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L’actualité à Thiès et au Sénégal
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Dossier — Mort de Mame Diarra Sow : le récit recueilli par Fall Ndiaga
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Société sur Thies info
Après la mort de la coiffeuse Mame Diarra Sow à Keur Massamba Guèye, une proche revient sur les jours précédant le drame. Menaces alléguées, dernier appel et recherches : son témoignage apporte une chronologie familiale, tandis que l’enquête doit établir les circonstances et les responsabilités.
Avant l’annonce de la mort de Mame Diarra Sow, sa famille cherchait à la joindre. Dans l’entretien présenté par Fall Ndiaga et mis en ligne le 27 octobre, une proche de la coiffeuse retrace plusieurs épisodes survenus dans les jours précédant la découverte de son corps, le samedi 24 octobre 2026, à Keur Massamba Guèye, à Thiès.
Son récit apporte des précisions sur les relations entre la jeune femme et l’homme mis en cause, sur une visite au domicile familial et sur un appel resté au centre des interrogations de ses proches. Ces déclarations constituent une version familiale des événements, distincte des conclusions attendues de l’enquête.
Ce qui était déjà établi sur le drame
Mame Diarra Sow exerçait le métier de coiffeuse. Elle a été retrouvée morte dans un appartement de Keur Massamba Guèye, dans la soirée du 24 octobre. Un homme qu’elle connaissait a été interpellé et des investigations policières ont été engagées.
Les premiers comptes rendus avaient présenté de manière contradictoire la nature de leur relation. Le récit recueilli auprès de la famille confirme qu’ils n’étaient pas mariés. La proche interrogée conteste également l’affirmation selon laquelle Diarra vivait avec cet homme.
Une visite et des menaces rapportées avant le décès
La proche situe un premier épisode au mardi précédant le drame. Elle affirme que l’homme est entré dans la maison familiale pendant que les occupantes étaient couchées et a parcouru plusieurs pièces.
D’après son témoignage, il aurait ouvert des rangements et emporté des vêtements ainsi que du linge. Elle lui reproche aussi d’avoir forcé une porte et d’avoir proféré des menaces contre Diarra et les membres de la famille avant de quitter les lieux.
La témoin dit avoir assisté à cette scène. Elle décrit une relation déjà rompue, tout en affirmant que l’homme continuait à rechercher Diarra. Ces accusations, notamment celles portant sur les menaces, doivent être examinées dans le cadre des investigations.
Le jeudi soir, un appel pour faire ouvrir la porte
Le récit se poursuit le jeudi soir. Selon la proche, Diarra avait mangé à la maison avant de sortir. Elle aurait ensuite téléphoné à un membre du foyer pour demander qu’on lui ouvre la porte.
La femme qui s’est déplacée pour ouvrir n’aurait trouvé personne devant l’entrée. Dans un premier temps, la famille aurait pensé que Diarra avait pu rejoindre sa chambre. Le lendemain, constatant son absence et ne parvenant plus à la joindre, les proches ont commencé à multiplier les appels et les recherches.
La témoin présente cet échange du jeudi comme le dernier contact téléphonique dont elle fait état. Elle ne décrit pas ce qui s’est passé après cet appel ni comment Diarra est arrivée dans l’appartement où elle a été retrouvée. Le témoignage ne permet donc pas de reconstituer cette partie du parcours.
Des recherches jusqu’à l’annonce du samedi
La famille raconte avoir poursuivi ses démarches le vendredi puis le samedi. La proche explique que l’annonce du décès leur a été faite après ces recherches. Fall Ndiaga revient, de son côté, sur l’alerte reçue par les policiers et leur intervention à Keur Massamba Guèye.
L’entretien insiste sur la différence entre ce que les proches ont vécu à la maison et ce qu’ils ont appris ensuite. Aucun élément de cette séquence ne permet de fixer une heure de décès ou de conclure sur l’ensemble des circonstances du drame.
La famille conteste les rumeurs autour de Diarra
La proche dénonce les commentaires et les récits circulant dans des audios, des vidéos et des directs. Elle explique que ces propos aggravent la douleur de la famille et souhaite rectifier la présentation de la vie de Diarra.
Elle revient notamment sur l’existence d’une séparation avec l’homme mis en cause et rejette la version d’une cohabitation. Son intervention rappelle aussi que Diarra était une mère et une travailleuse, au-delà des commentaires suscités par sa mort.
Une enquête toujours déterminante
Le témoignage familial apporte des éléments sur les jours précédant le drame. Il ne remplace pas les constatations policières, les auditions et les conclusions judiciaires. L’interpellation d’un suspect ne préjuge pas de sa culpabilité ; les responsabilités et le mobile doivent être établis par l’enquête.
Lire également notre précédent compte rendu sur la mort de Mame Diarra Sow.
Le récit de Fall Ndiaga et l’entretien avec la famille
Thiesinfo seyelatyr
La gendarmerie recherche un homme dans l’enquête sur la mort d’une lycéenne à Podor, selon Seneweb. Des enquêteurs de Saint-Louis sont venus appuyer la brigade locale.
Les investigations se poursuivent après la découverte du corps d’une lycéenne à Podor. Dans un article publié le 25 octobre et actualisé le lendemain, Seneweb rapporte qu’un homme de l’entourage de la victime est recherché.
Le média indique qu’une équipe de la section de recherches de Saint-Louis a été dépêchée pour renforcer la brigade de Podor. L’enquête est menée sous la supervision du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis.
La personne recherchée demeure un suspect. Les informations disponibles ne permettent pas de tenir sa responsabilité pour établie.
Illustration photographique : Marcus30bucks / Wikimedia Commons — licence de réutilisation.
Le ministère des Transports a annoncé un bilan provisoire de neuf morts et cinq blessés graves après l’accident survenu le 23 octobre sur l’axe Ndande–Kébémer. Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Louga.
La collision entre un camion-benne et un véhicule de transport en commun a fait neuf morts et cinq blessés graves, selon le bilan provisoire du ministère des Transports relayé par Le Soleil le 24 octobre.
L’accident s’est produit le vendredi 23 octobre, vers 21 heures, sur l’axe Ndande–Kébémer. Le camion transportait du sable. Le véhicule de douze places venait de Dakar avec des maraîchers se rendant à Saint-Louis.
Les premières constatations rapportées par le ministère évoquent un dépassement du camion avant la collision frontale. La gendarmerie a ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes.
Les cinq blessés graves ont été conduits à l’hôpital régional de Louga. Le ministre des Transports s’y est rendu pour suivre leur prise en charge et présenter ses condoléances aux familles.
Mise à jour du 26 octobre 2026 : le bilan de huit morts initialement publié est remplacé par celui de neuf décès annoncé par le ministère.
Source : Le Soleil.
Un homme comparaît après un incident au stade de Nguékhokh et la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Le parquet a requis quatre mois ferme ; le délibéré est annoncé pour le 27 octobre 2026.
Le jugement reste attendu dans cette affaire examinée à Mbour. D’après L’Observateur, cité par Seneweb et DMedia le 22 octobre, un homme détenu depuis le 9 octobre doit être fixé sur son sort le 27 octobre 2026. Les quatre mois de prison ferme correspondent aux réquisitions du parquet, et non à une peine déjà prononcée.
Un incident lors d’un match de Navétanes
Selon ce récit, les faits débutent le 8 octobre au stade municipal de Nguékhokh, pendant la rencontre Renaissance–Diambars. L’intéressé filmait le match dans une zone interdite au public. Un gendarme lui aurait demandé de quitter cet espace ; il aurait refusé, puis tenté de franchir une barrière. Interpellé, il aurait été relâché peu après.
Les mêmes sources rapportent qu’il a ensuite diffusé sur WhatsApp et TikTok une vidéo visant la gendarmerie, réalisée à partir d’images d’un véhicule de service. Il a été de nouveau interpellé, puis placé sous mandat de dépôt.
À l’audience, il aurait reconnu ne pas disposer d’une carte professionnelle de presse et expliqué avoir agi sous l’effet de la colère. Le tribunal doit encore rendre sa décision.
Sources : Seneweb et DMedia, citant L’Observateur.
Thiesinfo seyelatyr
Une rencontre privée organisée dans une chambre du quartier Bagdad, à Thiaroye-sur-Mer, a viré au drame dans la nuit du 14 au 15 octobre 2026. M. N. Ndoye, âgé de 23 ans, a été retrouvé sans vie dans les lieux. Trois personnes ont été interpellées par la brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre de l’enquête, tandis que deux autres suspects sont activement recherchés. Une possible overdose est évoquée, mais les circonstances exactes du décès restent à établir.
Une découverte macabre dans une chambre fermée à clé
L’affaire a débuté après la découverte du corps sans vie de M. N. Ndoye dans une chambre située au rez-de-chaussée d’un immeuble de type R+3, dans le quartier Bagdad, à Thiaroye-sur-Mer. Alertés, les éléments de la brigade de recherches (BR) de Keur Massar se sont rendus sur place sur instruction du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.Selon les informations rapportées par Seneweb, les enquêteurs sont arrivés sur les lieux à 20 h 19. La porte de la chambre étant fermée à clé, ils ont dû faire sauter le verrou avant de découvrir le jeune homme allongé sur un matelas.
L’examen visuel initial n’aurait révélé aucune blessure apparente. Les enquêteurs ont toutefois relevé plusieurs signes sur le corps, conduisant à la réalisation de constatations techniques et à des prélèvements destinés à éclaircir les circonstances de la mort.
La chambre contenait notamment un réfrigérateur, des denrées alimentaires, des bouteilles vides de boissons alcoolisées, des vêtements éparpillés et une bouteille renfermant un liquide rougeâtre. Les éléments de la Cellule nationale d’identification criminelle (CNIC) ont procédé à des opérations techniques afin de recueillir les indices susceptibles de faire avancer l’enquête.
Le corps a ensuite été transporté à la morgue de l’hôpital de Pikine, aux environs de 00 h 51. Une autopsie a été demandée au médecin légiste de l’hôpital de Grand-Yoff.
Une possible overdose au cœur des investigations
Les premiers renseignements recueillis par les enquêteurs font état d’une possible consommation de substances stupéfiantes dans la chambre. Une overdose est ainsi évoquée comme une piste susceptible d’expliquer le décès du jeune homme.D’après les déclarations rapportées dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes auraient passé la nuit dans cette chambre. La victime aurait présenté des difficultés respiratoires après avoir consommé une boisson contenant une substance suspecte.
Les personnes présentes auraient tenté de lui porter secours, sans parvenir à le réanimer. Elles auraient ensuite quitté les lieux, laissant le corps dans la chambre fermée à clé.
Ces éléments proviennent notamment des déclarations recueillies par les enquêteurs et doivent être confrontés aux résultats des examens médico-légaux. À ce stade, la cause exacte du décès ne peut donc pas être considérée comme définitivement établie.
Trois suspects interpellés par la brigade de recherches
L’exploitation des données téléphoniques a permis aux enquêteurs de repérer six numéros ayant borné dans la zone des faits durant la nuit du drame. Le croisement de ces informations avec les autres éléments recueillis a conduit à l’identification de plusieurs personnes susceptibles d’avoir été présentes dans la chambre.Le dimanche 18 octobre, les gendarmes ont procédé à plusieurs opérations à Sam Sam 3, à la Sicap Mbao et à la cité Damel.
Un premier suspect, A. Niang, âgé de 25 ans et conducteur de moto-taxi domicilié à Diamaguène Sicap Mbao, a été interpellé vers 12 h 30 à Sam Sam 3. Une perquisition menée dans sa chambre aurait permis de découvrir treize préservatifs.
Lors de son audition, il a déclaré avoir été appelé par Y. Diène, alias « Cheikh », pour rejoindre la chambre de Thiaroye-sur-Mer. Il affirme y avoir trouvé plusieurs personnes, dont la victime. Selon son récit, il aurait consommé une boisson contenant une substance stupéfiante avant d’assister au malaise de M. N. Ndoye.
Le suspect a également affirmé que les personnes présentes avaient tenté de réanimer la victime avant de quitter les lieux dans un mouvement de panique. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir suivi les instructions de Y. Diène et ne pas avoir alerté les forces de l’ordre.
Un deuxième suspect, A. Diop, âgé de 24 ans et exerçant comme plâtrier, a été interpellé à la Sicap Mbao. Après avoir initialement nié connaître Y. Diène, il aurait reconnu l’avoir transporté jusqu’à sa chambre le jour des faits. Il a déclaré avoir aperçu plusieurs individus dans les lieux, avant de repartir après une trentaine de minutes.
Un troisième suspect arrêté le 20 octobre
Les recherches se sont poursuivies après ces premières interpellations. Le mardi 20 octobre, la brigade de recherches de Keur Massar a arrêté C. D. Ndiaye, âgé de 23 ans, originaire de Bamako et domicilié à Wakhinane Nimzatt, dans la commune de Guédiawaye.Selon les informations rapportées par Seneweb, ce troisième suspect aurait reconnu sa présence dans la chambre au moment où la victime était en proie à un malaise. Il aurait expliqué avoir quitté les lieux sur instruction de Y. Diène.
Une tablette électronique découverte lors de la perquisition de sa chambre doit être transmise au Centre national de lutte contre la cybercriminalité pour exploitation. Les enquêteurs espèrent ainsi recueillir des éléments supplémentaires permettant de préciser les circonstances de la rencontre et les responsabilités éventuelles des différentes personnes impliquées.
Le même mardi, une reconstitution des faits a été organisée sur les lieux du drame, en présence des trois suspects interpellés.
Deux personnes activement recherchées
L’enquête se poursuit également pour retrouver Y. Diène et S. J. Seck, présentés dans les informations publiées comme les deux principaux suspects encore en fuite.Selon les renseignements rapportés par Seneweb, Y. Diène se trouverait en Gambie, tandis que S. J. Seck aurait pris la direction de la Mauritanie. Ces indications restent à confirmer par les investigations en cours.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer le déroulement exact des événements dans la chambre, la nature des substances éventuellement consommées et les raisons pour lesquelles les personnes présentes n’ont pas alerté immédiatement les secours ou les forces de l’ordre.
Des poursuites pour plusieurs infractions présumées
D’après les informations publiées, les trois personnes interpellées sont poursuivies dans le cadre de l’enquête pour association de malfaiteurs, actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui, trafic de drogue, non-assistance à personne en danger et homicide involontaire.Ces qualifications pénales correspondent, à ce stade, aux poursuites rapportées dans le dossier et ne constituent pas une déclaration de culpabilité. La responsabilité individuelle de chaque suspect devra être déterminée par la justice, sur la base des preuves recueillies et des actes de procédure.
L’enquête devra notamment établir si la consommation d’une substance a effectivement provoqué le décès, si des personnes ont contribué à la survenue du drame et si certains indices ont été volontairement dissimulés.
Une affaire encore entourée de nombreuses zones d’ombre
La mort de M. N. Ndoye soulève plusieurs questions auxquelles les investigations devront apporter des réponses. Pourquoi le jeune homme a-t-il été laissé seul dans la chambre après son malaise ? Quelles substances ont été consommées au cours de la rencontre ? Les examens médico-légaux permettront-ils de confirmer ou d’écarter la piste de l’overdose ?Autant d’interrogations qui restent ouvertes au moment où les enquêteurs poursuivent leurs investigations et recherchent les deux suspects en fuite.
En attendant les conclusions de l’autopsie et les suites judiciaires, la prudence demeure nécessaire. Les faits rapportés devront être distingués des accusations et des déclarations recueillies au cours de l’enquête.
Après un divorce, une femme de 31 ans avait accepté de construire une relation avec un ancien collègue rencontré en Mauritanie. Mais, dans ce témoignage anonyme raconté en vidéo, une conversation avec sa mère fait surgir une possible parenté : son compagnon serait son neveu, sans qu’aucun test ADN soit venu établir cette filiation.
Elle hésitait à se remarier si vite. Lui insistait, convaincu que leur longue amitié et les sentiments qu’il lui portait suffisaient pour commencer une nouvelle vie ensemble. C’est en cherchant conseil auprès de sa mère, restée au Sénégal, que cette femme dit avoir découvert une histoire familiale susceptible de rendre leur union impossible. L’homme qui souhaitait l’épouser serait le fils de son frère aîné. Le récit, livré anonymement, suit le chemin d’une relation née dans la confiance et désormais suspendue à une question de filiation.
Une amitié née en Mauritanie
Au départ, rien ne laissait entrevoir une histoire d’amour. La jeune femme travaillait en Mauritanie, au sein d’une équipe comprenant plusieurs hommes qu’elle considérait comme des frères. Elle était alors mariée. Avec l’un de ses collègues, les échanges étaient devenus particulièrement réguliers, mais elle n’y voyait qu’une amitié sincère. Aucun propos amoureux, raconte-t-elle, n’était venu modifier cette relation.
Elle avait ensuite quitté la Mauritanie pour rejoindre son mari en Europe. Quelque temps plus tard, son ancien collègue lui avait annoncé son arrivée dans le même pays, où vivait son propre père. Les deux amis avaient repris contact. Le jeune homme connaissait déjà son époux et avait trouvé sa place parmi les proches du couple.
Il pouvait passer deux jours chez eux avant de rentrer. D’autres fois, la femme et son mari lui rendaient visite pendant le week-end. Elle décrit des retrouvailles simples, des conversations et une affection partagée. Son mari lui-même appréciait ce visiteur qu’ils accueillaient comme un membre de la famille. Puis des difficultés conjugales avaient conduit à un divorce qu’elle présente comme définitif. Le témoignage n’attribue pas cette séparation à l’ancien collègue.
Après le divorce, une déclaration inattendue
L’amitié, elle, avait continué. Le jeune homme prenait de ses nouvelles et cherchait à comprendre ce qu’elle traversait. Selon son récit, il avait attendu la fin de la période de trois mois suivant la séparation avant de lui avouer des sentiments jusque-là gardés pour lui. Il disait l’aimer depuis leur rencontre en Mauritanie, tout en ayant choisi de respecter son mariage.
Elle avait d’abord refusé. Celui qu’elle regardait comme un petit frère ne pouvait pas, à ses yeux, devenir soudain un compagnon. Mais ses demandes répétées l’avaient amenée à réfléchir. Elle connaissait son caractère depuis des années, sa discrétion et son comportement envers elle. Au moment d’envisager une nouvelle relation, cette familiarité pesait davantage que la perspective de découvrir un inconnu.
Elle avait finalement accepté de lui donner une chance. Soucieuse de ne pas entretenir une liaison sans perspective, elle l’avait présenté par téléphone à sa famille au Sénégal. Elle décrit une fratrie très unie, dans laquelle chacun parle de ses projets aux autres. Benjamine, elle était particulièrement proche de son frère aîné, pourtant assez âgé pour être son père. Les siens avaient accueilli cette relation avec l’espoir de la voir retrouver une vie conjugale heureuse.
Le compagnon, affirme-t-elle, se montrait fidèle, attentionné et transparent. Il partageait ses occupations avec elle et lui confiait volontiers son téléphone. Elle ne raconte aucune rupture de confiance entre eux. C’est précisément cette constance qui rend la suite si difficile à affronter : au moment où les questions familiales surgissent, elle estime n’avoir aucun reproche à lui faire.
Un nom prononcé, puis le silence de sa mère
Le jeune homme voulait désormais l’épouser. Elle, encore affectée par son divorce, demandait du temps. Elle ne remettait pas en cause ses qualités, mais craignait de s’engager trop rapidement dans un nouveau mariage. Face à son insistance, elle avait appelé sa mère pour lui exposer son hésitation.
La conversation avait alors pris une direction inattendue. Avant de se prononcer sur le mariage, sa mère souhaitait connaître la famille du prétendant. Qui étaient ses parents ? À quelle famille appartenait-il au Sénégal ? La jeune femme lui avait donné le nom de sa mère, en précisant que celle-ci était décédée.
À l’autre bout du téléphone, sa mère s’était tue. Elle avait ensuite demandé si le jeune homme était bien le premier enfant de cette femme. La réponse affirmative avait fait surgir une ancienne relation : selon la mère, la défunte avait fréquenté le frère aîné de sa fille lorsqu’ils étaient jeunes. Un enfant était né de cette histoire, mais son frère n’avait pas pu garder de contact avec lui.
Toujours d’après les explications familiales rapportées, la mère de l’enfant était partie à l’étranger et avait épousé un autre homme, qui l’avait élevé comme son fils. Le compagnon ne saurait rien de cette autre paternité qui lui est aujourd’hui attribuée. Un détail avait encore renforcé le trouble de la jeune femme : tous deux ont 31 ans et, dit-elle, la même date de naissance. Sa mère se souvenait avoir accouché le même jour que cette ancienne compagne de son fils.
Le frère reconnaît une histoire ancienne
La jeune femme avait alors appelé son frère aîné. Elle lui avait rappelé sa rencontre en Mauritanie, les retrouvailles en Europe et la demande en mariage de celui qu’elle avait présenté à la famille. Puis elle l’avait interrogé sur la mère du jeune homme.
Selon elle, son frère avait reconnu la relation et l’enfant qui lui avait été attribué. Il expliquait que leur histoire n’avait pas continué, que la mère était partie avec l’enfant et qu’il n’avait plus eu accès à lui. Il présentait ainsi le compagnon de sa sœur comme son fils.
Mais la conversation comportait aussi une réserve essentielle. Le frère disait qu’il aurait voulu pouvoir interroger cette femme pour éclaircir la paternité. Or elle était décédée. Cette nuance laisse la filiation à vérifier : le témoignage rapporte des souvenirs et des déclarations familiales, pas le résultat d’un examen établissant un lien biologique.
Depuis cet échange, la jeune femme dit regarder son compagnon autrement. Elle remarque des ressemblances avec son frère, dans le visage comme dans le caractère : le même calme, la même réserve, la volonté d’éviter les paroles susceptibles de créer un conflit. Ces observations alimentent son inquiétude, sans pouvoir constituer une preuve de parenté.
Vérifier la filiation, puis trouver les mots
Elle envisage désormais un test ADN pour sortir du doute. Dans le récit, aucun test n’a encore été réalisé et aucun résultat n’est annoncé. Mais, pour elle, même une réponse sur la filiation ne réglerait pas tout. Si cet homme est bien son neveu, comment lui expliquer que leur projet de mariage doit s’arrêter ?
La difficulté tient aussi à ce qu’il croit savoir de sa propre naissance. Depuis l’enfance, il considère l’homme qui l’a élevé comme son père. La jeune femme souligne les soins et l’affection qu’il a reçus de lui. Lui annoncer une autre paternité reviendrait, craint-elle, à bouleverser à la fois sa relation amoureuse et toute son histoire familiale.
Rompre sans explication lui semble tout aussi douloureux. Elle décrit un homme très attaché à elle, qui souhaite l’épouser et ne comprendrait pas un refus soudain après une relation jusque-là harmonieuse. Au terme de son témoignage, elle cherche des conseils pour parler, vérifier et décider. Le mariage n’a pas eu lieu. Aucune solution définitive n’est rapportée : demeure ce dilemme, entre la nécessité de connaître la vérité et la peur de blesser celui avec qui elle pensait pouvoir refaire sa vie.
Les images de la vidéo illustrent le récit et peuvent avoir été créées ou améliorées par intelligence artificielle ; elles ne prouvent pas l’identité des protagonistes.
Seyelatyr
Contact de la rédaction : 77 531 25 79 — Pour vos couvertures médiatiques.
À l’approche de la Ziarra prévue les 6 et 7 novembre 2026 à Mbambara, un appel particulier est lancé aux cheminots de Thiès pour qu’ils se mobilisent autour de cet événement religieux et mémoriel consacré à Thierno Habibou Mountaga Daha Tall.
Cet appel trouve son sens dans le parcours professionnel de cette personnalité religieuse, qui fut lui-même cheminot. Selon les éléments communiqués par les initiateurs de cette démarche, il a joué un rôle de médiateur entre l’État et les travailleurs du chemin de fer. Son engagement dans ce dialogue entre les autorités et les cheminots constitue ainsi un aspect important de sa mémoire professionnelle et sociale.
Les cheminots de Thiès, ville historiquement liée au réseau ferroviaire sénégalais, sont donc invités à se souvenir de cet ancien collègue et à prendre part à la Ziarra organisée en son honneur. Cette mobilisation serait également une manière de valoriser l’histoire des travailleurs du rail et le rôle qu’ils ont joué dans la vie économique et sociale du Sénégal.
Au-delà de la dimension religieuse, cette rencontre peut ainsi devenir un moment de retrouvailles entre anciens cheminots, travailleurs en activité, familles de cheminots et fidèles, autour d’un homme dont le parcours a relié le monde du travail, la médiation sociale et l’engagement religieux.
Le rendez-vous est fixé aux 6 et 7 novembre 2026 à Mbambara, à Thiès, avec notamment un symposium consacré à la vie et aux œuvres de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, le vendredi 6 novembre à partir de 9 heures, à l’auditorium de l’Université Iba Der Thiam de Thiès.
Une affaire de coups et blessures volontaires réciproques a été examinée par le tribunal d’instance de Thiès. A. Fall et M. Guèye, qui se rejettent mutuellement la responsabilité de l’affrontement, présentent deux versions contradictoires. Au cœur du différend, des tensions autour de l’épouse de l’un des prévenus. La décision du tribunal est attendue le 26 octobre 2026.
Toutefois, ces déclarations constituent la version d’un des prévenus et ne sauraient, à elles seules, établir les circonstances exactes de l’affrontement.
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