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M. OUMAR DIOP, ANCIEN DIRECTEUR GENERAL DE LA SAR « PRESQUE 5 ANS SANS PENURIE »

« Quand j’arrivais à la SAR, on était à 60 milliards FCFA d’endettement à la Senelec, aujourd’hui cet endettement a baissé jusqu’à presque un milliard FCFA, pour dire qu’il y a un accompagnement de la Sar au niveau du secteur d’électricité ». Ces propos ont été servis à l’opinion par l’ancien Directeur General de la SAR, M. Oumar Diop, qui inaugurait ce week-end une salle de classe qu’il a offerte à l’école élémentaire Serigne Issa Deme, au quartier Nguinth, à Thiès-Nord. Le responsable politique a mis à profit l’occasion pour dire « être toujours disposé à travailler aux cotés du Chef de l’Etat », parce que, souligne-t-il, « moi, vraiment, le Président Macky Sall, c’est autre chose qui nous lie, ce n’est pas le travail ».

M. Oumar Diop, inaugurant ladite salle de classe, a d’abord tenu à remercier le Président Macky Sall qui, dit-il, « nous a mis dans une position nous permettant de soutenir les populations ». Une joie très immense pour lui d’autant que, informe-t-il, « Moi-même je suis issu de ce quartier dans la zone Nord ». Et de souligner : « Il nous appartient, en tant qu’un produit de l’école public, de rendre l’ascenseur. C’est pourquoi, dès lors que le projet m’a été présenté, j’ai pris l’initiative personnelle de financer cette salle de classe ». A l’en croire, « ce n’est qu’un début, parce que dans le cadre de mes actions, si Dieu nous aide encore, je vais davantage intervenir dans cette zone-nord, ce d’autant que nous n’avons que Thiès pour développer et aider nos concitoyens ».

L’ancien Directeur General de la SAR n’a pas manqué de souhaiter « bonne chance » à son remplaçant, le nouveau Directeur Général de la SAR, précisant, par rapport à son départ, qu’ « il n y a pas de véritable mobile ». Et de soutenir : « Moi, au niveau de la SAR, j’ai fait environ 5 ans, il faut que les gens comprennent que quand j’arrivais à la raffinerie, c’était la fermeture. Mon premier défi, c’était d’arriver à régler un problème de maintenance générale de l’usine. Comme vous le savez, c’est l’industrie et il y a toute une réglementation. Une usine qui tourne au moins pendant 5 ans, il faut faire sa maintenance générale, et il faut, pour cela, des moyens qui tournent autour de plusieurs milliards FCFA, et pendant cette période l’entreprise n’avait pas les moyens de faire la maintenance générale. La conséquence de tout cela, c’était la fermeture, parce qu’en réalité ça constitue un danger public ». M. Oumar Diop poursuit que « Quand donc moi je suis arrivé ce problème se posait, alors j’ai essayé d’utiliser une certaine alchimie qui m’a permis de pouvoir trouver des financements nécessaires et de réaliser ce projet-là. Et depuis qu’on l’a réalisé, nous avons passé ce cap-là ». Le deuxième cap, explique le proche du Président Macky Sall, « c’était que quand moi j’arrivais, les capitaux propres, à savoir les fonds propres, étaient négatifs. Et quand les fonds propres sont négatifs, il y a une disposition de l’OHADA qui dit que quand ‘’les capitaux propres sont négatifs, vous avez, soit la possibilité de recapitaliser ou bien de dissoudre cette société-là’’. On a passé ce cap parce qu’entre temps nous avons bien travaillé avec l’équipe en place, nous avons eu des résultats assez satisfaisants qui nous ont permis d’absorber ces capitaux propres-là ». Le troisième point concerne la production. Là, le fils de Thiès de faire savoir dire des choses « vérifiables ». Et de soutenir : « Nous étions à une production d’environ 750 mille tonnes par an. Là, au moment où je quitte, nous avons ce qu’on appelle la production nominale, l’usine a été calibrée pour produire 1.200.000 tonnes par an. Nous avons atteint ce plafond-là ». Le quatrième point reste le climat social. Le secteur pétrolier étant un secteur très bouillant, M. Oumar Diop de renseigner : « ce n’est pas pour rien que dans tous les secteurs d’activité au Sénégal, c’est le seul secteur où les gens ont signé ce qu’on appelle un ‘’Pacte social’’, à savoir une ‘’convention entre le patronat, les employés du secteur pétrolier et les travailleurs’’, pour avoir un cessez-le-feu sur une longue période, pour qu’il n y ait pas de grève, cela veut dire qu’il faut mettre en place des passerelles donnants-donnants, l’employeur donne quelque chose, et en contrepartie, les travailleurs renoncent à ces histoires de grève ». Et de remercier le bon Dieu, parce que, dit-il, « on a apaisé le climat social et j’en veux pour preuve tout ce que nous avons fait comme accompagnement au niveau des travailleurs, c’est là un état de fait facile à vérifier, à constater aussi ». Pour le reste maintenant, M. Diop dit « n’avoir pas de commentaire à faire, nous sommes des hommes d’Etat et il y des choses qui ne sont pas de notre ressort mais de celui de l’Etat ».

La cérémonie d’inauguration a été une occasion pour l’ancien Directeur General de la SAR de faire remarquer « être toujours disposé à travailler aux cotés du Chef de l’Etat », parce que, soutient-il, « moi, vraiment, le Président Macky Sall, c’est autre chose qui nous lie, ce n’est pas le travail. Je l’ai connu il doit faire bientôt plus de 25 ans, c’est grâce à sa confiance que je suis à la Raffinerie, je suis là-bas et je dois donc le protéger aussi ». Et de tranquilliser son entourage : « Il faut savoir aussi que toute chose a une fin. J’étais là pour une mission bien déterminée, et soi-disant en passant, je remarque que la Raffinerie c’est un métier très, très bien compliqué et assez stressant parce que vous n’arrivez même pas à dormir correctement, vous êtes obligés à gérer des produits ». Oumar Diop précise n’avoir pas  dit que « pendant cette période de 5 ans le pays n’a pas connu de pénurie, aussi bien pour le gaz butane que l’accompagnement que je fais en back-up avec la Senelec ». Il se veut catégorique : « Quand moi j’arrivais, on était à 60 milliards FCFA d’endettement à la Senelec, je ai envoyé une lettre de félicitation à cette boite parce que l’endettement a baissé jusqu’à presque un milliard FCFA, pour dire qu’il y a un accompagnement de la Sar au niveau du secteur d’électricité afin qu’on n’y ait pas ces coupures-là. Et ça les gens ne le savent pas mais on a travaillé en parfaite synergie avec la Senelec. Je vous dis que ce n’est pas facile parce qu’il faut des concessions de part et d’autre ». Malheureusement, remarque-t-il, « la Raffinerie étant une affaire privée, au niveau de la contrepartie aussi on a une mission de service public, laquelle nous donne la possibilité d’être assez vigilants aussi pour surveiller pour qu’il n y ait pas de pénurie. Nous travaillons sur les produits avec des tensions terribles. Et rien que pour le gaz butane, 10 jours nous recevons un butanier, pourvu qu’il y ait des difficultés dans la chaine de production, ce pour assurer une bonne consommation locale. Il nous arrive de dévier des butaniers pour parvenir à satisfaire les besoins des populations ». Ça, se réjouit-il, « nous le faisons sans bruit et, vraiment, c’est là tout le challenge de ce métier-là ».
Seyelatyr

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