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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Renégociation des contrats dans les secteurs stratégiques : pour une démarche responsable au service de l’intérêt national
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02/03/2026
Société sur Thies info
La gendarmerie nationale a interpellé un troisième suspect dans l’affaire du réseau de présumés homosexuels impliquant un journaliste d’une chaîne internationale. L’étudiant E.S.D., alias « Sandra », a été déféré au Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar pour acte contre nature.
L’affaire avait initialement conduit à l’arrestation de S.G. Preira, Franco-Sénégalais, et de O. Sall, étudiant sénégalais. Tous deux ont été déférés pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH, entre autres chefs d’accusation.
L’exploitation de leurs téléphones portables a révélé un réseau plus large, laissant apparaître des liens communs et une possible appartenance à des groupes LGBTQ, selon les enquêteurs.
C’est grâce à l’analyse du téléphone d’O. Sall, confiée au Centre national de lutte contre la cybercriminalité (CNLC), que les enquêteurs sont remontés jusqu’à E.S.D., alias « Sandra ».
Des échanges interceptés montraient que le jeune homme assumait son appartenance à la communauté LGBTQ et s’apprêtait à fixer un rendez-vous avec O. Sall.
Il a été interpellé directement à son domicile.
La fouille du téléphone de l’étudiant a révélé :
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Images et vidéos à caractère homosexuel, certaines montrant le suspect lui-même
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Nombreux échanges avec des membres du milieu LGBTQ
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D’autres vidéos où les visages sont masqués, mais dont la morphologie semble correspondre à E.S.D.
Le suspect nie être l’auteur de certaines vidéos et affirme les avoir conservées uniquement pour attirer et escroquer d’autres personnes homosexuelles.
Lors de son audition, E.S.D. a reconnu avoir rencontré O. Sall sur TikTok, avant de poursuivre leurs échanges sur WhatsApp.
Il assure ne pas être homosexuel, et déclare que ses discussions visaient uniquement à tromper ou extorquer de l’argent à O. Sall.
Il affirme également avoir été mis en contact, via O. Sall, avec un certain Maxim, un ressortissant étranger souhaitant financer une opération de changement de sexe.
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Un groupe WhatsApp a été créé entre les trois individus, que E.S.D. dit avoir rapidement quitté
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Il a perçu 40 000 F CFA de Maxim pour l’achat d’un billet pour le match Sénégal — Mozambique
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Selon lui, il n’a jamais rencontré physiquement ni O. Sall ni Maxim
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Le test de dépistage du VIH du mis en cause est revenu négatif
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Les vidéos, images et captures d’écran ont été placées sous scellé et versées au dossier
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Les indices réunis ont été jugés graves et concordants par le parquet
E.S.D. a été déféré le 12 mars 2026 devant le procureur de la République pour acte contre nature, conformément à l’article 319 du Code pénal.
Il rejoint ainsi S.G. Preira et O. Sall en détention.
Un violent conflit foncier à Mbour a failli virer au drame. O. Diallo, chef d’entreprise, est poursuivi pour avoir mis le feu à la maison de son adversaire présumé, C. Gaye, dans un différend autour d’une parcelle à Médinatoul Salam.
Selon L’Observateur, l’affaire trouve son origine dans un conflit autour d’un terrain que les deux hommes revendiquent.
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O. Diallo affirme que la parcelle lui a été offerte en 2014 par Cheikh Béthio Thioune, son guide spirituel.
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C. Gaye, propriétaire légal selon les documents administratifs, avait déjà commencé des travaux de construction sur le terrain.
Une première confrontation dégénère en actes de vandalisme : Diallo détruit des matériaux, mais Gaye réinstalle son chantier et avertit fermement son rival de ne plus toucher aux lieux.
La tension ne retombe pas. Le lendemain, vers 14 heures, O. Diallo revient avec de l’essence et défonce la porte principale de la maison de C. Gaye avant d’y mettre le feu. Heureusement, personne ne se trouvait à l’intérieur.
Mais il récidive le soir même : vers 21 heures, il asperge d’essence la case où se trouvait le vigile et y met le feu. Ce dernier échappe de justesse à la mort.
Les enquêteurs ont découvert que les incendies avaient été préparés en amont via un groupe WhatsApp réunissant plusieurs complices.
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Les échanges montrent une préméditation claire.
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Ironie du sort : un membre de ce groupe avertit C. Gaye des intentions de Diallo.
Après le second incendie, l’accusé prend la fuite, aidé par des amis présents de l’autre côté de la rue.
Grâce aux vidéos et captures d’écran des discussions WhatsApp, la Brigade de gendarmerie de Malicounda intercepte rapidement O. Diallo.
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Il est placé en garde à vue
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Déféré au parquet
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Envoyé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour
Devant le Tribunal de grande instance de Mbour, les parties ont maintenu des versions totalement divergentes :
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O. Diallo affirme que le terrain lui a été offert et nie toute implication dans les incendies, évoquant des lenteurs administratives pour expliquer l’absence de documents officiels.
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C. Gaye présente les documents légaux prouvant sa propriété et explique qu’il a échappé au pire grâce à l’alerte d’un membre du groupe WhatsApp.
Convaincu de la préméditation et de la gravité des faits, le procureur a demandé que le tribunal se déclare incompétent, afin d’ouvrir une information judiciaire.
Le dossier sera confié à un juge d’instruction pour déterminer les responsabilités exactes, notamment celles des éventuels complices.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, avec une décision attendue le 17 mars 2026.
L’affaire qui secoue le quartier de Jaxaay prend une ampleur inquiétante. Initialement arrêté pour des agressions sur cinq mineurs, un ressortissant ghanéen fait désormais face à de nouvelles accusations, portant le nombre provisoire de victimes à treize.
Interpellé à l’Unité 15 de Jaxaay, E. Abotxy, un ressortissant ghanéen, est actuellement au cœur d’une enquête menée par les enquêteurs.
Au départ, il était soupçonné d’avoir agressé cinq mineurs. Mais au fil des investigations, de nouvelles plaintes ont été enregistrées.
Selon des sources proches du dossier, sept nouveaux signalements ont été déposés auprès de la Brigade de recherches, portant le nombre de victimes à 13 pour le moment.
Une source citée par la presse évoque même la possibilité que le nombre de victimes puisse atteindre une vingtaine, plusieurs parents commençant à se manifester après les premières révélations.
Les premiers éléments de l’enquête décrivent un mode opératoire particulièrement inquiétant.
Le suspect aurait utilisé une console PlayStation et un téléviseur pour attirer les enfants dans sa chambre.
Sous prétexte de leur apprendre à jouer aux jeux vidéo, il les invitait à entrer chez lui.
Selon les enquêteurs, après les faits, il tentait de garder le silence des enfants en leur offrant :
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de l’argent
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des bonbons
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des chips
Lors de la perquisition de son domicile, un stock important de friandises aurait été découvert.
L’enquête aurait véritablement démarré grâce au témoignage d’un enfant.
Selon les informations disponibles, le jeune M. Sy, âgé de 7 ans, aurait réussi à échapper à une tentative d’agression.
Son récit à ses proches aurait permis de briser le silence et d’alerter les autorités.
Ce témoignage a ensuite conduit à l’ouverture d’une enquête approfondie.
Les investigations menées par le commissariat de Jaxaay ont également permis de recueillir des éléments matériels.
L’exploitation de l’ordinateur portable du suspect aurait révélé 120 vidéos compromettantes.
Parmi celles-ci, 36 montreraient directement le suspect en compagnie d’enfants, selon les premiers éléments de l’enquête.
Les enquêteurs se sont également appuyés sur des examens médicaux réalisés au centre de santé de Keur Massar.
Selon les premières constatations, plusieurs victimes présentaient des lésions, ce qui viendrait renforcer les soupçons pesant sur le suspect.
Ces éléments constituent désormais des pièces importantes du dossier judiciaire.
Face à la gravité des accusations et au nombre croissant de témoignages, la garde à vue du suspect a été prolongée afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations.
Les autorités cherchent désormais à identifier d’éventuelles nouvelles victimes et à déterminer l’ampleur réelle de cette affaire qui suscite une vive émotion dans la zone de Jaxaay et Keur Massar.
Un jeune homme de 20 ans a été condamné par le tribunal des flagrants délits de Thiès pour vol avec agression. Dans cette affaire, la géolocalisation de son téléphone portable a joué un rôle déterminant dans l’enquête.
Les faits se sont déroulés dans la localité de Keur Mor Ndiaye, dans la région de Thiès.
Ce soir-là, aux alentours de 22 heures, D. Cissé circulait sur sa moto Jakarta. Il transportait deux passagères lorsque sa route a été brusquement coupée par deux individus.
Selon la victime, l’un des agresseurs n’était autre que M. Sow, un jeune homme qu’il dit bien connaître.
« Ils étaient deux. M. Sow m’a intercepté, m’a insulté et a brandi une machette. Il a tenté de me frapper. J’ai préféré abandonner la moto pour éviter le pire », a raconté la victime devant le tribunal.
Profitant de la peur provoquée par l’arme blanche, les agresseurs se seraient emparés de la moto avant de disparaître dans la nuit.
À la barre, D. Cissé s’est montré catégorique sur l’identité de l’un des agresseurs. Selon lui, M. Sow habite dans le quartier de Keur Madiama et il le connaît depuis longtemps.
Un détail physique aurait également retenu son attention au moment de l’attaque : la coiffure du suspect.
« Il portait des rastas au moment des faits. Je ne peux pas me tromper », a affirmé la victime.
Après l’agression, la victime a immédiatement contacté son grand frère, qui l’a mis en relation avec le commandant de brigade de la gendarmerie.
Les enquêteurs ont rapidement entrepris des investigations.
Une réquisition téléphonique a permis d’analyser la localisation du téléphone du suspect au moment de l’agression.
Les résultats ont révélé que le téléphone de M. Sow se trouvait précisément dans la zone indiquée par la victime au moment des faits.
Munis de ces éléments, les gendarmes se sont rendus au domicile du suspect, où il a été interpellé.
Face aux juges, M. Sow a catégoriquement rejeté les faits qui lui sont reprochés. Il a toutefois reconnu un détail mentionné par la victime : il portait effectivement des rastas à l’époque. Mais pour le reste, le jeune homme a maintenu qu’il n’avait rien à voir avec cette agression.
Pour le procureur de la République, les éléments du dossier sont suffisamment clairs. Entre la reconnaissance formelle de la victime et la géolocalisation du téléphone, le parquet estime que la culpabilité du prévenu ne fait guère de doute.
Le ministère public a ainsi requis deux ans d’emprisonnement, dont huit mois ferme.
L’avocat de la défense, Me Sène, a pour sa part tenté de démontrer que le dossier comportait plusieurs failles.
Selon lui :
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la moto Jakarta n’a jamais été retrouvée chez son client ;
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aucun témoin direct n’a confirmé les accusations ;
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la géolocalisation seule ne prouve pas que le prévenu est l’auteur de l’agression.
L’avocat a ainsi plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal des flagrants délits de Thiès a rendu sa décision.
Les juges ont finalement déclaré M. Sow coupable de vol avec agression.
Le jeune homme a été condamné à :
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2 ans de prison, dont 8 mois ferme
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le paiement de 380 000 FCFA à la victime, à titre de réparation.
Une affaire qui illustre une fois de plus comment les nouvelles technologies, notamment la géolocalisation des téléphones portables, peuvent jouer un rôle déterminant dans les enquêtes judiciaires.
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a condamné un jeune homme de 22 ans à deux ans de prison ferme pour vol de bétail. Ses deux coaccusés ont en revanche été relaxés au bénéfice du doute.
Trois individus ont comparu devant le tribunal des flagrants délits de Thiès pour répondre de faits présumés de vol de bétail.
Il s’agit de :
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A. Bâ (22 ans)
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A. Touré (41 ans)
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A. Konaté (22 ans)
Ils étaient accusés d’avoir soustrait 17 chèvres appartenant à A. Sow et M. Ndiaye, avant d’en revendre une partie.
Lors de l’audience, A. Bâ, présenté comme le principal suspect dans cette affaire, a reconnu les faits, tout en dédouanant ses deux coprévenus. « J’ai agi seul. Les deux autres ne sont pas impliqués dans le vol », a-t-il déclaré devant les juges.
Toutefois, il a affirmé n’avoir dérobé que six chèvres, et non les dix-sept évoquées dans la plainte.
Selon son récit, les faits se seraient produits dans l’après-midi.
Le jeune homme explique avoir trouvé les chèvres dans la brousse vers 15 heures. Il les aurait ensuite conduites vers Keur Moussa.
Cherchant à les revendre rapidement, il dit avoir sollicité A. Touré afin de l’aider à trouver un moyen de transport pour les acheminer vers Bambilor, où il comptait les vendre.
D’après les déclarations faites à la barre, A. Touré serait ensuite revenu accompagné de A. Konaté ainsi que du chauffeur M. Diop.
Ce dernier aurait été payé 18 000 FCFA pour assurer le transport.
Les prévenus ont ainsi effectué un premier voyage, au cours duquel six chèvres ont été transportées et revendues à Bambilor pour 180 000 FCFA.
Mais leur opération ne s’est pas arrêtée là. Alors qu’ils tentaient d’effectuer un second transport, ils ont été surpris puis interpellés, mettant ainsi fin à leur projet.
De leur côté, A. Touré et A. Konaté ont rejeté toute responsabilité dans cette affaire. Ils affirment avoir simplement accepté d’aider à transporter les animaux, sans savoir qu’il s’agissait de chèvres volées.
Les deux hommes soutiennent ainsi qu’ils ignoraient totalement l’origine frauduleuse des bêtes.
Lors de l’audience, M. Ndiaye, l’une des parties civiles, a expliqué que les prévenus avaient été arrêtés au moment où ils tentaient d’effectuer un deuxième transport.
Il a demandé au tribunal de lui accorder 400 000 FCFA à titre de dommages et intérêts. De son côté, l’autre victime, A. Sow, a sollicité 500 000 FCFA en réparation du préjudice subi.
Le procureur de la République a pour sa part requis l’application stricte de la loi.
Après avoir examiné les faits et entendu les différentes parties, le tribunal des flagrants délits de Thiès a rendu son verdict.
Les juges ont :
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relaxé A. Touré et A. Konaté au bénéfice du doute, faute de preuves suffisantes de leur implication dans le vol ;
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déclaré A. Bâ coupable de vol de bétail.
Le jeune homme de 22 ans a été condamné à :
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deux ans de prison ferme
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une amende de 500 000 FCFA
Il devra également verser :
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400 000 FCFA à M. Ndiaye
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500 000 FCFA à A. Sow
à titre de dommages et intérêts.
Une affaire de vol de bétail qui a tenu en haleine un village du département de Tivaouane s’est finalement conclue par une relaxe devant le tribunal des flagrants délits de Thiès. Le prévenu, un berger de 32 ans poursuivi pour le vol présumé de 17 moutons, a été déclaré non coupable au bénéfice du doute.
Une disparition nocturne qui mobilise tout un village
Les faits remontent à la nuit du 1er juin 2025, dans le village de Guetty Ngaraf. Vers 2 heures du matin, B. Faye, propriétaire d’un troupeau de moutons, constate la disparition de plusieurs de ses bêtes.
Inquiet et convaincu qu’il s’agit d’un vol, il alerte immédiatement les habitants du village. Une battue improvisée est alors organisée dans l’espoir de retrouver les animaux.
Selon la partie civile, les recherches vont rapidement révéler des indices troublants.
« Nous avons suivi les traces de pas laissées par les moutons. Elles nous ont conduits directement jusqu’au domicile de A. Sow », a expliqué B. Faye à la barre.
Une confrontation tendue
Toujours selon le plaignant, lorsque les habitants arrivent devant la maison du berger, celui-ci sort avec une machette pour leur interdire l’accès à son domicile.
Face à cette situation, B. Faye décide de saisir la gendarmerie.
Lorsque les forces de l’ordre se rendent sur les lieux, la situation prend une tournure inattendue.
D’après la partie civile, A. Sow aurait accepté de faire sortir les moutons. Au total, 15 bêtes auraient été retrouvées en sa possession, tandis que deux autres avaient déjà été abattues.
Le plaignant affirme également que le prévenu aurait proposé, devant les gendarmes, de lui verser 400 000 FCFA pour compenser la perte des deux moutons égorgés.
Le prévenu nie catégoriquement le vol
Face au tribunal, A. Sow, berger de profession et père de 15 enfants, a fermement contesté les accusations.
Il soutient que les moutons n’ont jamais été retrouvés dans sa maison.
Toutefois, il reconnaît avoir pris l’engagement, devant le commandant de brigade, de verser 400 000 FCFA à la partie civile.
Selon lui, ce geste n’était pas un aveu de culpabilité, mais plutôt une tentative d’éviter des problèmes avec la gendarmerie.
« Je voulais simplement éviter des ennuis. Je n’ai jamais volé ces moutons », a-t-il déclaré devant les juges.
Le parquet requiert deux ans de prison ferme
Pour l’avocat de la partie civile, Me Diallo, plusieurs éléments pointent vers la responsabilité du prévenu.
Selon lui, le fait que A. Sow se soit engagé à indemniser la victime constitue un indice sérieux de son implication.
Il a ainsi réclamé un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts pour son client.
Le procureur de la République a également estimé que l’attitude du prévenu soulevait de fortes présomptions.
« Lorsqu’on n’a rien à se reprocher, on ne s’engage pas à dédommager la victime », a-t-il soutenu.
Pour le parquet, cet engagement, ajouté au refus initial de laisser accéder à son domicile, constitue un faisceau d’indices suffisant.
Le ministère public a donc requis deux ans de prison ferme contre le berger.
Une défense qui évoque un dossier fragile
Assurant la défense du prévenu, Me Ayi a plaidé l’absence de preuves formelles.
L’avocat a soutenu que le seul élément matériel du dossier reste l’engagement pris par son client de verser 400 000 FCFA.
Pour lui, cet engagement ne peut être interprété comme un aveu de culpabilité.
« Mon client n’a jamais reconnu le vol. Il a simplement voulu éviter un conflit avec la gendarmerie », a-t-il déclaré.
L’avocat a également pointé du doigt des incohérences dans les déclarations et l’absence de preuve directe établissant que les moutons se trouvaient réellement dans la maison du prévenu.
Le tribunal accorde le bénéfice du doute
Après avoir entendu les différentes parties et examiné les éléments du dossier, le tribunal des flagrants délits de Thiès a finalement estimé que les preuves restaient insuffisantes pour condamner le prévenu.
Les juges ont donc prononcé la relaxe de A. Sow au bénéfice du doute, mettant ainsi un terme à cette affaire qui avait profondément divisé les habitants du village.
Cette décision rappelle le principe fondamental du droit pénal selon lequel le doute doit toujours profiter à l’accusé lorsque les preuves ne permettent pas d’établir clairement sa culpabilité.
Ce qui devait être un projet d’avenir s’est transformé en affaire judiciaire. Un jeune homme de 25 ans a été reconnu coupable de complicité d’escroquerie dans une affaire de voyage fictif vers la Corée du Sud.
Un rêve de départ qui vire au piège
L’affaire jugée devant le tribunal des flagrants délits de Thiès oppose A. Fall, domicilié à Mboro, à D. Guèye, qui affirme avoir été escroqué de 1 925 000 FCFA.
Tout commence lorsque D. Guèye souhaite aider son frère à partir travailler en Corée du Sud, un pays devenu ces dernières années une destination très convoitée par de nombreux jeunes Sénégalais en quête d’opportunités.
Selon la victime, l’idée lui aurait été suggérée par un ami, Idrissa Ndiaye, installé en Corée. Celui-ci l’aurait ensuite mis en contact avec un certain Bamba Diakhaté, également basé dans ce pays asiatique.
Ce dernier lui aurait promis de faciliter l’obtention d’un visa contre la somme de 4 500 000 FCFA.
Mais pour lancer la procédure, il lui aurait demandé de transférer l’argent à un intermédiaire au Sénégal : A. Fall.
Faisant confiance au réseau présenté, D. Guèye affirme avoir effectué plusieurs transferts via un service d’envoi d’argent, pour un total de 1 925 000 FCFA.
Le doute puis la découverte de l’arnaque
Avec le temps, la promesse de voyage tarde à se concrétiser. Les explications deviennent floues, les réponses se raréfient.
La victime dit alors avoir compris qu’elle était probablement victime d’une escroquerie. Ses tentatives pour joindre Bamba Diakhaté seraient restées sans réponse.
Estimant avoir été piégée, elle décide de porter plainte et réclame le remboursement intégral de la somme envoyée.
Le prévenu nie toute implication
Face aux juges, A. Fall a rejeté toute responsabilité.
Il soutient ne pas connaître le dénommé Bamba Diakhaté et affirme avoir seulement accepté de recevoir de l’argent à la demande de son frère, Mor Wade, sans se douter qu’il s’agissait d’une manœuvre frauduleuse.
Selon sa version, il n’aurait perçu qu’un seul transfert de 250 000 FCFA de la part de la victime.
La défense plaide la relaxe
Son avocat, Me Sène, a insisté sur le fait que son client n’aurait jamais participé activement à l’organisation du voyage.
Pour la défense :
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A. Fall n’aurait pas initié le projet
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il n’aurait pas sollicité l’argent
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et il n’aurait pas incité la victime à effectuer les transferts.
L’avocat a donc demandé au tribunal de prononcer la relaxe au bénéfice du doute.
Le tribunal tranche
Après avoir examiné le dossier, le tribunal a toutefois estimé que le prévenu avait joué un rôle dans l’opération.
Les juges ont ainsi requalifié les faits d’escroquerie en complicité d’escroquerie.
A. Fall a été déclaré coupable et condamné à un mois de prison ferme.
Il devra également verser à la victime 1 925 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.
Une arnaque qui rappelle un phénomène grandissant
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les arnaques liées aux promesses de voyage ou de travail à l’étranger, un phénomène qui touche de plus en plus de familles sénégalaises.
Face au rêve d’un avenir meilleur à l’étranger, certains réseaux profitent de la confiance et de l’espoir des candidats au départ.
Le mardi 10 mars 2026 restera gravé dans la mémoire des habitants du quartier Carrière à Thiès. Ce jour-là, un incident qui semblait au départ banal a pris une tournure tragique, coûtant la vie à D. Mané, un retraité respecté de la Senelec et figure connue dans la communauté locale.
Selon les témoignages recueillis auprès des voisins et des commerçants du quartier, l’altercation a éclaté en fin d’après-midi, à proximité du bureau de la victime, qui poursuivait ses activités professionnelles après avoir fondé sa propre société spécialisée dans les travaux d’électricité. Le jeune conducteur, un jakartaman, circulait dans le quartier lorsqu’un différend a surgi entre les deux hommes. Les raisons exactes de la dispute restent floues, mais certains habitants rapportent que des propos malveillants et des gestes provocateurs ont rapidement envenimé la situation.
Au cours de la confrontation, le jeune conducteur aurait proféré des injures à l’encontre de D. Mané. Très affecté par ces paroles, le retraité a tenté de raisonner le jeune homme, mais le ton est monté. Sous le choc émotionnel, D. Mané a été victime d’un malaise. Les témoins racontent qu’il s’est effondré au sol, victime d’un arrêt cardiaque. Malgré les efforts immédiats pour le secourir, notamment par les passants et certains voisins qui ont tenté de lui prodiguer les premiers soins, le vieil homme n’a pu être ranimé et est décédé sur le lieu de l’altercation.
La nouvelle de son décès a rapidement circulé dans le quartier. Les habitants évoquent unanimement l’image d’un homme généreux et engagé, toujours prêt à aider son entourage. « C’était un retraité actif, connu pour sa compétence en électricité, et il ne faisait jamais de mal à personne », confie un voisin ému. Son bureau, situé dans le même quartier, était devenu un lieu de passage pour ceux qui cherchaient conseils ou assistance dans les travaux électriques.
Cet incident relance le débat sur les violences verbales et les altercations de rue au Sénégal, des comportements qui, bien que souvent minimisés, peuvent provoquer des conséquences irréversibles. Les psychologues et spécialistes de la santé publique alertent sur le danger des conflits non maîtrisés, surtout chez les personnes âgées ou fragiles, pour qui le stress soudain peut entraîner des problèmes cardiaques graves.
La famille de D. Mané, sous le choc, appelle à la prudence et au respect dans les interactions quotidiennes. « Il ne méritait pas une fin aussi brutale pour une simple dispute », déplore l’un de ses proches. Les forces de l’ordre locales ont ouvert une enquête afin de clarifier les circonstances exactes de la mort et déterminer si des poursuites judiciaires sont envisageables à l’encontre du jeune jakartaman impliqué.
Dans les rues de Thiès, la nouvelle a suscité une vague d’émotion et de discussions sur la montée des comportements agressifs et des conflits dans les quartiers urbains. Plusieurs associations de citoyens plaident pour des campagnes de sensibilisation afin de prévenir les violences verbales et leurs conséquences parfois tragiques.
Au-delà de la douleur et de la perte, cet événement rappelle à tous que la colère et les mots peuvent parfois coûter la vie, et qu’une simple altercation, si elle n’est pas maîtrisée, peut avoir des conséquences irréversibles. Les habitants de Carrière pleurent aujourd’hui un voisin et un professionnel respecté, dont la mémoire restera à jamais dans les cœurs de ceux qui l’ont connu.
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