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Société sur Thies info
Un agent de santé de 49 ans a perdu la vie après un malaise survenu dans un car rapide. Malgré une intervention rapide, il n’a pas pu être sauvé, laissant derrière lui de nombreuses interrogations.
Cette découverte a poussé les autorités à ordonner une autopsie afin de déterminer les causes exactes du décès.
Tout commence sur les réseaux sociaux, là où les apparences sont faciles à construire et la confiance rapide à gagner. Un homme se présente comme un Sénégalais installé au Canada, affichant une vie stable et rassurante. Son profil attire, ses messages séduisent.
Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits, révélant une arnaque basée sur la manipulation émotionnelle.
À Bambey, l’affaire est d’une nature différente, mais tout aussi préoccupante. Un responsable de formation, confronté à des critiques de sa hiérarchie, a tenté de mettre fin à ses jours. Ce geste, dramatique, traduit une souffrance profonde souvent invisible dans le monde du travail.
Dans ce cas précis, la situation aurait provoqué une détresse émotionnelle intense, conduisant à un passage à l’acte.
Longtemps négligée, elle apparaît aujourd’hui comme un enjeu central, nécessitant des mesures concrètes pour prévenir de tels drames.
À Nguekhokh, une affaire d’escroquerie aussi audacieuse qu’imprudente refait surface devant la justice. Un gérant de multiservices, S. Pouye, est aujourd’hui rattrapé par les faits… et par une simple réactivation de compte WhatsApp.
Les faits remontent au 29 août 2024. Ce jour-là, S. Pouye simule une violente agression à Mbour. Objectif : justifier un trou financier de 6,4 millions de FCFA dans sa gestion.
Sa patronne, A. Diop, convaincue par le scénario, l’accompagne même à l’hôpital et appuie sa plainte auprès des gendarmes. Mais rapidement, les enquêteurs de Saly détectent des incohérences dans son récit.
Dès le lendemain, le suspect disparaît dans la nature, abandonnant derrière lui famille et responsabilités.
L’enquête va révéler que cette affaire dépasse largement la fausse agression.
S. Pouye aurait mis en place un système d’escroquerie visant ses propres collègues :
- Promesse de fourniture de crédits de transfert (“UV”)
- Encaissement de sommes allant de 200 000 à 1,5 million FCFA
- Multiples victimes dans le réseau des multiservices
Le préjudice global dépasse finalement 10 millions FCFA
Après deux ans de fuite entre la Gambie et d’autres localités comme Kaolack, le suspect commet une erreur déterminante : il réactive son compte WhatsApp.
Cette trace numérique permet à la Section de recherches de Thiès de le localiser rapidement à Malicounda. Il est alors interpellé et placé sous main de justice.
Présenté devant le Tribunal de grande instance de Mbour, S. Pouye a tenté de :
- Minimiser les montants détournés
- Contester certaines accusations
Malgré cela, le procureur a requis un an de prison ferme.
Le verdict est attendu le 28 avril.
À Kaolack, une enquête de la Section de recherches de la gendarmerie a conduit au démantèlement d’un réseau présumé d’abus impliquant des mineurs, à la suite d’une plainte déposée le 21 avril 2026. L’affaire, particulièrement sensible, met en cause plusieurs adolescents ainsi qu’un adulte actuellement en fuite.
Une tentative d’agression à l’origine de l’enquête
Tout débute lorsqu’un adolescent est surpris dans une chambre en présence d’un enfant de moins de 13 ans, dans des circonstances laissant présumer une tentative d’agression. Alertée par des bruits inhabituels, une proche de la victime intervient, provoquant la fuite du suspect.
L’incident déclenche immédiatement une plainte auprès des autorités, ouvrant la voie à une enquête approfondie.
Des aveux et des accusations croisées
Placés en garde à vue, deux adolescents d’environ 16 ans ont été entendus par les enquêteurs. Selon les éléments recueillis :
- L’un des mis en cause reconnaît des faits graves et évoque l’existence d’un cercle impliquant d’autres jeunes
- Il accuse également un adulte, présenté comme un agent de sécurité, de l’avoir influencé
- Le second adolescent admet un fait isolé tout en affirmant avoir été contraint
Plusieurs témoignages d’enfants du quartier font état de pressions et de menaces pour empêcher toute révélation.
Des éléments médicaux versés au dossier
Des examens médicaux réalisés à l’hôpital de Kaolack ont permis d’apporter des indices compatibles avec les déclarations recueillies, renforçant les soupçons des enquêteurs.
Un adulte activement recherché
L’enquête désigne un vigile comme un acteur central présumé dans cette affaire. Considéré comme un élément clé, il est actuellement en fuite et fait l’objet de recherches actives par les forces de sécurité.
Des poursuites judiciaires engagées
Les deux adolescents interpellés ont été déférés devant le parquet du tribunal de grande instance de Kaolack. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment :
- association de malfaiteurs
- atteintes sur mineurs
- tentative d’agression
L’instruction devra désormais établir les responsabilités exactes de chacun dans ce dossier complexe.
Une affaire de tontine en ligne vire au scandale judiciaire après la condamnation de N. A. Sy, une commerçante de 31 ans connue sur TikTok sous le pseudonyme de Bineta N., reconnue coupable d’abus de confiance portant sur environ 4 millions de FCFA.
Le principe semblait séduisant : cotiser quotidiennement pour accéder à des lots prestigieux tels que des bijoux, de l’électroménager ou encore des smartphones haut de gamme présentés comme des iPhone 17 Pro.
Mais derrière cette vitrine attractive, plusieurs participantes affirment ne jamais avoir reçu les lots promis malgré des versements réguliers pouvant atteindre 10 000 FCFA par jour.
Des victimes nombreuses et des pertes importantes
Selon les témoignages recueillis, la situation s’est dégradée lorsque les livraisons ont cessé sans explication claire. Certaines victimes évoquent une suspension brutale du système sous prétexte de « maladie » de l’organisatrice.
Plusieurs plaignantes ont saisi la gendarmerie de Keur Massar, dénonçant des pertes importantes :
948 000 FCFA pour N.H. Sy
593 000 FCFA pour F.N.
455 000 FCFA pour M.S. Gning
300 000 FCFA pour C. Danfakha
150 000 FCFA pour P. Djigo
Des méthodes d’intimidation dénoncées
À la barre, les victimes ont décrit une organisatrice « arrogante et agressive ». Certaines affirment avoir été intimidées lorsqu’elles ont réclamé leur argent.
L’un des éléments les plus marquants du dossier reste une phrase attribuée à la prévenue :
elle affirmait n’avoir « peur ni de la police ni de la gendarmerie », invoquant la nationalité américaine de son père pour impressionner ses interlocutrices.
Cette stratégie aurait contribué à dissuader certaines victimes de porter plainte pendant un temps.
Une défense qui pointe un conflit privé
Face aux accusations, la commerçante a rejeté la responsabilité principale sur son ex-époux, qu’elle accuse d’avoir détourné les fonds avant de quitter le pays pour la Gambie.
Elle soutient également que la tontine fonctionnait correctement depuis plusieurs années et qu’il ne s’agirait que d’un incident isolé.
Son avocat a plaidé un simple litige civil, estimant que la majorité des participantes avaient été satisfaites par le passé.
Le tribunal tranche : fraude avérée
Le procureur, lui, a écarté la thèse accidentelle, évoquant des « manœuvres frauduleuses » destinées à tromper les participantes.
Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement retenu la culpabilité de N. A. Sy et prononcé :
6 mois de prison dont 3 mois ferme
Remboursement intégral des sommes dues
Contrainte par corps
Une affaire révélatrice des dérives des tontines numériques
Cette affaire relance le débat sur la multiplication des tontines en ligne au Sénégal, souvent basées sur la confiance mais peu encadrées juridiquement.
Entre promesses de gains rapides et absence de garanties, plusieurs observateurs appellent à une régulation plus stricte pour éviter de nouvelles victimes.
Au Sénégal, la tontine est bien plus qu’un simple système d’épargne. Elle incarne une forme de solidarité profondément ancrée dans les pratiques sociales, reliant voisines, collègues ou membres d’une même famille autour d’un objectif commun : s’entraider financièrement. Dans des villes comme Dakar, Touba ou Thiès, ces cercles informels jouent un rôle crucial dans le quotidien économique de milliers de personnes.
Une affaire qui révèle les failles
Une récente affaire met toutefois en lumière les fragilités de ce système basé essentiellement sur la confiance. Une gérante de tontine est accusée par plusieurs participantes d’avoir exercé des pressions dans un contexte de différends financiers. Selon les témoignages, certaines femmes auraient subi des tentatives d’intimidation après avoir contesté la gestion des fonds.
Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ces accusations. Si les faits sont avérés, ils soulignent une réalité souvent ignorée : l’absence de cadre légal strict peut laisser place à des abus.
Les limites d’un système informel
Les tontines fonctionnent sans réglementation formelle, ce qui constitue à la fois leur force et leur faiblesse. Leur souplesse permet une accessibilité immédiate, sans démarches administratives. Mais cette informalité expose également les membres à plusieurs risques :
- Mauvaise gestion ou détournement de fonds
- Conflits internes difficiles à arbitrer
- Pressions sociales ou morales
- Absence de recours juridique clair en cas de litige
Dans certains cas, les différends peuvent rapidement dégénérer et affecter les relations sociales au sein des communautés.
Transparence et bonnes pratiques : une nécessité
Face à ces dérives possibles, plusieurs précautions s’imposent pour sécuriser les tontines :
- Mettre en place des règles écrites et acceptées par tous
- Tenir une comptabilité claire et accessible
- Désigner plusieurs responsables pour éviter la concentration du pouvoir
- Organiser des réunions régulières de suivi
- Privilégier des systèmes hybrides intégrant des outils numériques (Mobile Money, relevés, etc.)
Ces mesures peuvent contribuer à renforcer la confiance et limiter les conflits.
Entre tradition et modernité
La tontine reste un pilier de la solidarité au Sénégal. Elle permet à de nombreuses familles d’accéder à des ressources financières autrement difficiles à obtenir. Mais pour perdurer, elle doit évoluer et s’adapter aux réalités actuelles, notamment en intégrant plus de transparence et de rigueur dans sa gestion.
Cette affaire rappelle une évidence : même les systèmes les plus solidaires nécessitent des garde-fous pour éviter les dérives et protéger leurs membres.
Le Lac Rose, habituellement associé à la quiétude et au tourisme, a été le théâtre d’un drame qui a profondément marqué les esprits. Un homme y a perdu la vie après être intervenu dans une altercation.
Selon les témoignages, une dispute a éclaté entre plusieurs personnes dans un contexte encore flou. La victime, connue dans son entourage comme une personne posée, aurait tenté de calmer les tensions.
Mais la situation a rapidement échappé à tout contrôle. L’intervention, censée apaiser, s’est transformée en tragédie. Transporté vers une structure de santé, l’homme n’a pas survécu.
Ce drame met en lumière une réalité souvent ignorée : les violences spontanées, imprévisibles, qui peuvent basculer en quelques instants. Il interroge aussi sur le rôle des témoins et les risques encourus lorsqu’on tente de s’interposer.
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