LETTRE OUVERTE DE L’APDR, LE RETOUR DES PAQUEBOTS A L’ÎLE DU CAP-VERT : Confondu ou trompé entre le Sénégal et la France d’Outre-Mer ?

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Jean Felix PAGANON, le Paquebot transatlantique de 1846, s’est trompée en confondant jadis la France outre-mer et la république du sénégalais devenue indépendante et  souveraine depuis 1960.  Excellence, nous sommes conscients que la tragédie, relative à la traite des noirs, qui s’occupait, livrait, achetait, transportait et vendait des esclaves noirs est tellement douloureuse, qu’elle est restée gravée dans nos mémoires, aggravés et amplifiés surtout par l’évènement du camp de Thiaroye.  

Nous, l’APDR,  sommes dans l’obligation de porter quelques rappels au peuple français. Depuis plus d’un siècle, la république française avait imposé à nos grands-pères le service obligatoire dans son armée. A vrai dire, ils auraient aimé rester au pays et aider leur famille. Mais la situation de l’obligation et du forcing ne les autorisait guère  d’opposer un refus catégorique.  Nos vaillants ont été presque désorientés par des promesses de motivations non encore tenues et, l’état français avait avancé le paiement de pécules « droit de retour au bercail ».

Si nous nous référons aux écrits d’un grand écrivain camerounais MONGO BETY, dans son œuvre intitulé « LE TEMPS DE TAMBAGO », Thiaroye Terre Rouge et d’autres témoins descendant des victimes ; jusqu’à présent, les motifs sont là, les fautes sont là et les circonstances  sont encore présentes dans les esprits et les cœurs des sénégalais en particulier et de l’Afrique  en général.

Nous voyons que la cause du mal est ancrée dans l’esprit des français,  il nous revient de droit de porter les faits devant les autorités de la république française pour leur faire comprendre que des poursuites judiciaires peuvent être déclenchées contre leurs représentants  pour ingérences et  crimes contre l’humanité.

 Le THIAROYE 44 est un drame causé aux peuples africains  par la puissance française qui agissait de façon déshonorable en massacrant  des soldats africains enrôlés malgré eux pour défendre l’intégrité du peuple français. Par contre, nos pères soldats étaient des plus dignes,  des plus aptes physiquement, moralement pour libérer la France, mais, ils ont vécus des moments horribles et sombres  pure que l’extermination du peuple  juif par les nazis.

Malgré toutes les démarches entreprises pour la légalité des esprits des peuples, la France persiste dans ses attitudes colonialistes : aucune concordance égalitaire en vue. Pourtant, nous avons tenté  à maintes reprises  d’éradiquer ce mal, mais en vain.  Chaque fois, que nous espérons un petit coup de pouce pour obtenir un déclique, certains leaders français font en sorte que ce mal survienne.

Ils se  sentent  humiliés de ne pouvoir jouir de leur liberté  et d’exercer leurs aptitudes et réaliser leurs  aspirations devant pareil comportement. Il est encore plus difficile de comprendre et accepter que ce ne soit pas de leur propre gré de servir par la force, de défendre l’intégrité du territoire français.

Nous nous  sentons de plus en plus découragés, nous comprenons mal qu’un grand pays comme la France qui se devait regretter ses errements  du  passé commis contre l’humanité, laisse son peuple soi-disant libre aujourd’hui et oublie les années 1914-1918 et 1939-1945, durant lesquelles son histoire s’inscrivait dans la mémoire collective des français, mais aussi des tirailleurs sénégalais  engagés de force dans une guerre qui n’était  pourtant pas la leur.

Cette puissance coloniale a vite oublié l’exil forcé au Gabon de plus de 07 années de Cheikh Hamadou bamba MBACKE, déporté pour avoir défendu sa religion,  la bataille de PAOSKOTO, motivée pour détruire le CAYOR et de son jeune Damel Lat dior DIOP. Cette puissance française dans ses œuvres tâtonnait dans l’obscurité, procédait avec hésitation et sans méthode, ni objectivité. Elle ne devait pas oublier non plus la disparition de notre JAMBAAR Cheikhou Omar TALL dans les falaises de  BANDIAGARA ainsi que  les ports et les comptoirs de négoce segmentés dans tous le territoire du pays pour l’exportation triangulaire de nos ressources humaines, physiques, minières et mêmes économiques  vers l’Europe et l’Amérique.

La similarité avec le cas de Sophie MALIGO, journaliste de son état qui tentait de déstabiliser  notre pays, mais la vigilance du Ministre de l’intérieur de l’époque et ses services compétents ont  fait  échoué l’envoyé du mal dans sa mission.

Nous sommes persuadés  qu’il y a quelque chose de fondamentalement injuste dans l’esprit des descendants des colons non convaincus de la souveraineté des Etat. Nous savons aussi que la situation que vivaient nos grands-pères touche un nombre croissant de personnes dans d’autres pays d’Afrique, exigeant que la solution du problème soit  collective et globale.

Nous cherchons la légalité, mais, la résistance de cette puissance porte entrave à notre volonté. Pour vaincre cette résistance, nous tentons de mettre en œuvre tous nos moyens physiques, intellectuels et moraux ;  conscients que la présence d’obstacles naturels rend nécessaire l’organisation, la planification et l’innovation dans les idées positives de certains leaders français

Nos  besoins, comme tous ceux de tout être humain à cause de leur multiplicité, de la diversité des aptitudes et des talents individuels ne peuvent être comblés que s’il y a collaboration et le partage des idées nécessaires à la vie. La liberté humaine est une affaire collective, dans la production des  nations humaines. L’individu agit en tant que membre de la communauté, il ne produit pas seulement ce dont il a immédiatement besoin, mais il assume une participation dans la production des idées nécessaire à la communauté.

La satisfaction des besoins collectifs dépend de la participation de chacun à l’effort de production du bien fondé, et du bien-être de chacun dans l’effort de production collectif. La liberté de pensé et d’agir manifeste la nature sociale de l’être humain qui est sa nature véritable. Nous croyons avoir une perception parfaite de la France pour sa considération de l’être humain et de ses possibilités d’action concrète.

Nous nous inquiétons des idées qui nous viennent à l’esprit à la suite de nos expériences correspondant à quelques-unes des lignes de force dans les pages de l’histoire que nous avons toujours rêvée d’effacer de la mémoire de nos enfants.

Cette reconnaissance, de la France en vers nos peuples infirme la spirale de l’exclusion. C’est pourquoi nous devons lutter contre tout acte de barbarie ou mal fonder qui peut semer le désordre  de toutes sortes. Certains leaders français en font leurs choux gras, avec des comportements  de plus en plus démagogiques ; il est enfin grand temps pour nous de regarder les choses en face et de trouver les solutions idoines. Il nous faut une réelle volonté politique pour faire face à des idiologies nazies et antisémites que prônent certains face à la montée inéluctable des cas précités. Il faut traiter les maux à leurs sources et ne pas se contenter de traiter les symptômes, il est bien plus efficace  de se prémunir contre la maladie que de la guérir.

En définitive, il est souhaitable et irréversible aux fils africains : de capitaliser, de codifier, et de réglementer les grandes orientations en vue d’éviter le retour des idées hitlériennes.

 LA LIBERTE: c’est la combinaison de l’esprit et de l’effort dans  tout  processus.

 

 LA REPUBLIQUE D’ABORD

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