Tribunal de Thies: Issa Sow condamné à 20 ans de travaux forcés et à payer 30 millions de Fcfa

Le 27 avril 2017, la quiétude du village de Leona Mbaye , localité Mboro a été alerté par des cris laissant augurant un mauvais présage ; en effet, l’un des habitants , Cheikh Niang 45 ans, berger de son état, marié à trois femmes, vient de succomber à ses blessures, après plusieurs violents coups de machette que lui avait porté Issa Sow 25 ans .

Aussitôt informés , les gendarmes se sont rendu dans la brousse de la dite localité, lieux du crime ou d’importantes traces de sang ont été relevées. La victime agonisante avait été transportée à l’hopital Abdoul Aziz Sy de Tivaouane ou il succomba. Le certificat de genre de mort faisait mention de plusieurs lésions visibles sur les deux poignets, des coudes, et sur la partie gauche de la nuque qui lui a été fatale. Auparavant, le torchon brulait entre les antagonistes car Cheikh avait accusé publiquement Issa d’avoir participé en septembre 2017, au vol de ses deux bœufs avant de lui interdire l’accès à sa concession. Une rancune que semblait ruminer l’accusé. Six mois se sont écoulés entre l’accusation et la mort de Cheikh Niang.

Au cours de l’enquête préliminaire, Issa Sow a reconnu les faits qui lui étaient reprochés et explique qu’il avait trouvé la victime entrain de couper des feuilles dans la brousse et qu’il n’avait fait que lui rappeler l’interdiction des agents forestiers. Toujours, selon lui, ce dernier l’aurait injurié avant que la discussion ne dégénère. C’est quand Cheikh Niang l’avait menacé avec une arme , qu’il a sorti sa machette pour se défendre. Les villageois ont été alertés par le cheval de la victime qui est revenu à brides abattues dans la concession avec une banquette imbibée de sang. Les premiers venus sur les lieux, ont trouvé la victime presque morte, couché sur le coté, dans une mare de sang. Malick Sow, frère du coupable, affirme qu’après le meurtre il l’avait informé de son forfait avant qu’il ne lui demande de se rendre à la gendarmerie.

En répondant aux questions du Président, dans son modus opérandi du meurtre, Issa Sow soutenait mordicus qu’il n’avait assené que 4 coups à la victime, dont le dernier, à la nuque quand ce dernier cherchait à lui porter le coup de grâce. Or , ses épouses comme les villageois reconnaissaient Cheikh ne disposait pas d’arme et ne disposait au moment des faits qu’une tige en fer pour cueillir des feuilles de « Kàdd » pour son bétail .

Question du président : « Apres avoir été accusé de vol par ton antagoniste, pourquoi n’aviez vous pas porté plainte ? » Silence coupable du prévenu. Le ministère Public en appréciant les faits à qualifier l’acte non pas de meurtre mais de pure assassinat, soulignant la méthode impitoyable d’Issa qui consistait à lui porter des coups aux poignet aux coudes, aux tibias, à l’abdomen et à la nuque comme s’il voulait le faire souffrir. L’avocat de la défense du prévenu avait fort pour extirper son client de la perpétuité. Il avait demandé la disqualification du délit d’assassinat en coups mortels ayant entrainé la mort sans volonté de la donner. Le tribunal l’a reconnu coupable et la condamné à 20 ans fe travaux forcés et à payer à titre de dédommagement la somme de 3O millions aux trois épouses du défunt. Issa Sow a seulement 15 jours pour faire appel .

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