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Société sur Thies info
Une affaire pour le moins inhabituelle a été jugée devant le Tribunal de grande instance de Kaffrine.
A. C. était poursuivi pour le vol d'un attelage composé d'un cheval et d'une charrette à Dakar.
Selon le dossier, la charrette aurait été dérobée au niveau du terrain Acapes des Parcelles-Assainies.
Après le vol, A. C. aurait pris la direction de la région de Kaffrine avec l'attelage, avec l'intention de le revendre.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits. Il a expliqué avoir conduit le cheval et la charrette de Dakar jusqu'à Missira Wadène, effectuant le trajet en quatre jours de marche.
Une fois arrivé dans la région de Kaffrine, il aurait contacté son ami O. S. afin que celui-ci l'aide à trouver un acheteur.
Les deux hommes auraient ensuite tenté de vendre la charrette au marché local pour seulement 20 000 F CFA.
Le prix proposé aurait éveillé les soupçons des commerçants et des riverains, qui ont alerté les forces de l'ordre. Les deux hommes ont été interpellés avant que la vente ne soit conclue.
À l'issue du procès, A. C. a été reconnu coupable de vol et condamné à deux ans de prison ferme, ainsi qu'à une amende de 500 000 F CFA.
Son ami O. S., poursuivi pour complicité de vol, a écopé de trois mois de prison.
Aux Parcelles-Assainies, Unité 1, un homme de 62 ans a été retrouvé mort dans sa chambre le 23 septembre vers 20 heures.
Le corps était dans un état de décomposition avancée.
Ce sont les odeurs qui auraient alerté les colocataires de la victime. Les policiers du commissariat d'arrondissement de Golf-Sud ont été appelés sur les lieux.
Après ouverture de la chambre, ils ont découvert le corps de S. B. D., qui vivait seul dans cette pièce depuis environ deux ans.
Son frère, P. C. I. D., domicilié à Thiaroye, s'est rendu sur place après avoir été informé.
Le médecin légiste, Dr S. Sow, de l'hôpital Daal Jamm, a effectué les constatations. Toutefois, l'état très avancé de décomposition du corps ne permettait pas de pratiquer une autopsie.
Les causes exactes du décès n'ont donc pas pu être déterminées.
Le service d'hygiène a procédé à la désinfection de la chambre. Sur instruction du procureur Saliou Dicko, les sapeurs-pompiers ont procédé à l'enlèvement du corps en vue de son inhumation.
Aux Parcelles-Assainies, Unité 14, un apprenti-chauffeur de 26 ans, Moustapha Ba, domicilié à Jaxaay, a été interpellé puis déféré au parquet de Dakar pour un vol présumé dans une mosquée.
Les faits se sont produits le 23 septembre vers 14 heures.
Selon les informations rapportées, un fidèle, M. Dramé, était entré dans la mosquée pour prier après avoir laissé ses bagages à l'entrée.
Un témoin, A. Ndiaye, aurait vu Moustapha Ba s'emparer des affaires avant de tenter de partir.
Le témoin l'aurait poursuivi et aidé à l'interpeller.
Les bagages contenaient notamment des produits insecticides en spray et en poudre.
Lors de son audition, le mis en cause aurait reconnu les faits tout en invoquant l'influence de Satan et en demandant la clémence de la justice.
Il a ensuite été déféré au parquet de Dakar.
À Thiès, la Division des investigations criminelles a interpellé Maguette Barka Ndiaye, ingénieur en génie urbain domicilié à Keur Massar, dans une affaire d'escroquerie et de faux en écriture publique présumés.
Selon les éléments rapportés, les faits remontent à 2025 et 2026.
Deux plaignants, S. Mbaye et S. B. Diouf, lui auraient remis respectivement 21 799 997 F CFA et 35 839 830 F CFA.
L'argent aurait été versé dans le cadre d'un projet présenté comme un marché de réhabilitation d'une route à Thiès.
Pour convaincre ses interlocuteurs, le mis en cause aurait affirmé attendre du Trésor public un paiement de 99,9 millions de F CFA, qui devait notamment permettre de régler la prestation et de rembourser les sommes avancées.
Un document portant le sceau de la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) aurait également été présenté pour appuyer cette version.
Mais, selon les éléments de l'enquête rapportés par PressAfrik, les vérifications de la DIC ont conclu que le document était faux.
Le mis en cause aurait également présenté un document sans cachet ni signature pour justifier l'attribution du marché.
L'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes et les responsabilités dans cette affaire.
La Croix-Rouge sénégalaise organise à Thiès une formation de cinq jours destinée à renforcer les capacités de ses volontaires dans l’évaluation des besoins d’urgence et la planification des interventions.
Une affaire mêlant promesse de multiplication d’argent, prétendus sacrifices mystiques et mystérieuses mallettes remplies de billets d’euros a été examinée par le Tribunal correctionnel spécial de Pikine-Guédiawaye. L’affaire oppose C. S. Niane, âgé de 28 ans et domicilié à Mbao, à B. S. Diop, un marabout de 63 ans établi en Espagne.
Selon les éléments rapportés par L’Observateur, le dossier porte sur une somme de plus de 32 millions de francs CFA que le plaignant affirme avoir remise au prévenu dans le cadre d’une opération présentée comme capable de transformer cette mise en un milliard de francs CFA.
Une promesse de multiplier l’argent
À la barre, B. S. Diop affirme avoir découvert C. S. Niane à la télévision avant de prendre contact avec lui. Il soutient lui avoir transféré au total 32 237 114 francs CFA, notamment par l’intermédiaire de MoneyGram et Wave.
Le plaignant affirme disposer des justificatifs des différents transferts effectués. Il explique avoir remis cet argent dans le cadre d’une opération mystique appelée « Tabbil », qui devait, selon ses déclarations, permettre de multiplier considérablement la somme engagée.
Plus surprenant encore, le plaignant affirme avoir aperçu chez le prévenu des mallettes contenant, selon lui, des liasses de billets en euros. Ces éléments ont constitué une partie importante des débats lors de l'audience.
Le prévenu reconnaît une partie des sommes
C. S. Niane conteste toutefois le montant avancé par la partie civile. S'il reconnaît avoir reçu de l'argent, il affirme n'avoir perçu qu'environ 16 millions de francs CFA.
Le prévenu ne nie pas non plus avoir proposé une opération destinée à multiplier l'argent. Mais il soutient que celle-ci n'a pas abouti pour une raison particulière : les conditions mystiques nécessaires à sa réalisation n'auraient pas été entièrement respectées.
Il affirme notamment que les sacrifices demandés n'avaient pas été réalisés dans leur intégralité et qu'il manquait encore 11 millions de francs CFA pour poursuivre l'opération.
Le parquet parle de manœuvres frauduleuses
Au cours du procès, le parquet a considéré que les faits reprochés au prévenu pouvaient être constitutifs d'escroquerie et de charlatanisme. Le ministère public a ainsi requis un an de prison ferme contre C. S. Niane.
La défense a, pour sa part, plaidé la relaxe. Elle a notamment fait valoir que le plaignant connaissait lui-même le milieu mystique dans lequel il s'était engagé et qu'il aurait accepté volontairement de participer à cette opération.
Six mois de prison ferme
Au terme des débats, le tribunal n'a pas suivi entièrement les réquisitions du parquet.
C. S. Niane a finalement été condamné à six mois de prison ferme. Le tribunal l'a également condamné à verser 52 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la partie civile.
Cette affaire met en lumière les risques liés aux promesses de multiplication de fonds à travers des pratiques mystiques, notamment lorsque des sommes importantes sont remises sans garanties vérifiables.
Une affaire d’escroquerie foncière présumée impliquant un imam était examinée ce mardi devant le Tribunal de grande instance de Mbour. M. Faye, imam à Saly Carrefour, est poursuivi à la suite d’une plainte déposée par I. Bâ, qui lui reproche de lui avoir vendu une parcelle pour 18 millions de francs CFA alors que le terrain ne lui appartenait pas.
Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux hommes se seraient rencontrés en janvier dernier. À cette période, I. Bâ, qui souhaitait acquérir un terrain sur la Petite Côte, aurait fait part de son projet à M. Faye.
L’imam lui aurait alors proposé une parcelle située dans la zone de Médine. Après une visite des lieux, les deux parties auraient convenu d’un prix de vente fixé à 18 millions de francs CFA.
Le plaignant aurait remis la totalité de cette somme au prévenu. En retour, M. Faye lui aurait fourni des documents présentés comme justificatifs de la transaction, notamment un acte de vente.
C’est au moment où I. Bâ aurait entrepris les démarches administratives pour faire muter le terrain à son nom que les premières difficultés seraient apparues.
Une dizaine de jours après la transaction, il se serait rendu à la mairie ainsi qu’à la préfecture de Mbour. Les vérifications effectuées sur place auraient révélé que la parcelle ne figurait pas comme appartenant à l’imam.
Le plaignant aurait alors tenté de joindre M. Faye afin d’obtenir des explications. Ses démarches étant restées infructueuses, il a finalement décidé de saisir la justice.
L’imam a été interpellé avant d’être déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour, dans le cadre de cette procédure.
À la barre, M. Faye a contesté les accusations portées contre lui. Il aurait maintenu que la parcelle lui appartenait et expliqué qu’elle lui aurait été offerte par un ancien maire de la commune de Mbour.
Cette déclaration a ainsi introduit dans le dossier le nom d’un ancien édile, cité par le prévenu pour expliquer l’origine de ses droits présumés sur le terrain.
À l’issue de l’audience, le procureur a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé son verdict au 29 septembre 2026.
En attendant cette date, le prévenu reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
Émoi et consternation à Mbour 4 Extension, à Thiès. Un jeune berger âgé de 13 ans, habitant de Peulh Gua, a été retrouvé mort dans une fosse septique située dans le secteur, à hauteur de la station MK, sur l’axe menant vers l’autoroute.
La découverte macabre a suscité une vive émotion dans le quartier. Selon des informations recueillies auprès d’une source locale, le corps de l’adolescent a été retrouvé au fond d’une fosse septique.
Au moment où les premières informations ont été rapportées, les sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur les lieux pour procéder à l’extraction du corps. L’intervention devait permettre de récupérer la dépouille afin de la remettre aux autorités compétentes pour les besoins de la procédure.
La victime, présentée comme un jeune berger de 13 ans, était portée disparue depuis samedi dernier. Les circonstances dans lesquelles elle s’est retrouvée dans cette fosse restent, pour l’heure, à déterminer.
Certaines informations évoquent la possibilité d’un acte criminel, notamment l’hypothèse d’un homicide volontaire. Toutefois, cette piste ne peut être considérée comme établie à ce stade. Les circonstances exactes du décès devront être déterminées par l’enquête ouverte à la suite de cette découverte.
Les services compétents devraient désormais chercher à comprendre comment le jeune garçon a pu se retrouver dans cette fosse et établir les circonstances précises de sa mort. Les témoignages de ses proches et des habitants du quartier pourraient notamment contribuer à retracer ses derniers déplacements.
La découverte de son corps met également en lumière les risques liés aux fosses septiques et autres ouvrages non sécurisés dans certaines zones d’habitation.
Dans le quartier Mbour 4 Extension, l’émotion reste forte alors que les habitants attendent désormais les conclusions de l’enquête pour comprendre ce qui est réellement arrivé à l’adolescent porté disparu depuis plusieurs jours.
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