LE PRÉSIDENT SALL TEND LA MAIN À “TOUS POUR UN DIALOGUE OUVERT ET CONSTRUCTIF’’

 Le chef de l’Etat, Macky Sall, réélu pour un second mandat de cinq ans selon les résultats définitifs publiés mardi par le Conseil constitutionnel, a déclaré ‘’tendre la main à toutes et à tous’’ en vue d’un ‘’dialogue ouvert et constructif’’. “Mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi, je tends la main à toutes et à tous pour engager un dialogue ouvert et constructif dans l’intérêt supérieur de la Nation’’, a-t-il souligné dans une déclaration faite à la salle des banquets du palais de la République, peu après la validation de sa réélection par le Conseil constitutionnel.

Il a annoncé qu’il fera ‘’des propositions dans ce sens’’ après sa prestation de serment prévue le 2 avril prochain, ajoutant que ses prédécesseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourraient “apporter’’ leurs contributions à ce dialogue national qu’il veut sans exclusive.Il convie à ce “dialogue républicain toutes les forces vives de la nation sans exclusive’’, se disant ouvert à toutes les questions, comme celles concernant l’amélioration du système démocratique et la gestion des ressources du pays. 
Tout en soulignant qu’il avait ses propres idées pour ce dialogue, il a souligné que ’’toutes les autres idées sont aussi les bienvenues’’.
 Le Conseil constitutionnel a confirmé mardi les résultats provisoires de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) qui donnent le président sortant vainqueur de la présidentielle du 24 février dernier avec 58,26% des voix. Selon le verdict lu par la greffière Ernestine Ndèye Sanka, Macky Sall devance l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, crédité de 20,50 % des voix. Ousmane Sonko arrive 3e avec 15,67%.  Les candidats El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall et Madické Niang, ont obtenu respectivement 4,07 et 1,48% des voix. Le Conseil constitutionnel déclare n’avoir été saisi d’”aucune contestation’’ lors des 72 heures ayant suivi la proclamation des résultats provisoires.
 Les quatre candidats de l’opposition ont rejeté les résultats provisoires annoncés par la CNRV, tout en se gardant de tout recours devant le Conseil constitutionnel.  ’’Nous rejetons ferment et sans aucune réserve ce résultat. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel”, avaient-ils dit dans une déclaration commune, dans laquelle ils dénonçaient aussi “un résultat qui reflète parfaitement la commande du candidat sortant’’. La CNRV a fait état d’un taux de participation de 66, 23 % à l’issue du scrutin lors duquel il a été enregistré 4.383.870 suffages valablement exprimés sur 4. 426.344 votants parmi un total de 6. 683. 043 inscrits.
Avec la validation de sa victoire par le Conseil constitutionnel, Macky Sall va donc pouvoir entamer un second mandat de 5 ans, sept ans après son arrivée au pouvoir le 25 mars 2012. Ce géologue de formation, passé par And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), a auparavant connu une ascension fulgurante, de directeur de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) à président de l’Assemblée nationale, avant une traversée du désert qui l’a finalement mené au palais de la République. Ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique (mai 2001 à novembre 2002), puis ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (août 2003 à avril 2004), il accède à la primature en avril 2004, sous le règne de son mentor, l’ancien président Abdoulaye Wade, poste qu’il occupera entre avril 2004 et juin 2007.  Il contribue, en tant que directeur de campagne, à la réélection du président Wade en 2007, mais n’est pas reconduit à la tête du gouvernement, héritant plutôt de la présidence de l’Assemblée nationale.  Il est sommé de démissionner de ce poste après qu’il a voulu faire auditionner Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade sur l’Agence de l’Organisation de la conférence islamique (ANOCI). Son mandat, de cinq ans, est alors réduit à un an et son poste de numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) lui est également retiré.  Accusé de blanchiment d’argent puis blanchi, il prend ses distances du PDS et crée sa propre formation politique, l’Alliance pour la République (APR), l’instrument de son arrivée au pouvoir en 2012.

Source : APS

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