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La marine iranienne RENFORCE sa présence dans le détroit d’Ormuz

Ayant menacé de fermer le détroit stratégique d’Ormuz face aux sanctions américaines, l’Iran met clairement en évidence ses capacités navales. La marine iranienne a envoyé dans le détroit une centaine de navires dans une démonstration de force qui n’est pas passée inaperçue auprès de l’armée américaine. Le Corps des gardiens de la révolution iranienne semble se préparer à une démonstration de force majeure dans le détroit d’Ormuz, le seul exutoire du golfe Persique vers la haute mer, en démontrant sa capacité à fermer cette voie navigable stratégiquement importante.

Le commandement central américain (CENTCOM) a tweeté mercredi que les forces américaines surveillaient de près la situation en cours. «Nous sommes au courant de l’intensification des opérations navales de l’Iran dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman… Nous suivons de près et continuerons à travailler avec nos partenaires pour assurer la liberté de navigation et la libre circulation du commerce dans les voies navigables internationales… Nous continuons également à plaider pour que toutes les forces maritimes se conforment aux coutumes, normes et lois maritimes internationales», peut-on lire dans les trois tweets qui ont été attribués au porte-parole du CENTCOM Bill Urban.

Le détroit d’Ormuz est une route commerciale vitale: 20% du pétrole brut mondial passent par la voie navigable, qui ne mesure que 29 milles marins en largeur à son point le plus étroit. Bien que l’Iran borde le détroit, il partage son contrôle avec les Émirats arabes unis et Oman, et c’est l’Iran qui organise annuellement des exercices militaires dans le détroit. Pour le moment, l’armée iranienne a réuni plus d’une centaine de bateaux, dont beaucoup sont des navires rapides, près du détroit, a fait savoir CNN. Les exercices pourraient également impliquer des forces aériennes et terrestres, ainsi que des batteries de systèmes de défense aérienne sur la côte.Bien que les autorités américaines aient indiqué qu’elles ne voyaient aucun signe d’intention hostile de la part des Iraniens, elles restent en état d’alerte en raison de la rhétorique hostile des Gardiens de la révolution et de la date inhabituellement précoce des manœuvres, qui ont généralement lieu en janvier ou février. Tout cela s’ajoute à la surenchère verbale entre Donald Trump et les autorités iraniennes. Le Président Hassan Rohani avait ainsi mis en garde les États-Unis contre la détérioration des relations avec Téhéran le 22 juillet, précisant que Washington «devrait savoir qu’une guerre avec l’Iran serait la mère de toutes les guerres ». Le Président américain lui avait répondu le 23 juillet par un tweet, avertissant l’Iran  de «ne jamais menacer les États-Unis».

Le lendemain, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri , avait déclaré: «En tant que puissance dominante dans le golfe Persique et dans le détroit d’Ormuz, l’Iran a été le garant de la sécurité maritime et de l’économie mondiale dans cette voie navigable vitale et possède la force de prendre des mesures contre tout plan dans cette région.» Le 27 juillet, le chef du Pentagone James Mattis a déclaré aux journalistes: «l’Iran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, comme ils l’ont déjà fait il y a des années. Ce serait une attaque contre la navigation internationale, et cela aurait, évidemment, une réponse internationale pour rouvrir les routes maritimes, parce que l’économie mondiale dépend de cette énergie, de ces sources d’énergie.»

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