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Société sur Thies info
Un drame a plongé la communauté de Golgaindé, dans la région de Thiès, dans la consternation. Amadou Ba, âgé de seulement 14 ans et fils du chef de village, a perdu la vie par noyade dans un bassin d’eau.
Malheureusement, le jeune garçon n’a pas survécu à la noyade. Sa disparition brutale a suscité une vive émotion au sein de la population de Golgaindé, particulièrement touchée par la perte du fils du chef de village.
Les circonstances exactes de l’accident restent encore à éclaircir. Le drame rappelle également les risques auxquels peuvent être exposés les enfants et les adolescents qui fréquentent les zones de pâturage, notamment à proximité des bassins et autres points d’eau.
À Golgaindé, la communauté est désormais plongée dans la douleur après cette disparition tragique qui endeuille une famille et tout un village.
Le drame s’est produit ce jeudi, aux environs de 16 heures. Selon les informations rapportées, l’adolescent était parti faire paître les bêtes dans la journée. C’est au cours de cette activité qu’il s’est retrouvé dans un bassin d’eau, dans des circonstances qui restent à déterminer.
Malheureusement, le jeune garçon n’a pas survécu à la noyade. Sa disparition brutale a suscité une vive émotion au sein de la population de Golgaindé, particulièrement touchée par la perte du fils du chef de village.
Les circonstances exactes de l’accident restent encore à éclaircir. Le drame rappelle également les risques auxquels peuvent être exposés les enfants et les adolescents qui fréquentent les zones de pâturage, notamment à proximité des bassins et autres points d’eau.
À Golgaindé, la communauté est désormais plongée dans la douleur après cette disparition tragique qui endeuille une famille et tout un village.
Une opération nocturne menée par les éléments du commissariat de la Médina a conduit à l’interpellation de huit individus à l’intérieur du cimetière de Soumbédioune, situé sur la Corniche Ouest de Dakar.
L’intervention des policiers fait suite à plusieurs plaintes faisant état de faits préoccupants dans l’enceinte du cimetière, notamment des dégradations, des vols et des actes de violence. Face à ces signalements, les forces de l’ordre ont renforcé leur surveillance des lieux.
Dans la nuit du 24 août, aux alentours de 23 heures, les policiers de la Médina ont effectué une descente au cimetière. Ils y ont découvert et interpellé huit personnes qui s’y trouvaient à une heure où l’accès au site était particulièrement inhabituel.
Selon les informations rapportées par la presse, le groupe était composé de cinq Sénégalais, d’un ressortissant nigérien et de deux Guinéens.
Conduits au commissariat pour être entendus, les huit individus ont tenté de justifier leur présence sur les lieux en expliquant qu’ils étaient venus y passer la nuit. Cette version n’aurait toutefois pas convaincu les enquêteurs, compte tenu du contexte et des plaintes déjà enregistrées concernant des incidents dans le cimetière.
À l’issue de leur audition, les suspects ont été maintenus à la disposition de la justice. Ils ont finalement été déférés au parquet ce jeudi pour des faits présumés de profanation de sépultures.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer les raisons exactes de leur présence dans le cimetière à une heure aussi tardive et de vérifier leur éventuelle implication dans les dégradations, vols ou autres incidents signalés dans les lieux.
Les huit mis en cause bénéficient naturellement de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice.
Une affaire impliquant une mineure de 13 ans a conduit un tôlier âgé de 21 ans devant la justice à Jaxaay. A. Camara, domicilié à l’Unité 17 de Jaxaay, est soupçonné de détournement de mineure et d’abus répétés sur l’adolescente. L’enquête, menée par les éléments du commissariat d’arrondissement de Jaxaay, a permis de retracer les circonstances dans lesquelles la jeune fille avait quitté le domicile familial.
La disparition de l’adolescente inquiète sa famille
Les faits remontent au 5 août 2026. Ce jour-là, le père de la mineure, M. Diop, est rentré du travail dans la soirée avant de constater que sa fille n’était pas à la maison.
Il s’est alors renseigné auprès de son épouse. Celle-ci lui aurait indiqué qu’elle ne savait pas non plus où se trouvait l’adolescente. Face à cette situation, la famille a commencé à effectuer des recherches dans le quartier.
Au cours des investigations menées par les proches, le nom d’A. Camara est apparu. Selon les informations recueillies par la famille, le jeune homme serait venu chercher la mineure.
L’adolescente est finalement rentrée au domicile familial le lendemain matin, 6 août. Son père a alors décidé de se rendre au commissariat de Jaxaay pour signaler les faits et déposer plainte contre le jeune homme.
Les déclarations de la mineure
Entendue par les enquêteurs en présence de ses parents, la jeune fille a déclaré connaître A. Camara depuis plusieurs mois. Elle a expliqué qu’une relation s’était installée entre eux depuis plus de cinq mois.
Au cours de son audition, elle a également fait état de plusieurs faits survenus durant cette période.
Concernant particulièrement la journée du 5 août, elle a expliqué qu’elle se trouvait avec le suspect à Darou Thioub, dans une chambre que celui-ci aurait louée. Ils y auraient passé la nuit.
Les déclarations de la mineure ont ainsi conduit les enquêteurs à intensifier leurs recherches pour retrouver A. Camara et l’entendre sur les faits qui lui étaient reprochés.
Une traque qui prend fin lors d’une patrouille
Dès le 6 août, les policiers ont entrepris des recherches pour localiser le suspect. Mais celui-ci demeurait introuvable dans un premier temps.
Les éléments de la brigade de recherches du commissariat de Jaxaay ont poursuivi leurs investigations et multiplié les patrouilles dans le secteur.
C’est finalement au cours d’une patrouille nocturne que les policiers ont réussi à mettre la main sur A. Camara.
Le tôlier a été interpellé puis conduit dans les locaux du commissariat afin d’être entendu sur les accusations portées contre lui.
Le suspect reconnaît les faits
Lors de son interrogatoire, A. Camara aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés.
Le jeune homme a confirmé être en relation avec la mineure depuis plusieurs mois. Il aurait également reconnu la répétition des faits, sans toutefois être en mesure d’en préciser le nombre exact.
Ces déclarations ont été consignées dans la procédure établie par les enquêteurs.
La mineure refuse l’examen médical
Dans le cadre de l’enquête, une réquisition a été délivrée afin que l’adolescente puisse être examinée par un professionnel de santé.
Elle a été conduite à l’hôpital Youssou Mbergane de Rufisque pour y bénéficier d’un examen médical spécialisé.
Cependant, la mineure s’est opposée à cet examen. Son refus a été constaté puis consigné par les enquêteurs dans le procès-verbal.
Cet élément fait partie des données prises en compte dans la procédure judiciaire.
Le suspect présenté au procureur
Au terme de l’enquête, A. Camara a été déféré devant le procureur Saliou Dicko.
Le jeune homme est poursuivi pour des faits de détournement de mineure et d’abus répétés sur une mineure de 13 ans. Il appartient désormais à la justice d’examiner les différents éléments réunis par les enquêteurs et de déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire.
Une intervention policière a permis de porter secours à un menuisier âgé de 34 ans, retrouvé inconscient dans sa chambre, dans la nuit du jeudi 27 août 2026, au quartier Mbed Dame Diop, à Yeumbeul-Sud. L’homme, identifié par les initiales I. D., aurait ingéré un produit insecticide avant de perdre connaissance. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs font état d’un geste qui pourrait être lié aux difficultés financières et à la précarité auxquelles sa famille serait confrontée.
Les faits se sont produits dans un contexte particulièrement préoccupant pour les proches de la victime. Alerté d’une tentative de suicide aux environs de 22 h 30, le poste de police de Yeumbeul-Sud, placé sous le commandement du capitaine Sow, a immédiatement mobilisé une équipe pour se rendre au domicile concerné.
Une alerte qui déclenche l’intervention de la police
Dès qu’ils ont été informés de la situation, les policiers se sont rendus au quartier Mbed Dame Diop afin de vérifier les circonstances de l’alerte et surtout de porter assistance au jeune homme.
Sur place, les limiers ont découvert I. D. allongé au sol dans sa chambre. Le menuisier, âgé de 34 ans, respirait normalement au moment de l’intervention, mais son état ne lui permettait pas de communiquer avec les personnes présentes.
Face à la gravité de la situation, les policiers ont procédé aux premières constatations avant de solliciter les secours. Une attention particulière a également été accordée à l’environnement immédiat de la victime afin de rechercher d’éventuels indices permettant de comprendre ce qui venait de se passer.
Un flacon de produit insecticide retrouvé dans la chambre
Au cours des constatations effectuées dans la chambre, les enquêteurs ont découvert un flacon contenant un produit insecticide.
Selon les premiers éléments recueillis, le produit aurait été ingéré par le menuisier. Sa présence dans la chambre constitue ainsi un élément important pour l’enquête, même si les circonstances exactes et la quantité éventuellement consommée doivent encore être établies.
La découverte de ce produit a renforcé les soupçons des enquêteurs concernant un geste volontaire. Toutefois, les investigations devront permettre de déterminer avec précision la nature des faits et les circonstances dans lesquelles le produit a été consommé.
Sa mère raconte les minutes précédant la découverte
Entendue par les enquêteurs, la mère de la victime, K. Ba, a apporté plusieurs informations sur les moments qui ont précédé l’intervention des secours.
Selon son témoignage, son fils était rentré normalement du travail. Rien, dans son comportement immédiat, ne semblait laisser présager qu’un événement grave allait se produire.
Après son retour, le menuisier se serait retiré dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, sa mère aurait constaté qu’il se trouvait dans un état anormal.
En découvrant son fils inconscient, elle aurait immédiatement donné l’alerte et sollicité l’aide des voisins. Cette réaction rapide a permis de mobiliser les secours et les forces de l’ordre.
Des difficultés financières évoquées par la famille
Au cours de son audition, la mère de I. D. a également évoqué les difficultés auxquelles la famille serait confrontée.
D’après son témoignage, le menuisier se plaignait régulièrement de la précarité dans laquelle vivait le foyer. Les difficultés financières auraient constitué une source de préoccupations récurrentes pour le trentenaire.
Son activité professionnelle de menuisier ne lui aurait pas toujours permis de faire face aux charges et aux besoins de la famille. Ces difficultés auraient progressivement pesé sur son moral, selon les informations recueillies auprès de ses proches.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si ces problèmes sociaux et économiques ont effectivement joué un rôle dans le geste posé par le menuisier ou si d’autres facteurs doivent être pris en compte.
Les sapeurs-pompiers interviennent
Après leur arrivée sur les lieux, les sapeurs-pompiers ont pris en charge le trentenaire.
La victime, qui respirait encore normalement au moment où les policiers l’ont découverte, a été évacuée vers une structure sanitaire afin de recevoir une prise en charge médicale.
Son état de santé devra notamment permettre aux enquêteurs et aux proches de mieux comprendre les conséquences de l’ingestion présumée du produit. Les circonstances médicales précises restent toutefois du ressort des professionnels de santé.
Le procureur informé
Compte tenu de la nature des faits, le procureur Saliou Dicko a été informé de la situation.
Une enquête a été ouverte par les services de police afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les investigations devront notamment établir la chronologie exacte des événements, déterminer comment le produit insecticide a été ingéré et recueillir les témoignages des personnes présentes au moment des faits.
Les enquêteurs pourront également s'intéresser aux éventuelles difficultés personnelles, familiales ou financières rencontrées par la victime afin de comprendre ce qui aurait pu conduire à un tel geste.
Une affaire qui soulève la question de la précarité
Au-delà de l’intervention policière et médicale, cette affaire met une nouvelle fois en lumière le poids que peuvent représenter les difficultés économiques sur certaines familles.
À Yeumbeul-Sud, les proches du menuisier restent sous le choc après cette scène survenue dans la nuit. Selon les éléments recueillis auprès de sa mère, les problèmes financiers étaient devenus une préoccupation régulière pour le jeune homme.
Pour l’heure, les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée avant la fin des vérifications et des éventuelles auditions complémentaires.
Le dossier reste donc entre les mains des services compétents, qui devront établir avec précision les circonstances de cette tentative et déterminer les raisons exactes ayant conduit le menuisier à se retrouver dans cet état.
La cavale aura finalement pris fin. Recherché par les forces de sécurité, un individu présenté comme le chef d’un gang impliqué dans plusieurs agressions commises aux abords des combats de lutte a été interpellé par les éléments de la Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar.
L’arrestation est intervenue le 25 août 2026, après plusieurs jours de traque. Selon les informations rapportées par Seneweb, le suspect s’était notamment fait remarquer par son comportement sur les réseaux sociaux. Alors qu’il était activement recherché, il aurait publié plusieurs vidéos sur TikTok dans lesquelles il s’en prenait verbalement aux forces de l’ordre et proférait des menaces à l’endroit des agents chargés de le retrouver.
Il défiait les enquêteurs sur TikTok
Loin de chercher à se faire discret, le suspect aurait au contraire choisi de multiplier les provocations en ligne. À travers des vidéos diffusées sur TikTok, il affichait une certaine assurance et cherchait à donner l’image d’un homme difficile à atteindre.
Ces publications auraient également contribué à renforcer son influence auprès des membres du groupe qu’il dirigeait. Mais cette stratégie de provocation n’aura finalement pas empêché les enquêteurs de remonter sa piste.
Le mis en cause est soupçonné d’avoir dirigé un groupe qui ciblait notamment des personnes isolées à la sortie des combats de lutte. Profitant de la dispersion de la foule après les affrontements, les membres du gang auraient agressé certains citoyens avant de leur arracher leurs biens.
La forêt de Mbao comme refuge
Après leurs agressions présumées, les membres du groupe auraient pris l’habitude de se replier dans la forêt de Mbao. Cet espace leur aurait permis de se cacher et d’échapper momentanément aux recherches.
Le groupe aurait ensuite trouvé refuge dans le secteur des Parcelles Assainies de Keur Massar, où les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations afin d’identifier et de localiser ses membres.
Une nouvelle agression va cependant accélérer la chute du principal suspect.
Un témoin poignardé près d’une station-service
Dans la nuit du 24 au 25 août, aux environs de la station Shell de Keur Massar, un homme aurait été témoin d’une agression. En tentant de venir en aide à la victime, il aurait été pris à partie par les assaillants.
L’un d’eux lui aurait porté un coup de couteau à l’avant-bras. La première victime aurait également été blessée, tandis que sa moto aurait été caillassée.
Les victimes auraient été en mesure de reconnaître formellement le suspect lorsque celui-ci leur a été présenté par les enquêteurs.
Ces éléments auraient permis aux gendarmes de consolider le dossier et de procéder à son interpellation.
Des armes blanches et des résidus de chanvre retrouvés
La perquisition effectuée au domicile du suspect aurait également permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs éléments considérés comme compromettants.
Deux machettes ont notamment été retrouvées, ainsi que des bidons de diluant vides et des résidus de chanvre indien. Ces objets font désormais partie des éléments versés au dossier de l’enquête.
Le suspect a été placé en garde à vue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer son rôle exact dans les différentes agressions attribuées au groupe et à identifier d’éventuels complices.
Plusieurs chefs d’accusation retenus
À l’issue de son interpellation, le mis en cause fait l’objet de plusieurs accusations. Il est notamment cité dans une procédure portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, de vol à main armée, de violences et voies de fait, ainsi que de coups et blessures volontaires.
D’autres infractions sont également évoquées, notamment l’outrage à agent dépositaire de l’ordre public, la rébellion, la détention d’arme blanche et le trafic de chanvre indien.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les activités présumées du gang et sur l’éventuelle implication d’autres personnes.
Après avoir longtemps défié les forces de l’ordre sur TikTok, le présumé chef de gang se retrouve désormais entre les mains de la justice.
Une affaire conjugale a récemment secoué le quartier Diamwelly, à Tamba. Trois personnes, dont un couple marié, ont été déférées devant le parquet à la suite d’une scène qui aurait dégénéré en violences.
Au cœur de cette affaire, A. C., mari de M. C., qui affirme avoir découvert son épouse en compagnie d’un autre homme. D’après les informations rapportées par L’Observateur, les faits se sont déroulés le jeudi 20 août dans une chambre située au quartier Diamwelly.
Le couple traversait déjà une période difficile. Depuis le mois de Ramadan, à la suite d’une dispute conjugale, M. C. avait quitté le domicile conjugal pour retourner vivre chez ses parents. Elle avait également introduit une demande de divorce. Son mari, de son côté, n’aurait pas donné suite à cette requête.
C’est dans ce contexte tendu que A. C. aurait retrouvé son épouse en compagnie de S. S., qu’il présente comme son rival. Selon son récit livré aux enquêteurs, la découverte aurait provoqué une vive colère.
La situation aurait alors rapidement dégénéré. A. C. aurait saisi un couteau et porté un coup à S. S. au niveau du cou. La victime a été blessée et s’est vu prescrire une incapacité temporaire de travail de cinq jours.
Après les faits, le mari ne se serait pas contenté de quitter les lieux. Il aurait conduit son épouse ainsi que S. S. au domicile du délégué de quartier. Les protagonistes se sont ensuite rendus au commissariat central de Tamba pour permettre aux policiers d’établir les circonstances exactes de l’affaire.
Devant les enquêteurs, A. C. aurait expliqué qu’il soupçonnait depuis quelque temps S. S. d’entretenir une relation avec son épouse. Il affirme également lui avoir adressé plusieurs avertissements, restés selon lui sans effet.
Les deux autres protagonistes ont également été entendus dans le cadre de l’enquête. D’après le récit publié par L’Observateur, S. S. et M. C. auraient reconnu les faits qui leur étaient reprochés.
Au terme de la procédure, les trois personnes ont été déférées devant le procureur lundi dernier.
A. C. est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de cinq jours. Son épouse M. C. et S. S. sont, eux, poursuivis pour adultère.
L’affaire, qui devait initialement relever d’un conflit conjugal, a donc pris une tournure judiciaire après les violences survenues lors de la confrontation.
Une fausse image présentée sur les réseaux sociaux comme étant celle du principal suspect dans l’affaire du meurtre de Ndèye Bigué Sène suscite une mise au point ferme de la Police nationale. L’institution dément catégoriquement l’authenticité de ce visuel et affirme qu’il s’agit d’une image manipulée à l’aide de l’intelligence artificielle.
Depuis plusieurs heures, la photographie circule sur différentes plateformes numériques. On y voit un homme portant une tunique traditionnelle bleu clair, photographié devant un arrière-plan sombre. Le visuel comporte également la mention « Police Communication » ainsi que le logo de la Police nationale, donnant l’impression qu’il s’agirait d'une communication officielle des services de sécurité.
Mais cette apparence officielle est trompeuse. La Police nationale a indiqué que l'homme apparaissant sur cette image n'est pas le véritable suspect dans l'affaire du meurtre de Ndèye Bigué Sène.
Une image fabriquée avec l’intelligence artificielle
Selon les explications fournies par les services de sécurité, le montage aurait été réalisé à partir d’une photographie qui avait initialement été publiée par la Police nationale sur ses propres plateformes numériques.
Des personnes auraient ensuite utilisé cette photographie comme base pour modifier notamment le visage du protagoniste et certains éléments du cliché. Le résultat aurait finalement été présenté sur les réseaux sociaux comme une véritable photographie du mis en cause.
La présence du logo de la Police et d'éléments graphiques ressemblant à une publication institutionnelle aurait contribué à donner davantage de crédibilité à cette fausse information.
Cette affaire illustre une nouvelle fois les difficultés posées par la circulation de contenus générés ou modifiés grâce à l’intelligence artificielle. Une photographie peut désormais être profondément transformée tout en conservant une apparence suffisamment réaliste pour tromper les internautes.
La Police met en garde contre les fausses informations
Face à la propagation du cliché, la Police nationale appelle à la vigilance. L'institution cherche notamment à éviter qu'une personne totalement étrangère à l'affaire soit publiquement identifiée, accusée ou exposée à des représailles sur la base d'une simple image falsifiée.
La diffusion d'une fausse photographie dans une affaire criminelle peut en effet avoir des conséquences particulièrement graves. Au-delà de la désinformation, elle peut porter atteinte à la réputation d'une personne et compliquer le travail des enquêteurs.
La Police indique également vouloir faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles cette image a été fabriquée puis diffusée.
Le véritable suspect avait déjà été interpellé
Cette mise au point intervient alors que l'affaire du meurtre de Ndèye Bigué Sène continue de faire l'objet d'une importante attention à Tivaouane.
Le principal suspect avait été interpellé dans le cadre de l'enquête et, selon les informations communiquées précédemment, il était passé aux aveux devant les enquêteurs.
Ces éléments ne doivent toutefois pas être confondus avec la fausse photographie actuellement diffusée en ligne. La Police insiste précisément sur le fait que le visage figurant sur le montage viral ne correspond pas à celui du véritable mis en cause.
Une affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions
Le meurtre de Ndèye Bigué Sène a profondément marqué l'opinion publique, notamment dans un contexte où Tivaouane accueillait les fidèles à l'occasion du Gamou 2026.
La forte émotion provoquée par cette affaire a également favorisé la circulation de nombreuses informations sur les réseaux sociaux. Certaines publications reprennent des éléments issus de l'enquête, tandis que d'autres mélangent informations vérifiées, rumeurs et contenus manipulés.
La diffusion de cette fausse photographie constitue donc un nouvel épisode dans cette bataille autour de l'information.
La Police nationale rappelle, à travers son démenti, qu'une image portant son logo ou donnant l'apparence d'une communication officielle ne constitue pas nécessairement une preuve d'authenticité. Dans ce dossier comme dans toute affaire judiciaire, seule l'information provenant des sources officielles et des autorités compétentes doit être considérée avec sérieux.
En attendant la suite de la procédure, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d'établir avec précision les circonstances du meurtre de Ndèye Bigué Sène et de déterminer les éventuelles responsabilités. La Police entend également identifier les auteurs de cette manipulation numérique et les conditions dans lesquelles le faux visuel a été propagé sur les réseaux sociaux.
Une affaire de vol de bétail a été élucidée par la brigade de proximité de la gendarmerie de Tivaouane Peulh, à la suite d’une patrouille effectuée dans la nuit du 21 au 22 août 2026. Les enquêteurs ont intercepté un homme qui convoyait un troupeau de 17 bovins avec deux autres individus. Les investigations ont finalement permis de découvrir que le principal suspect était l’ancien berger du propriétaire des animaux, lequel l’avait licencié quelques mois auparavant pour des faits similaires.
Une patrouille de nuit qui permet de mettre la main sur un suspect
Tout commence à la suite de plusieurs signalements transmis par des habitants du secteur d’Apix. Ces derniers avaient alerté les forces de sécurité sur la présence de charretiers qui circuleraient en groupe sur certains axes, notamment entre la bande de filaos, la route MKA Paix, le rond-point Mandoumbé, Keur Massar et Malika.
Face à la multiplication de ces dénonciations, la brigade de proximité de Tivaouane Peulh a renforcé les opérations de sécurisation dans cette zone. Une patrouille anti-agression, appuyée par des points de contrôle, a ainsi été déployée afin de surveiller les mouvements suspects durant la nuit.
Entre 22 heures et 6 heures du matin, dans la nuit du 21 au 22 août, les gendarmes ont aperçu trois individus qui conduisaient un important troupeau de bovins. Les animaux venaient de la direction de la VDN 3 et étaient conduits vers l’axe Mbeubeuss-Apix.
À la vue du véhicule des gendarmes, les trois hommes auraient immédiatement pris la fuite en direction de la bande de filaos. Une course-poursuite s’est alors engagée. Si deux des suspects ont réussi à échapper aux militaires, le troisième a été rattrapé et interpellé.
Des explications qui ne convainquent pas les gendarmes
Conduit pour être interrogé, le suspect a donné plusieurs versions concernant l’origine du troupeau. Dans un premier temps, il aurait expliqué qu’il avait récupéré les bêtes avec deux complices, identifiés comme A. Sow et S. Sow, afin de les acheminer vers Keur Ndiaye Lo.
Face aux questions des enquêteurs, il a ensuite changé de version et affirmé que les animaux lui appartenaient. Il aurait expliqué avoir perdu son troupeau sans toutefois avoir signalé cette disparition aux autorités.
Mais les enquêteurs ont relevé une incohérence importante dans ses déclarations. Le suspect avait notamment indiqué que ses animaux étaient reconnaissables grâce à des traits horizontaux situés sur la cuisse gauche.
Or, les bêtes retrouvées par les gendarmes portaient d’autres marques d’identification. Certaines étaient estampillées « AS », tandis que d’autres présentaient une flèche, la lettre « T » ou encore la lettre « O ».
Ces différences ont renforcé les soupçons des enquêteurs et les ont poussés à approfondir les recherches sur l’identité du propriétaire du troupeau.
Un troupeau de 17 bovins
Le cheptel récupéré était composé de 17 bovins. Il comprenait deux veaux, l’un de couleur blanche et l’autre de couleur marron, ainsi que 15 femelles.
Parmi ces dernières, deux étaient de robe marron et treize de robe blanche.
Le suspect, qui aurait déclaré être domicilié à Noflaye, sur la route de Bambilor, n’a toutefois pas réussi à fournir d’explications convaincantes permettant de justifier sa possession de ces animaux.
Les gendarmes ont alors sollicité le président des éleveurs de Tivaouane Peulh, A. Sow, afin de faciliter l’identification des bovins.
Grâce notamment à un groupe WhatsApp regroupant des bergers et acteurs du secteur de l’élevage à travers le Sénégal, les recherches ont permis de retrouver le véritable propriétaire du troupeau.
Le propriétaire reconnaît son ancien berger
Le propriétaire identifié est un éleveur établi à Malika. Celui-ci avait justement constaté, le matin même, la disparition de ses animaux.
Face à cette disparition, il s’était rendu au commissariat de Malika afin de faire une déclaration.
Lorsqu’il a été informé que son troupeau avait été retrouvé par la brigade de Tivaouane Peulh, il s’est immédiatement déplacé pour vérifier l’information et récupérer ses animaux.
C’est lors de la présentation du suspect que l’affaire a pris une tournure inattendue.
Le propriétaire a formellement reconnu l’homme interpellé par les gendarmes. Il s’agissait, selon ses déclarations, de son ancien berger, Amadou Ka, âgé de 27 ans et domicilié à Bambilor.
Six mois de travail, six vaches disparues
Le propriétaire a expliqué aux enquêteurs qu’Amadou Ka avait travaillé à son service pendant environ six mois.
Mais cette collaboration avait été interrompue après plusieurs disparitions de bétail.
Selon les déclarations du propriétaire, six vaches avaient déjà disparu durant la période où le jeune homme travaillait comme berger. À chaque disparition, des plaintes avaient été déposées auprès du commissariat de Malika.
Face à la répétition de ces incidents, le propriétaire avait finalement décidé de mettre fin à la collaboration et de licencier son berger.
Quelques mois plus tard, les deux hommes se sont donc retrouvés dans des circonstances particulièrement inattendues : le premier venait identifier son troupeau disparu, tandis que le second était interpellé alors qu’il conduisait les animaux avec deux autres personnes.
Le suspect finit par reconnaître les faits
Réentendu par les enquêteurs le 22 août 2026 à 10 heures, Amadou Ka aurait finalement reconnu les faits qui lui étaient reprochés.
Le suspect aurait également sollicité la clémence de la justice.
À l’issue des investigations, les éléments recueillis par les gendarmes ont conduit au placement en garde à vue du jeune homme pour des faits présumés de vol en réunion portant sur 17 bovins, commis durant la nuit.
Les deux autres membres du groupe, A. Sow et S. Sow, qui ont réussi à prendre la fuite lors de l’intervention, font pour leur part l’objet d’un avis de recherche et d’arrestation.
Une deuxième affaire liée au chanvre indien
La brigade de proximité de Tivaouane Peulh ne s’est pas limitée à cette opération.
Le lendemain, dimanche 23 août, les gendarmes ont également procédé à l’interpellation d’un jeune homme dans le quartier de Namora.
Sur renseignement, les forces de sécurité ont effectué une descente dans un bâtiment inachevé présenté comme un lieu fréquenté par des personnes soupçonnées de s’adonner au trafic de chanvre indien.
L’opération a été menée avec l’appui de plusieurs brigades ainsi que du GEMS.
À l’arrivée des gendarmes, plusieurs jeunes ont tenté de prendre la fuite. Parmi eux figurait M. M. Konté, alias « Naby Amsa », âgé de 22 ans et présenté comme un ouvrier domicilié à Tivaouane Peulh.
Pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre, le jeune homme aurait grimpé sur une terrasse. Mais sa tentative de fuite a finalement échoué et il a été rattrapé par les gendarmes.
Cinq cornets retrouvés
La fouille effectuée sur place a permis de découvrir cinq cornets contenant du chanvre indien.
Le suspect aurait toutefois contesté être le propriétaire de la drogue retrouvée.
Malgré ses dénégations, l’enquête s’est poursuivie et les éléments réunis par les enquêteurs ont conduit à son interpellation pour des faits présumés de détention, usage, trafic, offre et cession de chanvre indien.
Les deux affaires ont finalement été transmises au parquet.
Amadou Ka et M. M. Konté, alias « Naby Amsa », ont été présentés au procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les deux complices présumés impliqués dans le vol des 17 bovins.
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