Meurtre : Ousmane battait sa femme en état de grossesse.

Tribunal de Thies:

5 jours se sont passés après des violences conjugales que la dame Ousseye Diallo en état de grossesse décède à la cité Filao de Kayar et le certificat de genre de mort faisait état d’une hémorragie utérine de grande abondance suite à un placenta précoce compliquée, un hématome rétro placentaire ainsi qu’une coagulopathie amenant le médecin légiste à une mort naturelle. Cependant tout porte à croire à la culpabilité de son mari qui perpétrait sur elle, des violences. Il est ressorti dans l’enquête judiciaire effectuée dans le voisinage qu’Ousmane battait sa femme régulièrement. Toutefois, rien n’indique que l’accusé cherchait à attenter à la vie de son épouse. Le mis en cause avait rejeté en bloc toutes les accusations, expliquant que sa femme était difficile à vivre et qu’elle ne cessait de fuguer vers une destination inconnue. Il a néanmoins reconnu l’avoir bastonné pour ce motif. Ce qui concorde avec l’avis du délégué de quartier Maguette Ka disait aux enquêteurs qu’ «Ousmane Ba humiliait sa femme devant les voisins en l’injuriant et en la battant tous les jours.

Le 02 décembre 2016, la dame avait déposé une plainte contre son mari pour des coups et blessures volontaires avec une invalidité de 10 jours. Elle a aussi joint au dossier, un certificat médical en date du 1er décembre 2016 au complexe médical Barhama de Kayar. La défunte avait confié que son mari près plusieurs années de mariage et une progéniture de 6 enfants ne cessait de la battre. Elle avait expliqué que le 30 novembre 2016 au cours d’une dispute concernant leur fils ainé, Ousmane Bâ l’ avait battu alors qu’il le savait en état de grossesse et que ces coups lui ont occasionné une égratignure de 3 centimètres au niveau du nez, une sensibilité abdo pelvienne et plusieurs lésions au dos, constatée au cabinet médical.

Cette 3e affaire pourtant inscrite aux rôles de cette législature a été renvoyée et connaîtra son épilogue au 1er mars prochain. L’avocat de l’accusé me Sene avait demandé la mise en liberté provisoire pour son client qui avait suffisamment de garantie, vu l’imminence de son procès et son statut de père de famille. Le Tribunal a suivi le ministère Public estimant que « la détention était la meilleure gage pour le prévenu ».

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