THIES – VISITE DE MACKY SALL A LA BASE VIE DE BAMBEY

Pour être indemnisés, les impactés de “Ilaa Touba” promettent des actions concrètes

Les personnes affectées par le projet de construction de l’autoroute “Ilaa Touba”, qui courent toujours derrière leurs indemnisations, menacent de passer à des actions concrètes le jour de la visite de Macky Sall à la Base Vie de Bambey.

Les personnes affectées par le projet de construction de l’autoroute “Ilaa Touba” ont organisé ce dimanche, un regroupement pacifique devant les locaux de la base vie de l’entreprise chinoise Crbc, en charge de la réaction de l’autoroute à péage, à Keur Mor Ndiaye. Elle exigent leurs indemnisations, après que l’Etat a pris leurs parcelles et leurs champs. “Il est temps que nous nous révoltions”, martéle Yakhya Coly, secrétaire du collectif des personnes affectées par le projet de l’autoroute ” Ilaa Touba”. “Les gens sont déterminés à aller jusqu’au bout. A partir de maintenant, il n’y aura plus d’actions théoriques, nous allons passer à des actions concrètes à notre prochaine sortie. Les gens sont fatigués”, dit-il. Toutefois, les manifestations signalent qu’ils ont été surpris et déçus lorsqu’ils ont rencontré le président de la commission d’évaluation des impenses, le préfet de Thiès, Alioune Badara Sambe. “Il nous a fait savoir que nos parcelles posent un problème car mal loties ou faisant l’objet de doubles propriétés. C’est pourquoi nous nous sommes dit qu’il était temps que nous nous révoltions et que nous défendons nos intérêts”, confie-t-il. “1500 familles sont laissées en rade pour les indemnisations. Le maire de Fandéne, Augustin Tine, qui nous a reçus dans son bureau, a révélé qu’il a parlé avec le chef de l’Etat. Il nous avait donné rendez-vous. Malheureusement, on ne l’a plus revu”.

ALIOUNE BADARA SAMBE, Préfet de Thiès

“Les terrains du domaine national ne doivent pas faire l’objet d’indemnisation”

“Les impactés sont au nombre de 495. Ils ont signé des protocoles et leurs dossiers sont transmis à l’Ageroute. Les impactés, ce sont seulement ceux qui ont mis des peines et des soins sur leurs parcelles. Il faut dire que ces gens n’ont véritablement pas droit à une indemnisation. Ces terres appartiennent au domaine national. Les manifestants disent qu’ils sont plus de 1000 personnes, alors qu’ils ne font même pas 30. Autre vérité : il y a une forte spéculation dans la zone. Une parcelle est souvent vendue à 2 ou 4 personnes en même temps”.

source : l’Obs

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.