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QUAI DE PÊCHE DE MBOUR : Le comité de gestion face à l’équation de l’hygiène et de la propreté

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Le quai de pêche, lieu de fréquentation quotidien d’acteurs de la pêche et d’autres usagers de tous ordres doit faire face chaque jour à une équation pour la gestion des ordures, le maintien de l’environnement dans état de propreté. L’équipe du comité de gestion a mis en place un plan centré au tour d’une équipe de dix huit personnes placées sous la responsabilité d’un responsable qualité qui a en charge l’entretien des lieux. Pour en savoir plus sur le sujet, nous sommes allés à la rencontre de la gestionnaire du quai, Aminata Gaye, non sans avoir rencontré sur le terrain des usagers qui ont exprimé leur satisfaction.

Lieu de fréquentation par excellence des acteurs du secteur informel, le quai de pêche de Mbour reste un sujet de grand intérêt quant à la problématique de l’environnement, de la gestion de la propreté notamment. Le comité de gestion, qui dispose d’une équipe d’agents spécialisés en la matière, fait de son mieux pour offrir aux usagers un cadre de vie sain. Cependant, l’insuffisance des moyens face à l’énormité de la tache reste une équation à résoudre. Selon la gestionnaire des lieux, le Gie « And Liggey Tefess », pour assurer la propreté des lieux, a engagé  dix huit personnes, des agents de nettoiement, qui travaillent sous l’ordre d’un responsable qualité et avec des plannings de travail. Selon Aminata Gaye, le groupe a été scindé en deux. « Le premier groupe se charge de nettoyer le quai de pêche à l’intérieur comme la place des poissons frais, des « yaboye » (sardinelle), le hangar des micro-mareyeurs, le parking. Quant au second, il se charge de l’extérieur. Il balaie la voirie et la plage. Et chaque dimanche, il y a un groupe de trois personnes qui assure la permanence », explique la gestionnaire du quai. Pour ce qui est des ordures, Mme Gaye précise que la mairie a signé une convention avec le Gie « And Liggey Tefess  » qui se charge de mettre chaque matin hors du site les ordures que le véhicule de la mairie va convoyer. « Il y a toujours des dysfonctionnements parce que le quai de pêche est très peuplé par rapport au dispositif dont nous disposons. Nous faisons des efforts pour renforcer le dispositif, mais il y a toujours des manquements que nous essayons chaque fois de corriger pour que l’environnement soit bien propre », soutient-elle. « Le produit de pêche, d’une manière générale, est très périssable et nous essayons toujours de faire de notre mieux pour que les lieux restent dans un état d’hygiène satisfaisant », déroule Aminata Gaye, les yeux rivés sur son ordinateur. Elle a en outre assuré que la stagnation des eaux sur le périmètre du quai à des intervalles réguliers n’est pas une situation non maitrisable pour les responsables du quai de pêche. « Le dispositif mis en place est tel que les eaux usagées sont évacuées à partir des canaux installés sur le quai », indique-t-elle, non sans féliciter le comité de gestion du quai de pêche. « C’est une équipe très dévouée. S’il ya des manquements, c’est dû au fait que les lieux connaissent chaque jour une fréquentation assez importante. Les équipes de nettoiement balaient les lieux trois fois par jour. Le matin, très tôt, on les retrouve à l’œuvre et ils sont les derniers à quitter les lieux le soir. S’il y avait un canal d’évacuation qui finirait à la mer, on noterait moins d’eaux ruisselantes », note Ousmane Ndour, micro-mareyeur rencontré au portail principal du quai de pêche. Le sentiment est le même chez Salimata Boye, une écailleuse trouvée à l’intérieur du quai. « Les gens préposés au nettoiement en font plus même que ce qui est de leur possibilité. Sur tout le quai, vous ne pourrez trouver des traces de saleté sur toute la journée. Il n’y a que les sections comme la notre où vous pourrez retrouver des immondices. Si vous prenez le parking, il y a, chaque après-midi, lorsque les pirogues commencent à débarquer, des eaux usées provenant du poisson des camions frigorifiques mêlées à la glace, mais en quelques heures, toutes ces eaux sont évacuées par les agents qui s’y prennent avec beaucoup de cœur » témoigne-t-elle.

Le tour que nous avons effectué dans les différents compartiments nous a permis de constater l’existence de poches d’insalubrité dans différents endroits, notamment sur la plage où une partie des eaux provenant des zones bâties a fini de déborder du  cratère qui s’est formé sur les lieux. Une situation qui n’est pas sans causer des désagréments aux usagers des lieux. Idem aux alentours immédiats, notamment sur la façade atlantique du marché central jouxtant le quai, de même que sur la façade avant du parking où des commerces de denrées alimentaires de diverses natures ont élu domicile (tangana, dibiterie) sans trop grande priorité accordée à l’hygiène.

Force est de reconnaitre que toutes les parties prenantes doivent être associées à la réflexion, car la gestion de cet outil important de notre système de pêche artisanale comporte un enjeu de taille qu’est la sauvegarde de l’agrément des normes internationales d’exportation de nos produits halieutiques.

 

 

source mbourinfo

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