Indice de Perception de la Corruption 2016 : le Sénégal gagne 1 point mais reste toujours dans la zone rouge

Le Sénégal est en train de faire des avancées dans la lutte contre la corruption. Selon l’indice de perception de la corruption, il a fait un bond en avant d’un point. Toutefois des efforts restent à faire pour sortir de la zone rouge.

Le Forum Civil qui a publié les résultats de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2016, ce mercredi 25 janvier 2017, en a profité pour présenter la méthodologie utilisée dans la pratique de l’IPC. Depuis 2012, il y a une progression lente du Sénégal dans la lutte contre la corruption, mais reste toujours dans la zone rouge. « Ce qu’il faut retenir, le Sénégal est toujours dans la zone rouge, quand on sait qu’au dessus de la moyenne qui est de 50, nous sommes encore à 5 point au dessus de la moyenne. C’est pourquoi nous insistons pour dire que le rang est moins important que le score. Si vous voyez le classement des pays africains, le Sénégal est à la 7ème place, 2ème pays au niveau de la Cedeao, et 1er au niveau de l’Uemoa », déclare Mame Latyr Fall, membre du conseil d’administration du Forum Civil.
Selon lui, «il faut dire que c’est possible d’être un pays africain et d’avoir la moyenne. Le Sénégal a gagné 1 point par rapport à l’année dernière et a 45 points sur 100. Cela veut dire qu’il est toujours dans la zone rouge. Il faut se mobiliser pour aller de l’avant ». Abondant dans le même sens, Ndongo Mané Kébé, chargé de programme au Forum Civil, a indiqué que : « La corruption étant un phénomène complexe et souvent caché, l’IPC est un outil parmi d’autres qui veut aider à l’appréhender. Et pour cela, Transparency International dispose d’autres instruments qui permettent de mieux connaitre la corruption dans le monde ». Selon lui, « Ces stratégies dans leur mise en œuvre, permettent de développer la recherche scientifique et de produire de nouvelles connaissances sur la gouvernance financière ». Dans sa déclaration, il est revenu sur l’approche méthodologique. « Le calcul de l’IPC est sous-tendu par une démarche scientifique qui fait appel à des données collectées sur une période de seulement un an. Pour ce faire, la méthodologie est bâtie sur une sélection des sources de données, dans le souci de faire preuve d’une véritable rigueur scientifique et dans l’obligation de se fier à la validité des données utilisées, celles-ci proviennent d’institutions professionnelles qui indiquent clairement leurs méthodes de collecte des données ».

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