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TOURISME : Le groupe français CLUB MED passe sous contrôle chinois

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Le logo du groupe Club Med sur la façade d’une agence à Paris, le 3 janvier 2015. Dans la bataille pour le contrôle du groupe français de loisirs Club Med, l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi a finalement jeté l’éponge et c’est donc le conglomérat chinois Fosun du milliardaire Guo Guangchang qui va remporter la mise. Une bataille boursière acharnée qui aura duré 18 mois, la plus longue bataille d’OPA de l’histoire de la Bourse de Paris. Mais le prix à payer ne fait pas de l’enseigne française une bonne affaire avant longtemps. Le groupe français Club Med compte 70 villages de vacances dans 26 pays et emploie quelque 13 000 salariés. 

L’homme d’affaires italien Andrea Bonomi a décidé de ne pas surenchérir sur l’offre chinoise à 24,60 euros pour une action Club Med. L’affaire remonte à mai 2013 quand le conglomérat chinois Fosun annonce une OPA amicale sur le Club Med à 17 euros l’action. Amicale, des actionnaires minoritaires ne l’entendent pas ainsi et, après un an de recours en justice, Bonomi offre à son tour 17,50 euros l’action.

S’engage alors une surenchère entre les deux camps. Fosun, le tour opérateur chinois U-tour avec le soutien du PDG du Club Med Henri Giscard d’Estaing d’un côté, l’italien Bonomi et ses associés de l’autre. A coup d’un euro de plus l’offre est relevée pas moins de 7 fois par l’un puis l’autre candidat.

Mais à l’issue de l’opération, le Club Med est désormais valorisé à 939 millions d’euros, contre 540 millions d’euros en mai 2013. A ce prix-là et vu la faible rentabilité actuelle du Club Med, le vainqueur de cette lutte boursière n’est pas prés de voir le Club Med même reconverti vers le haut de gamme lui rapporter beaucoup d’argent.

Fosun a mis l’accent sur le développement en Chine, « premier marché du tourisme au monde » , et au Brésil avec son partenaire l’industriel brésilien Nelson Tanure qui dirige le conglomérat Docas Investimentos.

Le consortium piloté par Fosun, Gaillon Invest II, réunit le Français Ardian, la compagnie d’assurance portugaise Fidelidade, contrôlée par Fosun, et le Chinois U-Tour, l’une des principales agences de voyage en Chine, ainsi que l’industriel brésilien Nelson Tanure.

Réactions politiques

Le Front national a reproché au gouvernement l’absence d’une solution nationale qui aurait permis d’assurer l’avenir du groupe, que le FN considère comme « une extension naturelle de la ‘marque’ France ».

« Club Med deviendra Club Mer de Chine une entreprise ambassadrice de notre art de vivre et de notre art de la fête. Il ne s’agit donc pas d’un simple groupe de tourisme et sa perte apparaît aujourd’hui comme une tache de plus sur la politique économique des gouvernements français UMPS », a déclaré le vice-président du parti Florian Philippot.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a réagi à ces propos : « Pour poursuivre son développement, la direction du Club Méditerranée a choisi le concours d’investisseurs internationaux. Les commentaires alarmistes et racistes ne sont pas d’actualité ».

 

Source : RFI

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