des  choses pareilles  ne se répètent plus.  Ce n’est pas de l’honneur  qu’une pouponnière qui abrite des bébés, de petits enfants, soit  toujours confrontée à des difficultés, c’est très grave. Il faut revoir le mode de fonctionnement, il faut qu’on ausculte  cette situation en profondeur pour  essayer de trouver les  failles et d’apporter  des solutions. On ne peut pas continuer  à intervenir de façon  spontanée  chaque année ;  chaque année il  y a au moins une sortie  dans la presse alertant de la situation de la pouponnière de Mbour , c’est à chaque fois  la pouponnière de Mbour, qu’est c e qu’il y a, qu’est ce qui se passe à Mbour  et qui ne se passe pas  dans les autres pouponnières ,  c’est ça qu’il faudrait  voir. Kaolack a une pouponnière qu’on a visitée, qui a certes des difficultés mais qui parvient à survivre. Je crois qu’il faut planifier, essayer de budgétiser tous les besoins. Que  cela soit  un  montants fixe,  des montants mensuels  fixes que l’on  multiplie par douze pour trouver  le montant annuel dont vous aurez besoin pour  fonctionner  sans rupture, parce qu’ il  s’agit de prendre en charge des vies  humaines.  C’est très important, c’est sérieux même à la limite, il ne faudrait pas qu’on joue avec la vie. Je vois que vous concentrez  beaucoup d’efforts, mais il  faudrait beaucoup plus d’organisation dans cette pouponnière »a dit Mariama Sarr, d’entrée de jeu devant les responsables de la pouponnière « Vivre Ensemble » qui ont alerté la tutelle sur une crise « imminente ».

« Ce n’est pas le lieu indiqué pour revenir  sur les détails, nous vous  convions  à une rencontre au ministère pour qu’on puisse examiner tous les dossiers en profondeur, essayer de voir comment  faire pour avoir une bonne gestion qui vous permettra de tenir l’année sans difficulté » a jouté le ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfant et de l’Entrepreneuriat féminin.

Mariama Sarr, constatant le niveau élevé des dépenses de la pouponnière qui s’élèvent  en moyenne à 25 millions par mois, a suggéré à ses responsables de privilégier  la piste du partenariat. A ce niveau, il faut indiquer  que la maison-mère  l’Ong « Vivre Ensemble –Madesahel »établie en France  fournissait à l’antenne  de Mbour  une enveloppe  mensuelle de 17 millions de Francs  Cfa constituant la contribution de l’Etat français pour la prise en charge des jeunes français envoyés au Sénégal par le ministère de la  Justice de leur pays dans le cadre d’un programme appelé « séjour de rupture ». Justement, c’est ce « séjour de rupture »  qui connait une rupture, car depuis un bon moment, l’Hexagone, prétextant  la menace du virus Ebola  préfère  envoyer  ces jeunes au Maroc  où un centre pareil existe. Et voilà  à en croire Cheikh Diop, un des responsables de l’Ong,  comment la  pouponnière de Mbour est entrée dans un cycle de difficultés financières sans précédent.

Seulement, le ministre de  la Femme, de la Famille, de l’Enfance et de la l’Entreprenariat Féminin  est d’avis que les responsables de la pouponnière doivent  faire de l’exigence de reddition des comptes un sacerdoce. « Quand vous avez des problèmes, vous saisissez les autorités, les autorités en retour vous demandent  la reddition des comptes. Il faudra prévoir tout cela, en  cherchant un bon gestionnaire, un bon comptable  pour que tout ce que  vous recevez comme don soit géré de façon rationnelle et tout ce que vous recevez aussi comme don en argent soit géré de la manière la plus normale a martelé Mariama Sarr. Vous allez nous faire l’inventaire de tous vos partenaires et tout ce  qu’ils vous on apporté pour qu’on puisse continuer à vous accompagner » a lancé le ministre aux responsables de l’Ong , après avoir insisté sur la fréquence des donations  à cette structure de bienfaisance sociale et la diversité des donateurs : l’Equipe nationale de football du Sénégal, l’Association des Femmes Africaines, l’Association des Loteries nationales  francophones d’Afrique de l’Ouest, l’Amicale des Pharmaciens du Sénégal, différentes  sociétés nationales pour ne citer que ceux-là.

 

 

source mbourinfo

One comment

  1. il faut espérer que la visite de Mme la Ministre de la santé portera ses fruits , la pouponnière est vitale pour tout ces enfants…………c’est pourquoi la gestion des fonds devrait être exemplaire ne serait-ce que par respect pour tous les généreux donateurs et pour ces enfants qui ont déjà si peu dans la vie

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