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La Chambre criminelle de Dakar a examiné une affaire particulièrement sensible concernant le décès d'un talibé de 10 ans dans un daara de la cité Assurance, à Jaxaay. Le ministère public a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle contre le maître coranique Habiboulaye Diallo.


Mort d'un talibé à Jaxaay : un maître coranique risque 10 ans de réclusion

Les faits remontent à l'année 2023. Le jeune garçon avait été confié par ses parents à ce daara pour y suivre un enseignement coranique. D'après le dossier, l'enfant souhaitait poursuivre une autre orientation scolaire et aurait tenté à plusieurs reprises de quitter l'établissement.
 

Selon l'accusation, après plusieurs tentatives de départ, le maître coranique aurait décidé de lui infliger une sanction disciplinaire. Il l'aurait conduit dans une pièce du daara où il aurait été immobilisé avant de subir de violents châtiments. L'enfant a malheureusement perdu la vie à la suite de ces faits.
 

Au cours de l'enquête, l'accusé aurait reconnu certains éléments devant les enquêteurs et le juge d'instruction. Ces déclarations ont conduit à son renvoi devant la Chambre criminelle pour des violences ayant entraîné la mort d'un mineur de moins de 15 ans, sans intention de la donner.
 

À l'audience, Habiboulaye Diallo est revenu sur ses précédentes déclarations. Il a contesté les faits qui lui sont reprochés et affirmé qu'il dormait au moment où le drame s'est produit. Selon sa version, c'est un gardien qui l'aurait informé du décès du jeune pensionnaire.
 

Le parquet estime toutefois que les éléments réunis au cours de l'enquête permettent d'engager sa responsabilité. S'appuyant sur les constatations des enquêteurs et les premières déclarations de l'accusé, le procureur a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle.
 

La défense, assurée par Me Ndiogou Ndiaye, a demandé une application clémente de la loi et sollicité la levée du bracelet électronique de son client. Cette demande a été rejetée par la juridiction.

À l'issue des débats, la Chambre criminelle a mis l'affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 11 août 2026.



Jeudi 23 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

À Pikine-Guédiawaye, un coxeur de 43 ans est jugé pour des abus présumés sur deux fillettes de 8 et 9 ans. Le parquet a requis 10 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le 4 août.


Pikine : un coxeur jugé pour des abus présumés sur deux fillettes, 10 ans requis

 La chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye a examiné une affaire particulièrement sensible mettant en cause un coxeur de 43 ans, identifié par les initiales C. B., poursuivi pour des abus présumés commis sur deux fillettes âgées de 8 et 9 ans au début de l'année 2023.
 

Selon les éléments présentés à l'audience, les mères des deux enfants, commerçantes à l'arrêt des cars rapides de Pikine Tally Boumack, lui faisaient confiance et lui confiaient régulièrement leurs filles en leur absence.
 

L'accusation soutient que le prévenu profitait de cette situation pour isoler les enfants dans des endroits discrets, notamment derrière des caisses de fruits ou dans des locaux inoccupés d'une école primaire, où il leur aurait imposé des attouchements. Il leur aurait également remis de petites sommes d'argent tout en les menaçant afin qu'elles gardent le silence.
 

L'affaire a été révélée après le témoignage d'un vendeur de lunettes installé à proximité, qui affirme avoir été témoin d'une scène suspecte avant d'alerter la mère de l'une des victimes. Cette dernière a déclaré qu'au commissariat, le mis en cause aurait tenu une phrase particulièrement choquante : « À défaut d'avoir la mère, je me contentais de la fille. »
 

À la barre, C. B. a rejeté toutes les accusations. Il affirme être victime d'un complot lié à une dette de 25 000 FCFA qu'il n'aurait pas remboursée, soutenant que cette affaire aurait été montée de toutes pièces contre lui.
 

Le ministère public a toutefois estimé que les déclarations des deux victimes, corroborées par le témoignage du témoin oculaire, constituaient des éléments suffisamment solides pour établir les faits. Le procureur a ainsi requis 10 ans de réclusion criminelle contre le prévenu.
 

Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 4 août prochain.



Mercredi 22 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Les prévisions de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (ANACIM) se sont confirmées. Dans la nuit du mercredi 22 juillet 2026, de fortes pluies, accompagnées par moments d'orages, se sont abattues sur la ville de Thiès et plusieurs localités environnantes.


Thiès : de fortes pluies s'abattent sur la ville dans la nuit du 22 juillet

Les précipitations, parfois soutenues, ont arrosé de nombreux quartiers de la capitale du Rail, offrant un répit face aux fortes chaleurs observées ces derniers jours. Plusieurs axes routiers ont été momentanément ralentis par les fortes averses, obligeant automobilistes, conducteurs de motos et piétons à redoubler de prudence.
 

Quelques heures auparavant, l'ANACIM avait annoncé un épisode pluvio-orageux touchant plusieurs régions du Sénégal, dont Thiès. Les prévisions se sont matérialisées au cours de la soirée et se sont poursuivies durant une bonne partie de la nuit.
 

Même si aucun incident majeur n'a été signalé dans l'immédiat, les autorités invitent les populations à rester vigilantes, en particulier dans les zones habituellement exposées aux inondations. Les usagers de la route sont également appelés à adapter leur conduite en raison de la chaussée glissante et de la baisse de visibilité.
 
Cette pluie constitue l'un des épisodes marquants de l'hivernage dans la région de Thiès. Les services météorologiques continuent de suivre l'évolution de la situation et recommandent aux populations de rester attentives aux prochains bulletins de l'ANACIM en cas de nouvelles perturbations.



Mercredi 22 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Thiès est de nouveau endeuillée par un tragique accident de la circulation. Ce mercredi matin, un conducteur de moto Jakarta a perdu la vie après une violente collision avec un taxi au niveau du rond-point Nguinth, l'un des axes les plus fréquentés de la ville.


Le rond-point Nguinth encore frappé par un accident mortel

La victime, identifiée sous le nom d'Amdy, assurait une course avec un passager lorsqu'elle est arrivée à proximité de la voie menant vers Takhikao. À cet endroit, un important embouteillage ralentissait fortement la circulation.
 

Selon les premiers éléments recueillis sur place, le jeune conducteur aurait tenté de contourner le bouchon en se faufilant entre les véhicules. Après avoir évité de peu un pousse-pousse, sa moto serait entrée en collision avec un taxi circulant sur l'axe.
 

Le choc, d'une extrême violence, a provoqué un grave traumatisme crânien au conducteur de Jakarta. Malgré l'arrivée rapide des secours, il est décédé sur les lieux avant toute prise en charge médicale.
 

Son passager a été moins gravement atteint. Blessé au bras et souffrant de plusieurs contusions, il a été évacué par les sapeurs-pompiers vers un établissement de santé pour recevoir les soins nécessaires.
 

Les éléments des forces de l'ordre ont procédé aux constatations d'usage afin de reconstituer les circonstances exactes de ce drame. Le corps de la victime a été transféré à la morgue.
 

Le chauffeur du taxi a été interpellé dans le cadre de l'enquête ouverte par les autorités compétentes. Les investigations devront déterminer les responsabilités de chacun et établir les causes précises de cette collision mortelle.



Mercredi 22 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un drame s'est produit à la plage de la Voile d'Or, située dans la commune de Hann Bel-Air, où un jeune vacancier de 17 ans a perdu la vie par noyade. Ce qui devait être un séjour de retrouvailles familiales au Sénégal s'est transformé en une tragédie qui plonge aujourd'hui ses proches dans une profonde douleur.


Hann Bel-Air : La baignade vire au drame pour un jeune vacancier arrivé du Canada

Selon les premiers éléments recueillis, les faits remontent au dimanche 19 juillet 2026, aux environs de 16 h 15. Le commissariat d'arrondissement de Bel-Air a été alerté par les sapeurs-pompiers après le signalement d'une noyade survenue sur cette plage très fréquentée, notamment durant les week-ends et les vacances scolaires.
 

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont constaté que la victime avait déjà été sortie de l'eau par les secours. Le jeune homme, identifié comme étant Cheikh Mourtalla Ndiaye, âgé de 17 ans et originaire de Rufisque, était allongé sans vie sur un brancard de l'ambulance des sapeurs-pompiers malgré les tentatives de prise en charge.
 

Les premières investigations ont permis d'établir que l'adolescent se trouvait à la plage en compagnie de son grand frère. Ce dernier a expliqué aux enquêteurs que son cadet vivait au Canada où il poursuivait ses études. Profitant de la période des vacances, il était revenu au Sénégal afin de passer quelques semaines auprès de sa famille avant son retour en Amérique du Nord.
 

Comme de nombreux jeunes en cette période estivale, les deux frères avaient choisi de se rendre à la plage pour se détendre. Mais pour des raisons qui restent encore à déterminer, le jeune vacancier s'est retrouvé en difficulté dans les eaux de la Voile d'Or. Malgré l'intervention des secours, il n'a malheureusement pas pu être réanimé.
 

Après les constatations d'usage effectuées par les forces de l'ordre, la dépouille a été transférée à la morgue de l'hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, où une autopsie devra permettre de confirmer avec précision les causes du décès.
 

Informé de cette affaire, le procureur de la République a ordonné l'ouverture d'une enquête. Les investigations devront notamment établir les circonstances exactes de cette noyade et déterminer si des facteurs particuliers ont contribué à ce drame.
 

Cette nouvelle tragédie rappelle une fois encore les risques liés à la baignade sur certaines plages du littoral sénégalais. Chaque année, plusieurs personnes perdent la vie en mer, souvent à cause des courants marins, d'une mauvaise appréciation des conditions de baignade ou de l'absence de surveillance dans certaines zones.
 

Les autorités appellent régulièrement les vacanciers à faire preuve de la plus grande prudence, à respecter les consignes de sécurité et à privilégier les espaces de baignade surveillés afin de limiter le nombre d'accidents, particulièrement durant la saison des vacances où l'affluence sur les plages est importante.
 
La disparition de Cheikh Mourtalla Ndiaye laisse une famille endeuillée et met brutalement fin au séjour qu'il était venu passer auprès des siens avant de reprendre ses études au Canada.



Mardi 21 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Un tragique accident s'est produit dans la soirée du 19 juillet 2026 aux Parcelles-Assainies, à Dakar. Un homme âgé de 72 ans, identifié sous le nom de Papa Ndiaye, a perdu la vie après l'effondrement d'une partie de la dalle du balcon de son immeuble.


Parcelles-Assainies : un balcon s'écroule, un propriétaire tué sur le coup

D'après les premiers éléments de l'enquête, le drame est survenu aux environs de 22 h 15 dans un immeuble de type R+3, situé à l'Unité 6. La victime se trouvait sous la véranda de son domicile lorsqu'une partie de la dalle du balcon s'est brusquement détachée avant de s'abattre sur lui.
 

Gravement atteint à la tête, Papa Ndiaye a été retrouvé en sang par les témoins présents sur les lieux. Il a été transporté en urgence à l'hôpital Dalal Jamm avant même l'arrivée des policiers du commissariat des Parcelles-Assainies. Malgré les efforts des équipes médicales, le septuagénaire a succombé à ses blessures peu après son admission aux urgences.
 

Les premières constatations indiquent que la victime était également le propriétaire de la maison qu'elle occupait avec sa famille. Les circonstances exactes ayant conduit à l'effondrement de cette dalle restent toutefois inconnues.
 

Informé de ce drame, le procureur de la République a ordonné l'ouverture d'une enquête afin de déterminer les causes précises de l'accident. Les investigations devront notamment établir si l'effondrement est lié à une dégradation de la structure du bâtiment, à un défaut d'entretien ou à tout autre facteur technique.
 

Cette nouvelle tragédie relance une fois de plus les inquiétudes concernant l'état de certains immeubles anciens et la nécessité de renforcer les contrôles sur la sécurité des bâtiments afin d'éviter que de tels accidents ne se reproduisent.

 



Mardi 21 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Quatre ans après son placement en détention, A. Diop a comparu devant la Chambre criminelle de Mbour. Le chauffeur est poursuivi pour des faits présumés de viol sur une jeune femme de 21 ans présentant une déficience mentale. Le parquet a requis 15 ans de réclusion criminelle, tandis que l’accusé continue de nier les faits et affirme qu’il s’agissait de relations consenties.


Affaire de viol présumé à Mbour : le parquet réclame 15 ans contre A. Diop

L’affaire remonte à juin 2022, dans le quartier Liberté de Mbour. Selon les éléments du dossier, la jeune femme, qui habitait à proximité de la concession du chauffeur, se serait rendue dans la chambre de ce dernier au lendemain de la fête de Korité.
 

D’après les accusations portées contre A. Diop, la jeune femme aurait été victime de rapports sexuels imposés. Quelques jours plus tard, une altercation entre les deux voisins aurait provoqué l’éclatement de l’affaire. Après cet incident, la victime présumée aurait raconté à sa mère avoir été agressée par le chauffeur.
 

Alors que la famille de la jeune femme envisageait de saisir les autorités, A. Diop aurait décidé de déposer une plainte pour diffamation contre sa voisine.
 

Mais l’enquête ouverte par les forces de l’ordre a finalement conduit les enquêteurs à examiner les accusations de viol formulées contre lui. Le chauffeur, initialement plaignant, s’est retrouvé au centre de la procédure judiciaire avant d’être arrêté et placé sous mandat de dépôt en juin 2022.

 

À la barre, A. Diop a maintenu sa version des faits. Il affirme que la jeune femme lui aurait fait des avances et que les relations sexuelles étaient acceptées par les deux parties.
 

Le chauffeur conteste également la déficience mentale attribuée à la jeune femme et assure qu’il n’a jamais exercé de contrainte ni de violence.

 

Absente lors du procès, la jeune femme avait livré sa version lors de l’enquête. Selon ses déclarations, le chauffeur l’aurait attirée dans sa chambre sous un prétexte, avant de fermer la porte et de lui imposer des rapports sexuels. Elle aurait également évoqué des menaces pour l’empêcher de parler à sa famille.
 

Ces accusations constituent un élément central du dossier présenté devant la Chambre criminelle.

 

Pour le ministère public, les circonstances de l’affaire démontrent la responsabilité de l’accusé. Le procureur estime notamment que le chauffeur connaissait la situation de vulnérabilité de la jeune femme et aurait profité de son état.
 

Le parquet a ainsi requis 15 ans de réclusion criminelle contre A. Diop.
 

La Chambre criminelle de Mbour doit rendre son verdict le 21 août 2026. Jusqu’à cette décision, l’accusé demeure présumé innocent conformément à la loi.



Mardi 21 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)

Une affaire de trafic de drogue continue de faire parler d’elle dans la banlieue dakaroise. Alors que le lutteur Liss Ndiago se trouve actuellement en détention dans le cadre d’une procédure liée aux stupéfiants, sa maison en construction aurait été utilisée comme lieu de confrontation entre des individus soupçonnés d’appartenir au même réseau.


300 000 FCFA de drogue au cœur d’un règlement de comptes sanglant

Selon les informations rapportées par Libération, tout serait parti d’une affaire d’argent issu de la vente de drogue. Dans la nuit du samedi au dimanche, un certain C. Guèye aurait été conduit de force dans cette villa en construction par trois hommes. Sur place, il aurait été violemment agressé avant d’être abandonné avec de graves blessures.
 

Alertés par les bruits d’une violente altercation, des éléments de la brigade de recherches du commissariat de Diamaguène-Sicap Mbao se sont rendus sur les lieux. Ils auraient découvert la victime dans un état critique, le visage ensanglanté et portant une blessure importante à la tête.

 

L’origine de cette expédition punitive serait liée à une somme de 300 000 francs CFA, provenant d’une transaction de drogue. Les mis en cause reprocheraient à un certain « Ameth » d’avoir emporté cet argent après l’avoir récupéré auprès d’un boutiquier du quartier.
 

C. Guèye aurait été accusé d’avoir bénéficié d’une partie de cette somme, soit environ 80 000 francs CFA, ce qui aurait déclenché la colère de ses présumés agresseurs.
 

Les enquêteurs ont également entendu le boutiquier qui aurait expliqué avoir accepté de garder l’argent pour éviter des problèmes avec les dealers. Une situation qui révèle l’emprise et la peur que peuvent exercer certains réseaux de trafic dans les quartiers.

 

Les trois personnes soupçonnées d’avoir participé à l’agression, identifiées comme M. Fall, N. Diagne et Y. Faty, auraient tenté de nier les faits lors de leurs auditions.
 

Au terme des premières investigations, plusieurs personnes ont été placées en garde à vue. Les chefs retenus comprennent notamment association de malfaiteurs, trafic de drogue, séquestration, vol de numéraires et complicité.
 

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les violences internes qui peuvent opposer certains acteurs impliqués dans le trafic de stupéfiants, où les conflits d’argent et les règlements de comptes prennent parfois une tournure dramatique.



Mardi 21 Juillet 2026 | Lat Soukabé Fall | Commentaires (0)
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