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PEOPLE : Les nouveaux visages du mannequinat à Mbour

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Elles sont jeunes, belles, pleines de grâces et rêvent toutes de faire carrière dans le mannequinat. Âgées de 19 à 20 ans, ces filles du  département partagent la passion de la mode et aspirent à devenir de célèbres mannequins. Dans ce dossier, Rokhaya, Amina et Mame Fatou portent leurs robes d’avocates pour défendre leur métier accusé de tous les péchés d’Israël. Mbour Info est allé à la rencontre de ces nymphes qui assument leur choix et exhibent leurs atouts. 

 

 

Le mannequinat n’est pas un métier étranger aux Mbouroises. Hier comme aujourd’hui, il y a toujours eu des mannequins dans la capitale de la Petite Côte. Du fait de son statut de ville touristique, Mbour n’en est pas moins une ville de mode. Et la nouvelle génération de mannequins compte perpétuer cette tradition. Mame Fatou Mbaye  est de cette trempe. Âgée de 19 ans, cette jeune demoiselle  à la noirceur d’ébène et au commerce facile vit sa passion depuis plus d’un an.

« J’ai commencé à exercer le métier il y a quelques années. Mais j’étais obligée de l’écourter parce que les gens racontaient beaucoup d’histoires sur moi. J’ai repris mon courage à deux mains depuis huit mois pour vivre ma passion qui est la mode. Je ne me fie plus à ce que racontent les autres. J’ai été élue Miss Fescum et depuis, je suis dans une agence de mannequinat », explique Mame Fatou Mbaye.

Cette passion, elle la partage avec Aminata Ba. Cette jouvencelle au teint mat déborde de passion et d’enthousiasme quand elle déclare sa flamme pour le mannequinat. « J’ambitionne de devenir un mannequin top model tout en gardant intact ma probité morale. Je suis dans ce milieu depuis un an, mais j’ai fait preuve de passion et de responsabilité. J’ai pour modèle Sokhna Aidara pour sa simplicité et son professionnalisme », confie Amina Ba. Cette beauté peule, âgée de 19 ans, allie sa passion avec sa vie scolaire (elle est en classe de terminale au lycée Demba Diop). Cette double vie ne perturbe pas outre mesure cette demoiselle pleine de grâce. « J’ai reçu l’approbation de mes parents avant d’entrer ce métier. Depuis un an, je suis dans ce métier en intégrant une agence de mannequinat à Mbour. En même temps, je suis élève au lycée Demba Diop de Mbour. Je n’éprouve aucune difficulté pour allier ma passion et ma vie scolaire. Je ne défile pas les jours ordinaires et le mannequinat n’impacte pas négativement sur mes performances scolaires », ajoute-t-elle.

 

Un mannequin c’est de l’allure, de la prestance…

 

En plus de Mame Fatou et d’Amina Ba, il y a aussi Rokhaya qui, comme ses devancières, exercent ce métier. Pour cette dernière, un mannequin doit avoir la taille (1,75 m au minimum), la prestance et l’allure. Mais Rokhaya estime que les études sont aussi nécessaires pour celles qui veulent percer dans ce milieu. Même si elle a très tôt quitté l’école, Rokhaya confie qu’elle est en train de combler cette lacune à travers des cours à domicile. « J’ai toujours aimé le mannequinat, surtout à travers Adja Diallo que je prends comme exemple dans ce métier. J’exerce ce métier depuis 2012, à Mbour. Mais j’ai aussi fait un saut à Dakar où je garde une mauvaise expérience. Le dirigeant d’une agence m’avait proposé de faire des choses indécentes. J’ai refusé cette proposition. Cela a précipité mon retour au bercail », raconte-t-elle. « Il y a des mannequins qui fument, qui boivent de l’alcool et d’autres qui se prostituent. Mais je n’ai pas vu cela à Mbour » , explique Rokhaya Mbengue.

Le mannequinat est une jungle où les rivalités et la jalousie y sont tenaces. Et les filles qui s’adonnent à ce métier ne sont pas à l’abri de « pervers » qui rodent autour de ces affriolantes créatures. « Il faut reconnaitre qu’il y a des tentations. Il nous arrivait, après un défilé dans un hôtel à Saly, d’être apostrophés par un touriste qui me proposait des choses indécentes. J’ai des principes et je refuse de tout porter. Je me fixe des limites. Je refuse de faire des défilés avec le linge de corps parce que je ne veux pas que de telles images portent préjudice à mes enfants », confie Mame Fatou Mbaye.

 

Plaintes et complaintes des mannequins

 

Les mannequins se plaignent beaucoup des maux que les populations mettent sur leur dos. Des propos qui mettent hors d’elles ces jeunes demoiselles. « On met beaucoup de choses sur le dos des mannequins. Ce n’est pas le mannequinat qui est pourri, ce sont plutôt des personnes qui importent leurs mauvaises habitudes dans le milieu. En ce qui me concerne, je ne fume pas et ne bois pas. Je refuse même de rester en compagnie des filles qui s’adonnent à de telles pratiques », souligne Mame Fatou Mbaye. Dans le même sillage, Amina Ba indique que toutes les personnes sont des mannequins qui s’ignorent. « Ceux qui sont en dehors du mannequinat racontent beaucoup d’histoires. Alors que celles et ceux qui s’y trouvent sont des femmes de valeur. Celles qui exercent le métier méritent respect et considération », ajoute-t-elle.

Les plaintes de ces mannequins ne se limitent pas aux dires des populations. Elles s’offusquent aussi du fait que certains stylistes préfèrent recourir à des « mannequins de rue » plutôt qu’à de vrais professionnels.

« Les tailleurs de Mbour sont pingres et ont le plus souvent recours à des mannequins de rue. Au lieu de se référer à nous pour mettre en valeur leurs créations, ils font appel à des non professionnels », déplore Rokhaya Mbengue. Selon elle, les mannequins ne roulent pas sur de l’or. « Mon plus gros cachet est de 40.000 FCFA. Il m’est arrivé de défiler avec de la lingerie de corps, mais avec un paréo. Par contre, je n’accepterai jamais de gravir les échelons dans ce métier si c’est pour faire des actes vils », martèle Rokhaya Mbengue, par ailleurs Miss Petite Côte 2014.

Les autorités locales en ont aussi pris pour leur grade. Ces belles créatures leur reprochent le fait qu’elles traitent le mannequinat en parent pauvre. « Le mannequinat est royalement ignoré par les autorités gouvernementales comme locales alors que c’est un métier comme les autres. Des jeunes exercent ce métier et pour cette raison les autorités doivent prendre en compte leurs préoccupations », s’alarme Mame Fatou Mbaye. Même son de cloche du côté d’Amina Ba qui estime que les autorités locales minimisent le travail des mannequins alors qu’elles sont des filles de Mbour qui méritent appui et considération. « Les autorités ne se soucient même pas de notre existence. L’émergence de Mbour n’épargne aucun domaine. Nous avons besoin de formation et du matériel pour exercer convenablement ce métier que nous avons choisi », explique Rokhaya Mbengue.

 

 

SOURCE MBOURINFO

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