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MBOUR – Pêche artisanale : Les acteurs dénoncent « le pilotage à vue » du gouvernement

La feuille de route déclinée par le Premier ministre mardi à l’occasion de sa Déclaration de politique générale ne rassure guère les acteurs de la pêche. En effet, pour le Président l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour, Gaoussou Guèye, le gouvernement doit arrêter le pilotage à vue et essayer d’asseoir une bonne politique de pêche. 

 

 

Certains acteurs de la pêche de Mbour ne se sont pas retrouvés dans le contenu de la  Déclaration de politique générale prononcée, mardi, par le  Premier ministre. Pour ces derniers, les gouvernants excellent dans  la parole au détriment de l’action.

« Dans ce pays, les gens perdent trop de temps à parler et on ne travaille pas suffisamment. Ceux qui doivent donner l’exemple c’est ceux qui ont été élus mais quand ils ne travaillent pas  et qu’ils passent tout leur temps à parler ça pose problème au niveau de la base. La principale attente de la communauté des pêcheurs, de l’ensemble des acteurs et du peuple sénégalais, c’est de voir le gouvernement aller vers des actions concrètes et visibles et pas des paroles », a exprimé Gaoussou Guèye, Président de l’ l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM).

Dans la foulée, il estime que  tous les acteurs doivent assumer leurs responsabilités à tous les niveaux à priori le gouvernement pour relancer le secteur.

 

« C’est très bien de faire la déclaration de politique générale.  J’entends qu’on veut atteindre en 2017 l’autosuffisance alimentaire en riz même si le kilogramme de riz coûte  dix francs et sans le poisson, les Sénégalais n’atteindront jamais ce principe de sécuritaire alimentaire. Il faudrait asseoir une bonne politique de pêche et d’arrêter ce pilotage à vue », martèle le président de l’Aprapam.

En outre, M. Guèye demandé aux acteurs du secteur d’œuvrer  à la préservation des ressources comme cela se fait dans les pays limitrophes.

« Il faut que les gens prennent conscience que les pays limitrophes ont commencé à préserver leurs ressources. Au même moment au Sénégal que ça soit pêcheurs, professionnels et autres, on  gère très mal nos ressources. Dorénavant, il faut réfléchir sur ce qu’on va faire si nos voisins  ferment leurs côtes. On a 21600 pirogues, plus 60mille pêcheurs à gérer et il y a environ 1million de personnes qui travaillent dans ce secteur. D’où la nécessité de réorganiser  ce secteur et pourquoi pas  professionnaliser les segments des filières de la pêche. On n’atteindra pas  l’émergence dans la pêche, tant que le secteur  n’est pas organisé », lance-t-il.

 

Enfin, le président de l’Apprapam indique que le premier ministre a passé à coté des véritables enjeux de la pêche lors de sa déclaration de politique générale.

« Aujourd’hui, la gestion de la ressource est le véritable enjeu. Nos pêcheurs ne pêchent plus au Sénégal mais dans les pays limitrophes. Il faut aller vers une meilleure gestion surtout de la pêche artisanale d’une manière durable en mettant les moyens qu’il faut. Cela passe aussi par l’existence d’une   administration de développement, solide, prévisible, qui anticipe et non pas une administration qui attend », ajoute-t-il.

SOURCE MBOURINFO

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