La vérité sur le tourisme sénégalais

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Le gouvernement affiche une volonté mais il ne sait pas par où commencer. Ces dernières semaines et ces derniers jours, beaucoup de personnes de catégories différentes, avec des profils différents, et des expériences multiples, parlent des maux du tourisme sans s’accorder sur le véritable problème et la démarche à entreprendre. Ils disent tous que les problèmes sont connus, sans pouvoir apporter des solutions radicales depuis bientôt dix ans. A mon avis, cela veut dire simplement que le problème est mal posé ou mal appréhendé, pour être résolu efficacement et définitivement.
De l’administration centrale, aux acteurs du secteur privé, en passant par les experts, chacun y va avec un son de cloche diffèrent. Même, si dans le chapelet de problèmes on retrouve les mêmes évocations, la majorité se trompe et se perd dans l’ordre des priorités et dans la formulation du véritable problème du tourisme sénégalais.
En prenant le PSE qui est le cadre de référence de la politique actuelle et qui est en « parfaite cohérence » avec le plan stratégique de développement durable du tourisme 2014/2018, on se rend compte de la déroute et des erreurs de notre politique en matière de tourisme. Osons faire table rase ! Et bâtir un nouveau tourisme, car le mal est très profond. Même « réchauffé » notre tourisme ne fonctionnera pas !
Il faut être très lucide pour comprendre que les revendications, des acteurs du privé à travers les dix-sept mesures sont de nature à sauver un secteur malade, agonisant qui doit être fortement soutenu, afin qu’il tienne debout pour ne pas s’effondrer. Alors que le gouvernement penche pour des solutions de création de nouvelles zones intégrée avec du « micro tourisme » Un terme mal compris et utilisé sans comprendre son véritable contenu. Si les décisions, « vœux » du Chef de l’Etat étaient appliquées immédiatement et progressivement elles auraient eu comme impact positif de permettre au tourisme de renaitre de ses cendres et d’envisager de bâtir l’avenir avec un nouveau depart.
Ceci dit pour résoudre définitivement le problème du tourisme sénégalais, il faut :
1- Etre fixé sur le nombre approximatif et la catégorie de touristes (tourisme de masse ou sélectif), du all inclusif ou à la carte, du court séjour, au long séjour. Changer de discours, de comportements et ne plus parler de relance du tourisme, mais du renouveau du tourisme sénégalais,
2- Et lancer la destination Sénégal à travers le monde, avec un nouveau produit phare captivant, un nouveau slogan, une nouvelle tarification et un nouveau service de qualité irréprochable.
3- De s’appuyer sur un tourisme local, national pour expérimenter et développer des concepts nouveaux, capables d’attirer les étrangers et les investisseurs. En améliorant toute la gouvernance administrative locale, technique et financière du secteur.
4- Enfin repositionner la destination Sénégal comme étant l’unique paradis de l’Afrique de l’ouest, avec une multitude de produits touristiques innovants à la carte interconnectés à différents sites et zones totalement accessibles, rapides, sécurisés et séduisants avec l’implication et la participation des populations locales.
Voilà que c’est très simple, les quatre éléments qui composent le problème du tourisme sénégalais, et qui est tout simplement un problème de compréhension de la nature de notre problème (que nous traînons depuis longtemps) et de l’approche commerciale, marketing et promotionnelle, qui nécessite à la fois des moyens humains et financiers importants.
On ne relance pas une destination agonisante avec des produits touristiques « périmés », en évoluant dans un environnement délabré, insalubre, et non sécurisé. La création de nouvelles stations touristiques à quelques jets de kilomètres de Saly Portudal, est une manière d’inviter les acteurs et de déplacer inconsciemment la population touristique de Saly avec ses maux et ses sales habitudes, vers les nouvelles zones, sans pouvoir attirer de potentiels touristes, mais surtout les nouveaux touristes des pays émergents, à la recherche du rêve, de la tranquillité et d’expériences culturelles, artistiques, linguistiques et gastronomiques uniques.

source : Dakaractu.com

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