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Société sur Thies info
Vingt-neuf ans après son rappel à Dieu, le 14 septembre 1997, Mame Abdou Aziz Sy Dabakh demeure une figure majeure de la vie religieuse et sociale sénégalaise. Son message de paix, de justice, de dialogue et de responsabilité continue de résonner, bien au-delà de la communauté tidiane.
Le Sénégal commémore ce lundi 14 septembre 2026 le 29e anniversaire du rappel à Dieu de El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh, troisième khalife général des Tidianes. Né en 1904 à Tivaouane, fils de Seydil Hadji Malick Sy et de Sokhna Safiétou Niang, il avait accédé au khalifat en 1957, après les disparitions successives de ses frères, Seydi Ababacar Sy et El Hadji Mouhamadou Mansour Sy.
À la tête de la communauté tidiane pendant quatre décennies, Mame Abdou s'est imposé comme une autorité religieuse dont l'influence dépassait largement les frontières de Tivaouane. Sa parole était écoutée aussi bien par les fidèles que par les responsables politiques, les autres guides religieux et les représentants des différentes confessions.
Un héritier fidèle à Maodo
Érudit, éducateur, prédicateur et homme de dialogue, Mame Abdou Aziz Sy Dabakh s'est attaché à préserver et transmettre l'héritage de son père, Seydil Hadji Malick Sy.
Formé au Coran, à l'exégèse, au droit malikite, à la théologie et au soufisme, il disposait d'une solide culture islamique. Son rayonnement dépassa rapidement le Sénégal. Il fut notamment sollicité dans plusieurs pays et participa, en 1965, au Congrès islamique de La Mecque.
Pour lui, préserver l'héritage de Maodo ne consistait pas uniquement à conserver le passé. Il fallait surtout transmettre ses valeurs aux nouvelles générations : foi, discipline, travail, solidarité, respect et responsabilité.
Son surnom « Dabakh », associé à la générosité en wolof, résumait également son rapport aux populations. Il accordait une grande importance aux plus modestes, à l'éducation et au travail, notamment dans le monde rural.
Un trait d'union entre les familles religieuses
L'une des grandes marques de son magistère reste son engagement en faveur de l'entente entre les différentes familles religieuses du Sénégal.
Proche des autres foyers religieux, Mame Abdou refusait que les relations entre Tivaouane et Touba soient enfermées dans une logique de rivalité. Il défendait plutôt une complémentarité au service de la communauté musulmane et de la nation.
Son ouverture s'étendait également aux autres confessions. Son amitié avec le cardinal Hyacinthe Thiandoum reste un symbole fort du dialogue islamo-chrétien au Sénégal.
Cette capacité à dépasser les clivages a largement contribué à faire de lui une personnalité écoutée bien au-delà de la communauté tidiane.
Une voix libre face au pouvoir
Mame Abdou Aziz Sy Dabakh n'était pas un homme politique. Mais il considérait qu'une autorité religieuse ne pouvait rester silencieuse lorsque la paix sociale ou l'intérêt général étaient menacés.
Avec les gouvernants comme avec l'opposition, il conservait une liberté de ton fondée sur la même exigence : placer l'intérêt du Sénégal au-dessus des intérêts particuliers.
Durant certaines périodes de tension politique, notamment sous le régime d'Abdou Diouf, il joua un rôle de médiateur. Son implication dans des crises comme celle liée au plan Sakho-Loum illustre cette fonction de régulation qu'il assumait sans chercher de pouvoir institutionnel.
Aux dirigeants, il rappelait leurs responsabilités envers les populations. Aux responsables religieux, il demandait vérité et discernement. Aux jeunes, il recommandait le travail, la formation et la dignité.
Une parole redécouverte lors des crises
Près de trois décennies après sa disparition, l'influence de Mame Abdou reste perceptible dans les périodes de tension que traverse le Sénégal.
Ses anciens prêches ont notamment été largement rediffusés lors des crises politiques de juin 2011 et de mars 2021. Des générations qui ne l'avaient jamais rencontré ont ainsi découvert une parole appelant au calme, au dialogue et au dépassement.
Le 14 septembre 2026 marque donc bien plus qu'un anniversaire. Il rappelle le parcours d'un homme dont l'autorité reposait davantage sur la confiance et la parole que sur le pouvoir.
Vingt-neuf ans après son rappel à Dieu, Mame Abdou Aziz Sy Dabakh reste ainsi présent dans la mémoire collective sénégalaise. Et lorsque le pays cherche encore les mots de l'apaisement, les siens continuent de résonner.
Une soirée organisée dans un appartement meublé à Mermoz-Sotrac, à Dakar, a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes dans le cadre d’une enquête portant notamment sur la détention et le trafic présumé de substances psychotropes et de médicaments.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, sept suspects ont d’abord été interpellés au cours de la soirée, avant d’être placés en garde à vue au commissariat spécial du Tourisme. Ils sont notamment soupçonnés d’association de malfaiteurs, de détention de substances psychotropes à des fins de trafic, de trafic illicite de médicaments et de complicité d’interruption de grossesse.
Les investigations se sont poursuivies après ces premières arrestations. Elles ont permis aux enquêteurs de procéder à deux nouvelles interpellations, portant à neuf le nombre total de personnes arrêtées dans le cadre du dossier.
Une importante quantité de médicaments saisie
Les perquisitions effectuées au cours de l’enquête ont permis de mettre la main sur plusieurs produits. Les enquêteurs ont notamment saisi 342 boîtes de comprimés Misodia, 19 boîtes d’Alprazolam, 30 boîtes de Diazépam, six caisses de lubrifiant, 20 boîtes de Tramadol périmés et 220 paquets de comprimés Detox.
Ces saisies pourraient permettre aux enquêteurs de mieux déterminer l’origine des produits ainsi que leur destination.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte du réseau présumé et d’établir le rôle de chacun des mis en cause. Les personnes interpellées restent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision de justice.
Un drame familial secoue le village de Sangharé Coly, dans la commune de Saré Coly Sallé, département de Vélingara. Une jeune femme mariée, identifiée comme Fatoumata Baldé, a été retrouvée sans vie dans sa chambre conjugale.
Les faits se sont produits dans la nuit au sein de la maison familiale. Selon les premiers éléments rapportés, c’est la fille de la défunte qui aurait donné l’alerte après avoir constaté que sa mère se trouvait au sol, à proximité du lit.
Du sang aurait été constaté au niveau de sa nuque, présentant une blessure. À ce stade, les circonstances exactes de son décès restent à déterminer. Plusieurs hypothèses seraient envisagées, notamment une éventuelle chute du lit ou l’intervention d’un tiers.
Alertés, les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premiers constats. Les sapeurs-pompiers ont ensuite procédé à l’évacuation du corps vers la morgue.
Dans le cadre de l’enquête, le mari de la défunte, sa coépouse ainsi qu’un autre jeune homme présent dans la maison ont été interpellés et placés en garde à vue.
Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de Fatoumata Baldé.
L’animatrice de la TFM, Awa Traoré, connue sous le nom d’Éva Tra, a été victime d’une escroquerie portant sur des bijoux en or dont la valeur est estimée à plusieurs millions de francs CFA. L’affaire a conduit à l’interpellation d’un commerçant établi à Taïba Niassène, dans la région de Kaolack.
Les faits remontent au vendredi 24 juillet 2026. Alors qu’Éva Tra était absente de son domicile, un individu se serait présenté par téléphone comme un agent de Sonatel. Il aurait expliqué au fils de l’animatrice qu’une facture devait être réglée rapidement afin d’éviter une éventuelle suspension de la ligne téléphonique.
Profitant de cette situation et de l’urgence créée par son discours, le suspect présumé aurait réussi à convaincre le jeune homme de lui remettre des bijoux appartenant à sa mère. La valeur de ces objets en or est estimée à environ 12 millions de francs CFA, selon les éléments rapportés dans le cadre de l’enquête.
La piste remonte jusqu’à Taïba Niassène
Après le dépôt de plainte, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Faidherbe, à Dakar, ont entrepris des investigations afin d’identifier l’auteur présumé des faits.
Les recoupements effectués auraient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à Taïba Niassène, où un commerçant soupçonné d’être impliqué dans l’affaire a été interpellé le 9 septembre 2026.
Le mis en cause est notamment soupçonné d’escroquerie, d’usurpation de fonction et de vol de bijoux. Le montant évoqué dans la procédure est toutefois présenté à 10 millions de francs CFA dans certains éléments de l’enquête, alors que la valeur initialement estimée des bijoux est de 12 millions.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits et de vérifier notamment si le suspect présumé a agi seul ou avec d’éventuels complices.
À ce stade, il convient de rappeler que la personne interpellée reste présumée innocente jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.
Un maçon identifié sous les initiales A. D. a été interpellé à Touba et placé en garde à vue au commissariat spécial de la ville. Il est soupçonné d’avoir commis des actes sexuels sur un mineur de 12 ans.
Selon les informations rapportées par la presse, l’affaire a été portée à l’attention des forces de l’ordre après que des agents chargés de la surveillance des abords de la Grande Mosquée de Touba ont remarqué les deux garçons dans des circonstances jugées suspectes.
Conduits au commissariat pour être entendus, les deux intéressés auraient expliqué être arrivés de Mbour le 8 septembre, avec l’intention de s’installer à Touba pour exercer une activité de récupération.
Au cours de son audition, le garçon âgé de 12 ans aurait accusé son compagnon de l’avoir agressé sexuellement à plusieurs reprises alors qu’ils se trouvaient à Mbour.
Le mis en cause aurait, selon les mêmes sources, reconnu les faits qui lui sont reprochés. Un examen médical effectué à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni aurait par ailleurs relevé des lésions traumatiques compatibles avec les déclarations du mineur.
L’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision les circonstances des faits et d’établir les éventuelles responsabilités. Le suspect reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision de justice.
Un homme âgé de 70 ans a été retrouvé mort, jeudi 11 septembre 2026, dans le quartier Ndiakhaye à Touba. Selon les premiers éléments rapportés, il aurait mis fin à ses jours après avoir été accusé par un voisin d’être impliqué dans une affaire de vol de moutons. Une enquête a été ouverte par la police.
Le quartier Ndiakhaye de Touba est plongé dans la consternation après la découverte du corps sans vie d’un homme de 70 ans, identifié par les initiales E. H. B. D.
Selon les témoignages recueillis dans le cadre de l’enquête, le drame serait lié à une accusation de vol portée contre le septuagénaire par un voisin, prénommé Diagne. Ce dernier l’aurait mis en cause dans une affaire de disparition de moutons.
D’après les déclarations de l’épouse du défunt, N. M. N., son mari aurait très mal vécu cette accusation, qu’il considérait comme une atteinte à son honneur. La veille du drame, il lui aurait fait part de son malaise avant de lui révéler les accusations dont il faisait l’objet.
Durant la nuit, l’homme aurait manifesté une profonde détresse. Le lendemain matin, vers 8 heures, alors que son épouse s’apprêtait à partir travailler, il lui aurait indiqué qu’il comptait se rendre chez le délégué de quartier pour évoquer l’affaire avec lui.
Quelques heures plus tard, entre 11 heures et midi, le septuagénaire s’est rendu à l’atelier de menuiserie métallique de son fils, âgé de 24 ans. Il aurait emprunté un outil électrique, expliquant qu’il en avait besoin pour effectuer des travaux à la maison.
Vers 14 heures, son fils est rentré au domicile familial. Alerté par sa sœur âgée de 13 ans, il s’est rendu dans l’arrière-cour, où il a découvert son père sans vie.
Les secours et les forces de l’ordre ont rapidement été alertés. Les sapeurs-pompiers ont procédé à l’évacuation du corps vers la morgue du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba.
Les éléments du commissariat d’arrondissement de Touba Tawfekh, qui se sont rendus sur place, ont procédé aux premières constatations. Une réquisition médicale a également été établie afin de déterminer les circonstances exactes du décès.
Une enquête judiciaire a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire et établir les circonstances ayant conduit au décès du septuagénaire.
La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé le maintien en détention de Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Doudou Lamine Dieng.
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