Micro-Trottoir: Les Thiessois décortiquent les résultats de l’élection présidentielle

Les résultats  issus des élections présidentielles passées  au crible par l’opinion thiessoise et diversement appréciés  en échantillons, au micro de nos  reporters, des sexagénaires ayant la particularité d’être tous des intellectuels ayant fait  des analyses lucides  :   l’un deux estime  que le processus  s’est bien déroulé, le vote transparent.

Le vieil homme est d’avis  que la commission de recensement des votes ayant publié  les résultats s’est référé sur les résultats issus des urnes donc , Il n’y  a aucun doute que le candidat Macky Sall a mérité sa victoire. «  Je n’ai pas vu  de forcing dans la proclamation des résultats, à mon avis » .

Cependant, il invite le président Idrissa Seck à se rapprocher du camp présidentiel pour se refaire une santé politique, vu la recomposition de l’espace politique avec  l’arrivée d’Ousmane  Sonko et l’élargissement de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall (…). Dans le camp d’Idrissa Seck, un électeur lui suggère  de renforcer son parti dans le nord précisément  au Fouta où il n’y est pas bien implanté, s’il veut accéder au pouvoir. Quant à l’éventualité d’une  fraude électorale, l’interrogé dit ne pas avoir la certitude d’un tel état de fait.

Un peu plus loin,  le vieux Mamadou Niang  lui, se félicite du taux de participation jugé appréciable ; pour lui, il faut accepter les résultats provisoires proclamés  par le juge Demba Kandji  dont il ne lui convient pas de fragiliser une décision de justice. Une controverse pour la vendeuse Amy Diop qui se fonde sur des déclarations du camp de Macky Sall le donnant vainqueur du scrutin à 57% avant même  la fin des collectes des résultats partiels. Pour elle, les résultats ne sont pas fiables. En tout cas ce qui semble constant dans les différentes déclarations c’est que : le président du Rewmi  donné pour mort politiquement  avec son score de 20% a fait un bon score  et analyse la défaite par endroit du candidat Macky  Sall  comme causes collatérales, des « dérèglements »,  «  gestion solitaire du pouvoir » , de « dictât »,   les arrestations d’opposants, la restriction supposée ou réelle des libertés,  et la demande sociale dans des villes de Touba ou le sud, entre autres considérations  sociologiques   (voir vidéo)

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