Menu
Navigation
Société

Société sur Thies info

Un jeune mécanicien de 18 ans a été placé sous mandat de dépôt après avoir piraté le compte WhatsApp d'une élève de 19 ans afin de récupérer des vidéos intimes, qu'il aurait ensuite utilisées pour la faire chanter et tenter d'obtenir des faveurs sexuelles.


Cyberchantage à Pikine : une élève piègée après avoir prêté son téléphone

Selon les éléments de l'enquête, les faits se sont déroulés le 13 juillet 2026 à Golf. La jeune femme, domiciliée à Dalifort, attendait un colis à un arrêt du Bus Rapid Transit (BRT) lorsqu'elle a été abordée par le suspect. Ce dernier lui aurait demandé de lui prêter son téléphone sous prétexte de passer un appel urgent, faute de crédit.
 

Profitant de la confiance de la victime, le jeune homme se serait isolé quelques instants avec l'appareil. Au lieu d'effectuer son appel, il aurait accédé au compte WhatsApp de la jeune femme, consulté ses conversations et transféré à son propre numéro plusieurs vidéos privées qu'elle avait précédemment partagées avec un contact.
 

Le lendemain, la situation a pris une tournure inquiétante. Le suspect aurait recontacté la victime en lui renvoyant ses propres vidéos et en la menaçant de les diffuser sur les réseaux sociaux si elle refusait de satisfaire à ses exigences. Sous la pression, la jeune femme aurait d'abord envoyé deux nouvelles vidéos avant que son interlocuteur ne réclame une rencontre dans une chambre meublée de la Cité Alioune Sow, à Guédiawaye.
 

Selon le dossier, il lui aurait également demandé de prendre en charge les frais de location de la chambre. Prétextant l'heure tardive, la victime a finalement refusé de se rendre au rendez-vous.
 

Déterminée à mettre fin au chantage, elle s'est présentée le 15 juillet à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour déposer une plainte. Les investigations menées par les enquêteurs ont rapidement permis d'identifier et d'interpeller le suspect.
 

Lors de son audition, le mis en cause a reconnu les faits. L'exploitation de son téléphone portable a permis aux enquêteurs de retrouver les vidéos de la victime ainsi que les échanges contenant les menaces. Ces éléments numériques ont été saisis et versés au dossier de procédure.
 

Le jeune homme est poursuivi notamment pour collecte illicite et menace de diffusion de données à caractère personnel, atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui, chantage et tentative d'extorsion.
 
À l'issue de sa garde à vue, le dossier a été transmis au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Le parquet a ordonné son placement sous mandat de dépôt dans l'attente de son jugement devant le tribunal des flagrants délits.



Dimanche 19 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une affaire de chantage présumé à l'aide de vidéos intimes a conduit une candidate au baccalauréat à renoncer à se présenter aux épreuves. Le dossier a été examiné devant le tribunal des flagrants délits de Mbour, où le ministère public a requis deux ans d'emprisonnement, dont six mois ferme, contre le prévenu.


Il aurait utilisé des vidéos intimes pour empêcher son ex de passer le Bac

Selon les déclarations de la partie civile, une élève de terminale aurait décidé de mettre fin à sa relation avec son ancien compagnon. Ce dernier n'aurait pas accepté cette rupture et l'aurait menacée de diffuser des vidéos et des photos intimes si elle refusait de reprendre leur relation.
 

La jeune femme a expliqué devant le tribunal qu'elle devait se rendre à Ziguinchor pour passer les épreuves du baccalauréat. Craignant que les images ne soient envoyées à sa famille, elle affirme avoir annulé son déplacement et renoncé à composer.
 

À la barre, le prévenu a reconnu avoir entretenu une relation avec la plaignante, tout en niant les faits de chantage. Il a déclaré que les vidéos et les photos lui avaient été envoyées volontairement durant leur relation et a contesté avoir exercé des pressions sur son ancienne compagne.
 

Le parquet a estimé que les faits reprochés étaient particulièrement graves, soulignant qu'ils portent atteinte à la liberté et à la dignité des victimes. Il a ainsi requis une peine de deux ans d'emprisonnement, dont six mois ferme.
 

Le tribunal a mis l'affaire en délibéré. La décision sera rendue le 21 juillet 2026.



Dimanche 19 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une spectaculaire attaque à main armée a visé, dans la nuit du jeudi au vendredi, l'usine de la Compagnie de Distribution Automobile (CDA), implantée à Sébikotane. Menée par un commando de plus d'une dizaine d'individus lourdement armés, l'opération s'est soldée par quatre gendarmes blessés et le vol d'un important butin, relançant les inquiétudes sur la montée du grand banditisme dans cette zone stratégique.


Sébikotane : un commando lourdement armé attaque l'usine CDA, quatre gendarmes blessés

Une attaque préparée

Selon les premières informations, les assaillants ont fait irruption sur le site aux environs de 3 heures du matin. Après avoir neutralisé les agents de sécurité, ils se sont dirigés vers les bureaux où se trouvent les coffres-forts de l'entreprise. Ils se seraient emparés de leur contenu, qui comprendrait notamment des fonds destinés au paiement des travailleurs journaliers.
 

Les malfaiteurs auraient passé plus d'une heure à l'intérieur de l'usine avant l'arrivée des forces de sécurité. Leur action laisse penser à une opération minutieusement planifiée, les auteurs semblant connaître la configuration des lieux ainsi que l'emplacement des valeurs recherchées.
 

Échange de tirs avec la gendarmerie

Alertés, les éléments de la gendarmerie sont rapidement intervenus. Leur arrivée a donné lieu à un échange de tirs avec le commando. Au cours de cette intervention, quatre gendarmes ont été blessés avant que les assaillants ne réussissent à prendre la fuite avec leur butin.
 

Les militaires blessés ont été évacués vers l'hôpital de Fann pour y recevoir les soins nécessaires. À ce stade, leur pronostic vital n'a pas été communiqué officiellement.
 

Une enquête ouverte

Le montant exact du butin n'a pas encore été révélé par les autorités. Une vaste enquête a été ouverte afin d'identifier les auteurs de cette attaque, de retracer leur itinéraire de fuite et de déterminer les éventuelles complicités dont ils auraient bénéficié. Des opérations de ratissage ont également été engagées dans les secteurs environnants.
 

Une inquiétante recrudescence du banditisme

Cette attaque intervient dans un contexte marqué par plusieurs actes de grand banditisme dans les zones de Sébikotane et de Diamniadio. Ces dernières semaines, des braquages et des attaques ciblant des commerces et des services de transfert d'argent ont déjà été signalés, alimentant les préoccupations des populations et des acteurs économiques.
 
Ce nouveau coup de force remet en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les sites industriels et les entreprises manipulant d'importantes sommes d'argent. Les autorités devraient renforcer les dispositifs de surveillance afin de prévenir de nouvelles attaques de ce type.



Samedi 18 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour a examiné une affaire de trafic intérieur de stupéfiants impliquant trois prévenus : F. Kane, son père M. Kane et A. Ba. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et trafic de chanvre indien.


Il aurait voulu couvrir son père : un jeune homme encourt 10 ans de réclusion

Selon l'accusation, F. Kane aurait tenté de faire disparaître un sac contenant du chanvre indien en le jetant par-dessus un mur lors de l'arrivée des gendarmes, dans le but de protéger son père. Le jeune homme nie les faits et affirme qu'il ignorait totalement la présence de la drogue au domicile familial.
 

À l'audience, les versions des accusés se sont révélées contradictoires. A. Ba a d'abord parlé de cinq kilogrammes de chanvre indien, alors que ses précédentes déclarations évoquaient jusqu'à 210 kilogrammes. M. Kane reconnaît avoir accepté de garder la marchandise, mais conteste le rôle que lui prête l'accusation.
 

Le ministère public estime que les trois hommes ont participé à un trafic portant sur 210 kilogrammes de chanvre indien en provenance de la Casamance, destinés à la revente. Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle contre chacun des prévenus, rappelant que l'ignorance de la loi ne peut être invoquée pour échapper aux poursuites.
 

Les avocats de la défense ont demandé l'acquittement de F. Kane ou, à défaut, une requalification des faits, estimant qu'aucune preuve matérielle ne démontre son implication directe dans le trafic. Le délibéré est fixé au 21 août 2026.



Samedi 18 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Technicien en électromécanique, chercheur et diplomate humanitaire, Massar Mbengue défend une vision du développement centrée sur l'humain. Initiateur du concept Nitu Nit Ñi, il s'investit dans la solidarité, la participation citoyenne et le développement durable à travers ses recherches et ses actions de terrain.


Massar Mbengue : « La pensée de Cheikh Ahmadou Bamba est une réponse aux défis du développement moderne »

Dans une récente réflexion consacrée à la diplomatie humanitaire de Cheikh Ahmadou Bamba, il explique avoir voulu mettre en lumière l'actualité de la pensée du fondateur du mouridisme face aux défis contemporains. Selon lui, les crises économiques, sociales, environnementales et les conflits exigent des réponses fondées sur la paix, la solidarité, le travail et la responsabilité collective.
 

Pour Massar Mbengue, les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba dépassent le seul cadre religieux. Ils constituent une véritable vision du développement humain, dans laquelle l'économie est au service de l'homme, le travail est un facteur de dignité et la solidarité renforce la cohésion sociale.
 

Il définit la diplomatie humanitaire comme une approche privilégiant le dialogue, la prévention des conflits, l'entraide et la protection des personnes les plus vulnérables. À ses yeux, le parcours de Cheikh Ahmadou Bamba démontre qu'il est possible de transformer les épreuves en opportunités de paix, d'éducation et de développement.
 

Massar Mbengue cite également le Grand Magal de Touba comme un exemple de gouvernance communautaire. Il estime que cet événement illustre la capacité d'une communauté à s'organiser autour du volontariat, du partage et de la solidarité, constituant ainsi un modèle de développement territorial.
 

Cette vision rejoint son concept Nitu Nit Ñi, qui place l'être humain au cœur de toute politique de développement. Il insiste sur la participation citoyenne, l'innovation sociale et un développement durable qui profite à tous.
 

S'adressant à la jeunesse sénégalaise et africaine, Massar Mbengue invite les jeunes à miser sur le savoir, le travail et l'engagement citoyen. Selon lui, l'avenir des communautés dépend de la capacité de chacun à mettre ses compétences au service du bien commun, dans un esprit de solidarité et de responsabilité collective.



Samedi 18 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Deux enseignants ont été placés sous mandat de dépôt dans le cadre d'une information judiciaire ouverte après les accusations d'une élève de 12 ans. Les deux mis en cause contestent les faits qui leur sont reprochés, tandis que la justice poursuit ses investigations.


Yoff : deux enseignants écroués après les accusations d'une élève de 12 ans

L'affaire a débuté à la suite d'une plainte déposée par le père de la jeune fille. Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère de l'enfant aurait remarqué des griffures sur sa poitrine avant que sa fille ne lui livre un récit mettant en cause l'un des enseignants. La mineure a ensuite été entendue par les enquêteurs du commissariat de Dieuppeul.

Au cours de son audition, l'élève a relaté plusieurs faits présumés qui se seraient déroulés dans son établissement scolaire. Elle a également affirmé avoir été victime d'agressions remontant à plusieurs années, mettant en cause un second enseignant. Les deux hommes, âgés de 39 et 43 ans, ont été inculpés pour différentes infractions présumées sur mineure avant d'être placés en détention provisoire. Ils nient catégoriquement les accusations.

Les examens médicaux réalisés dans le cadre de la procédure ont toutefois donné des résultats divergents. Un premier rapport n'aurait relevé ni lésion ni élément biologique concluant, tandis qu'une contre-expertise aurait fait état de lésions anciennes et de résultats différents. Face à ces contradictions, le parquet a requis une troisième expertise médicale afin d'éclairer la justice.
L'information judiciaire se poursuit sous l'autorité du juge d'instruction. À ce stade de la procédure, les accusations portées contre les deux enseignants demeurent des allégations qui devront être examinées par la justice, dans le respect de la présomption d'innocence.



Vendredi 17 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

La célébration de la Tamkharit a viré au drame à Louly Sindia, dans le département de Mbour. Un cultivateur de 56 ans, identifié sous les initiales Mb. Gning, a comparu devant le tribunal d'instance de Mbour pour des faits présumés de violences conjugales commis le 25 juin dernier contre son épouse, F. Faye, avec qui il est marié depuis plus de 30 ans.


Mbour : un dîner de Tamkharit tourne au drame, un mari risque 2 ans de prison

Selon les déclarations de la plaignante, l'homme aurait fait irruption au domicile familial alors qu'elle préparait le traditionnel repas de Tamkharit, financé grâce à une cotisation de leurs enfants. Après lui avoir ordonné de quitter la maison, il l'aurait violemment frappée, provoquant des blessures ayant nécessité un certificat médical avec une incapacité temporaire de travail de dix jours. Les enfants du couple seraient intervenus pour mettre fin à l'agression.
 

Toujours selon la victime, le prévenu aurait ensuite renversé le repas de fête et détruit plusieurs de ses effets personnels. À la barre, elle a raconté avoir subi des violences physiques et verbales durant plusieurs décennies, affirmant n'avoir « jamais connu le bonheur » dans son foyer. Son fils a corroboré ses déclarations en évoquant des violences répétées contre sa mère.
 

Le prévenu a contesté les accusations. Toutefois, le parquet a estimé que les faits étaient suffisamment établis et a requis une peine de deux ans de prison ferme. La partie civile réclame 200 000 FCFA de dommages et intérêts. Le jugement est attendu le 30 août.



Vendredi 17 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Quelques jours après sa sortie de prison, I. Niang, un apprenti chauffeur de 22 ans domicilié à Yeumbeul, s'est retrouvé devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Il était poursuivi pour détournement de mineures et attentat à la pudeur présumés à la suite de plaintes déposées par deux adolescentes.


Guédiawaye : deux adolescentes accusent un ex-détenu de gestes déplacés à la plage

Selon les déclarations des deux jeunes filles, les faits se seraient produits à la plage de Guédiawaye sur deux journées consécutives. Elles affirment que le prévenu aurait tenté d'avoir des gestes déplacés à leur encontre dans l'eau. Alertés, des maîtres-nageurs seraient intervenus, tandis qu'un témoin aurait confirmé leurs déclarations au cours de l'enquête.
 

À la barre, I. Niang a rejeté l'ensemble des accusations. Il a expliqué s'être rendu à la plage sur les conseils de son père afin de « purifier son corps » après sa récente libération. Durant l'audience, son comportement a été décrit comme confus, avec des propos décousus et de nombreuses interruptions.
 

La défense a produit un dossier médical évoquant des troubles psychiatriques et plusieurs suivis spécialisés, notamment lors de sa précédente détention. L'avocat a également estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser les infractions reprochées.
 

Après avoir examiné les arguments des différentes parties, le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a prononcé la relaxe du jeune homme.



Vendredi 17 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
1 2 3 4 5 » ... 118