MINES – GOUVERNANCE : Le coordonnateur du M 23 pour un ”CODE de l’émergence”

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Le coordonnateur du mouvement du 23 juin (M23), Mouhamadou Mbodji, appelle à une rupture dans la gestion des ressources minières à travers un ”code l’émergence” afin que les populations puissent en bénéficier. ‘’Pour avoir un code de l’émergence, il ne suffira pas de faire mieux que le Congo ou le Ghana. Il faut une rupture radicale dans le nouveau code minier. Et ce que nous voyons dans le partage des produits miniers, estimé à 10%, qui est une proportion de base, n’est pas, en fin de compte, une bonne proportion’’, a-t-il estimé.

M. Mbodji intervenait vendredi, à Saly (Mbour, ouest) dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités des parlementaires et des mouvements sociaux sur la législation minière du Sénégal, à l’initiative du Bureau régional d’OXFAM pour l’Afrique de l’Ouest, à travers son programme régional industries extractives. ‘’En vérité, ce sont les populations sénégalaises qui sont bénéficiaires de ces ressources, de par la nature. Il ne faut pas que des pilleurs, des gens habillés sous le manteau d’investisseurs viennent s’approprier nos produits et nous laisser dans la misère’’, a lancé le coordonnateur du M23.

‘’On ne peut pas permettre, sur la base d’un code que nous votons nous-mêmes à des étrangers de réduire nos populations à la pauvreté. Ce n’est pas acceptable ! Le code que nous devons élaborer doit être un code de l’émergence. Et pour ce faire, il faudra que les produits de nos ressources naturelles bénéficient prioritairement aux sénégalais’’, a insisté Mouhamadou Mbodji. Selon lui, pour le code minier de 2003, on est passé de 3% à 5%. ”C’est un peu mieux”, à son avis, mais ce n’est ”pas assez”. Il faut, d’après lui, ”aller à 25% gratuitement de l’action de toutes les sociétés et 26 de plus pour arriver à avoir 51% d’actions appartenant aux sénégalais”.

”Toutes les sociétés qui doivent s’installer doivent être majoritairement à capital sénégalais à hauteur de 51% au moins. Et dans le dédommagement qu’on prenne les dispositions pour faire en sorte que les populations puissent jouir d’un dédommagement à la hauteur des préjudices subis. C’est ça qui permettra un véritable développement’’, a plaidé Mbodji.

Source : APS

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