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Saly-Portudal (Mbour): Les femmes togolaises confrontées à ”la dure réalité” de l’administration des médias

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                                                                    Le Togolais Amévi Dabla de l’Institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (ISICA) de l’Université de Lomé, au Togo, a déclaré que les femmes de son pays vivent ‘’la dure réalité’’ qui réglemente l’administration des médias.

‘’L’amer constat fait est que ces professionnelles de l’audiovisuel sont souvent femmes au foyer avant de travailler dans les médias. Et la plupart d’entre elles sont formées sur le tas et sont majoritairement affectées à des postes d’exécutantes (secrétaires, monteuses, camerawomen)”, a dit M. Dabla.

Il faisait une communication sur ‘’les performances féminines dans l’audiovisuel au Togo’’, dans le cadre du colloque international sur ‘’Genre et diversité : les enjeux de la représentativité dans les médias’’ et ‘’Pratique innovantes dans la formation au journaliste’’.

Cette rencontre de trois jours ouverte mardi est à l’initiative du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) et du Réseau mondial francophone des écoles de journalisme (Théophraste).

Selon lui, les femmes togolaises ”travaillent notamment, à des heures tardives, sans sommeil, sans une couchette digne, sans toilette séparées pour femme, à la merci du harcèlement sexuel, des brimades, etc”. Malgré cet environnement de travail, des femmes ont percé’’.

M. Dabla indiqué qu’ à la télévision togolaise (TVT), il y a 316 agents dont seulement 72 femmes. Ce qui représente 23% de femmes pour 77% d’hommes.

”Dans ce pays, on compte 80 titres paraissant plus ou moins régulièrement, 11 chaînes de télévision, dont un de l’Etat qui émet sur satellite.

‘’A l’analyse de la situation à la TVT, on note qu’aucune femme n’est chef de division. Les seules qui ont percé occupent les postes de chef de section, d’administrative et du personnel, de chef section, de comptable matière et de chef section archivage numérique’’, a-t-il signalé.

D’après Amévi Dabla, ‘’un concours permet de jauger des capacités des personnes et à récompenser les meilleures. Nous avons été surpris par les récentes performances des femmes professionnelles des médias qui ont battu les hommes’’. Mais, a-t-il relevé, ‘’le revers de la médaille c’est qu’il y a une victimisation et un harcèlement à leur endroit’’.

‘’Des femmes super stars ont la grosse tête en refusant de venir aux conférences de rédaction ou en refusant de respecter les instructions de la hiérarchie. Avec pour conséquence, la stigmatisation par leurs collègues et la mise en quarantaine, avant d’être réhabilitée après plusieurs mois’’, a-t-il déploré.

source aps

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