Le “Doukat” de Sokhna Aida Diallo à l’édition 2019 du ” Thiant” de Cheikh Béthio Thioune.

Épouse de Cheikh Béthio Thioune et « Diawrine universelle », Sokhna Aïda Diallo  est tout simplement dans le sillage de son mari et,  dans les gestes comme dans les discours, rend fidèlement la copie.

A la célébration du 73ème anniversaire ce 17 avril 2019, de la rencontre à Madinatou Salam entre Serigne Saliou Mbacké et Cheikh Béthio Thioune, Sokhna Aïda Diallo a rappelé la « sanctification » (cheikhal)  de ce dernier par son marabout, les circonstances, le sens et le grade de « Cheikh ».

Son objectif ? Rendre grâce à Dieu, à Serigne Touba, Serigne Saliou, et Cheikh Béthio Thioune, dont elle est épouse et talibé.

Ce qui est caractéristique des « Thiantacoune » cependant, et qui n’est pas toujours compris, c’est le discours tranchant, les « berndés »  ou repas copieux  pour certains excessifs, enfin et surtout les « Doukat », ou danses sobres parfois exécutées.

A ceux les critiquent pour cela, l’un d’eux rappelle que la musique a été  aussi utilisée pour accéder à Dieu.

En effet,  au XIIIè siècle en Asie, à l’époque de Djalal Addin Al-Roumi, avec le chant mystique qui est aussi poésie, on a eu recours à la danse qui semble totalement profane pour mieux atteindre la sensibilité de l’Homme.

 Le « Derviche », d’origine persane qui désignait un mendiant, est devenu « Derviche Tourneur », soufi qui, par la danse, témoigne par tout son corps de l’Unicité de Dieu.

Cheikh Béthio a t-il ressuscité cette pratique pour conduire ses talibés ?

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.