MBAGNICK NDIAYE, UN COLOSSE À LA TÊTE BIEN FAITE

 Le judoka sénégalais Mbagnick Ndiaye, médaillé d’or lors des derniers championnats d’Afrique de la discipline qui ont eu lieu en Afrique du Sud (25 au 28 avril 2019), se présente comme un combattant déterminé à concilier sa volonté de devenir un 0maître des tatamis et celle de poursuivre ses études en droit des affaires en dépit d’un calendrier démentiel.
 “Il est difficile de le faire mais je ne peux imaginer me concentrer seulement sur les tatamis sans avoir une ouverture d’esprit”, a dit l’étudiant en licence de droit au Collège Saint-Michel, à Dakar.
 Dans un français châtié, le natif du Plateau, piqué par le virus du judo en raison de sa proximité avec le dojo national Momar Dieng, entend, après le titre africain, continuer ses quêtes de lauriers sur le plan mondial en ayant toujours à l’esprit ses études.
 “J’ai un calendrier aménagé qui me permet de faire mes entraînements, les compétitions et de viser toujours plus haut sans oublier mes études”, a indiqué l’athlète de 25 ans dont les prochaines ambitions sont les titres de champion du monde et olympique.
 Orphelin de père depuis novembre 2015, le colosse de deux mètres et 132 kilogrammes ne ménage aucun effort pour atteindre cet objectif quitte à détrôner son idole, Teddy Riner (France).
 “J’ai bossé avec lui pendant tout le mois de mars dernier à l’INSEP (Paris), il m’a encouragé et donné des ficelles du métier”, a indiqué le judoka sénégalais, pour qui Riner est la référence mondiale dans le domaine. Le Français fait d’ailleurs beaucoup de bien au judo, a ajouté le tireur dakarois, qui a pu faire ce déplacement en France grâce à sa bourse olympique.
 “Je n’ai pas de mots pour remercier les dirigeants de la Fédération sénégalaise de judo, Babacar Wade et son vice-président Babacar Ngom, directeur de l’arbitrage à l’Union africaine de judo qui n’ont ménagé aucun effort pour me mettre dans les conditions de performance”, a-t-il par ailleurs ajouté. En plus de lui avoir permis d’aller à l’INSEP de Paris en France, le soutien de ses deux compatriotes a permi au judoka sénégalais de pouvoir s’entraîner et combattre au Maroc (Marrakech), en Pologne, en Italie (Rome) pendant trois mois et demi, a-t-il rappelé.
 “Ce titre est une sorte de remerciement et d’encouragement à ces dirigeants pour les conforter dans leurs ambitions de porter haut le judo national”, a-t-il insisté.
 Le tireur de l’AS Douanes, qui a en ligne de mire les prochains Jeux africains (19 au 31 août au Maroc) et les championnats du monde prévus au Japon en août 2019, estime que s’il a réussi à se placer tout en haut de sa catégorie, d’autres judokas sénégalais peuvent eux aussi y arriver.
 Sa principale préoccupation est d’engranger des points pour ne pas sortir des 24 meilleurs dans la catégorie des plus de 100 kg, afin d’assurer sa qualification aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.
 Mais il ne perd pas non plus de vue ses documents scolaires afin de décrocher ses diplômes et de pouvoir s’imposer aussi dans le droit des affaires comme il le fait déjà si bien sur les tatamis.
“L’objectif est de mettre ma famille, notamment ma mère dans ma propre maison”, a-t-il insisté. En attendant, après avoir mis fin à un sevrage du judo sénégalais resté pendant 23 ans sans titre continental masculin, le judoka passe le Ramadan en famille avant de reprendre ses baluchons pour aller à la quête de nouveaux stages.

Source : APS

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