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Société sur Thies info
Un drame particulièrement éprouvant est rapporté lors d’une traversée clandestine en direction des îles Canaries. Un enfant âgé de deux ans aurait été jeté à la mer alors qu’il se trouvait à bord d’une embarcation avec sa mère. Selon un responsable espagnol des secours, les passeurs auraient pris cette décision en raison des pleurs du petit garçon.
Le témoignage a été livré jeudi 24 septembre par Enrique Espinosa, responsable du Consortium de sécurité et des urgences de Lanzarote, lors d’une intervention sur la radio locale Crónicas de Lanzarote.
D’après son récit, l’enfant voyageait avec sa mère à bord d’une pirogue qui aurait quitté la Gambie pour tenter de rejoindre les îles Canaries. Alors que le petit garçon pleurait, les passeurs auraient décidé de le précipiter dans l’eau, sous les yeux de sa mère.
« Dans une embarcation, ils ont jeté à l’eau un enfant de deux ans qui pleurait avec sa mère », a rapporté le responsable espagnol, cité lors de cette intervention radiophonique.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de déterminer avec certitude ce qu’est devenu l’enfant après sa chute en mer. Aucun élément précis n’a notamment été communiqué sur une éventuelle opération de sauvetage ou sur la survie du petit garçon.
Le témoignage d’Enrique Espinosa intervient dans un contexte marqué par les risques considérables liés aux traversées clandestines de l’Atlantique vers les Canaries. Ces voyages, effectués dans des embarcations souvent surchargées et exposées aux conditions difficiles en mer, mettent régulièrement en danger les personnes qui tentent de rejoindre l’archipel espagnol.
Le responsable des secours évoquait ce cas alors qu’il était interrogé au sujet d’une autre affaire survenue lors d’une traversée en pirogue : l’agression sexuelle présumée d’une femme. Trois hommes ont été arrêtés par la police espagnole et placés en détention provisoire dans le cadre de cette enquête.
Le récit de cet enfant de deux ans illustre, selon les autorités citées, les violences et les situations de grande vulnérabilité auxquelles certains passagers peuvent être confrontés pendant ces traversées. Il rappelle également les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles s’effectuent certains départs clandestins depuis les côtes ouest-africaines vers les îles Canaries.
Pour l’heure, les circonstances exactes entourant la disparition de l’enfant et son éventuel sort restent à éclaircir.
Un nouveau pas a été franchi dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable à Keur Ibra Fall, dans la commune de Notto Diobass, département de Thiès. Le vendredi 25 septembre 2026, le maire Alioune Sarr a procédé à la réception officielle d’un forage doté d’un réseau d’adduction d’eau potable, réalisé grâce à un partenariat entre le Groupe Sablux et la municipalité, avec l’appui technique d’Aquatech Sénégal.
La cérémonie de réception s’est déroulée en présence des populations de Keur Ibra Fall et des différents acteurs ayant contribué à la réalisation de l’ouvrage. Le nouveau dispositif permet désormais de desservir plusieurs points d’eau répartis dans le village.
Pour les autorités locales, cette infrastructure doit contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des habitants, notamment en matière d’hygiène, de santé et d’activités quotidiennes liées à l’utilisation de l’eau.
Un projet inscrit dans une démarche de développement local
La réalisation du forage s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Groupe Sablux, présent dans la zone, et la municipalité de Notto Diobass. L’entreprise présente cette initiative comme faisant partie de sa politique de responsabilité sociétale et de son accompagnement des territoires où elle intervient.
Le projet est également présenté comme l’une des actions liées à la vision « Notto Diobass Smart City », qui ambitionne de renforcer progressivement les services et infrastructures de base dans la commune.
Lors de la cérémonie, Marc Ndiaye, directeur général de Sablux Immobilier et représentant du groupe, a insisté sur la nécessité, pour les entreprises intervenant dans les territoires, de contribuer également à leur développement social.
Il a par ailleurs salué l’accompagnement technique d’Aquatech Sénégal dans la mise en œuvre du réseau d’adduction d’eau.
L’eau potable au cœur des préoccupations
Prenant la parole, le maire Alioune Sarr s’est félicité de la réalisation d’un ouvrage attendu par les populations. Selon l’édile, l’accès à l’eau potable ne constitue pas uniquement une question d’approvisionnement, mais touche également plusieurs secteurs de la vie des ménages.
La disponibilité de l’eau peut notamment faciliter les activités domestiques, renforcer les pratiques d’hygiène et contribuer à améliorer les conditions sanitaires des populations.
Pour les habitants de Keur Ibra Fall, la mise en service de ce réseau représente ainsi une amélioration concrète de leur quotidien.
Le maire alerte sur la pression foncière
La cérémonie a également été l’occasion pour le maire Alioune Sarr d’aborder la question du foncier dans la commune de Notto Diobass.
Face à l’intérêt grandissant suscité par le territoire auprès d’investisseurs privés, l’édile a appelé les propriétaires terriens à la vigilance concernant les opérations de cession de leurs terres.
Alioune Sarr a notamment mis en garde contre les pratiques de spéculation foncière et invité les détenteurs de terres à éviter de céder leurs parcelles à des conditions qu’ils pourraient regretter par la suite.
Le maire a lié cette question aux perspectives de développement de la commune, notamment aux projets envisagés dans le cadre du programme « Notto Diobass Smart City ».
Pour les autorités municipales, la préservation du patrimoine foncier doit accompagner l’arrivée de nouveaux investissements afin que le développement du territoire puisse également bénéficier aux populations locales.
La réception de ce forage marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts engagés pour améliorer les services de base à Keur Ibra Fall, alors que la commune de Notto Diobass poursuit ses ambitions en matière d’aménagement et de développement local.
Un véhicule particulier a été entièrement ravagé par les flammes à la sortie du village de Keur Ndioukoune, sur la route de Tivaouane. Trois personnes se trouvaient à bord. Elles ont réussi à quitter le véhicule avant qu’il ne soit complètement consumé.
Une scène spectaculaire s’est produite sur la route de Tivaouane, à hauteur du village de Keur Ndioukoune, situé à quelques kilomètres de Thiès.
Les faits se sont produits vers 14 heures. Un véhicule particulier, à bord duquel se trouvaient trois personnes, dont le conducteur, a brusquement pris feu alors qu’il circulait sur la route.
Alertées par le départ du feu, les personnes présentes dans le véhicule ont rapidement réussi à sortir de l’habitacle.
Cette réaction rapide leur a permis d’échapper au pire. Quelques instants plus tard, les flammes ont gagné l’ensemble du véhicule.
Selon les témoignages rapportés par Dakaractu, le véhicule a été entièrement consumé par le feu avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers.
Aucune perte en vie humaine n’a été signalée dans cet incident.
Les circonstances exactes du départ de feu restent toutefois à déterminer. Une défaillance mécanique, un problème électrique ou une autre cause devront être établis.
Cet incident rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les automobilistes sur les axes routiers, notamment lorsqu’un véhicule présente une défaillance soudaine.
Les trois occupants ont heureusement pu sortir à temps du véhicule.
Un commerçant de Kébemer se trouve dans un état critique après avoir été violemment agressé alors qu’il rentrait chez lui. Ses agresseurs auraient emporté un sac contenant une importante somme d’argent. Une enquête a été ouverte.
La nuit de samedi à dimanche a été particulièrement mouvementée à Kébemer. Un commerçant de la localité a été victime d’une violente agression alors qu’il regagnait son domicile après sa journée de travail.
D’après les informations rapportées par plusieurs médias, l’homme transportait avec lui un sac contenant une importante somme d’argent en espèces.
C’est à ce moment que des individus, circulant à bord d’un véhicule particulier, l’auraient pris pour cible.
Les agresseurs auraient violemment frappé le commerçant à coups de gourdin et de poing. Sous la violence des coups, la victime aurait perdu connaissance avant que les assaillants ne prennent la fuite avec son sac contenant les billets.
Le commerçant a ensuite été pris en charge au district sanitaire de Kébemer où son état est présenté comme critique.
L’attaque a provoqué l’émoi dans la localité, alors que les auteurs restent pour l’instant non identifiés.
Une enquête a été ouverte par les forces de défense et de sécurité afin de déterminer les circonstances précises de l’agression et tenter d’identifier les personnes impliquées.
Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuels témoignages et éléments susceptibles de permettre de retracer le parcours des agresseurs après leur fuite.
Pour l’heure, le montant exact de l’argent emporté n’a pas été précisé dans les informations disponibles.
Une scène pour le moins inhabituelle s’est produite ce samedi, aux environs de 18 heures, sur la Route nationale, à hauteur du stade Maniang Soumaré, non loin des installations de la SDE, à Thiès. Les cris d’un enfant, entendus depuis un 4×4 blanc, ont alerté plusieurs conducteurs. Le véhicule a finalement été immobilisé en attendant l’arrivée de la police.
La circulation était particulièrement perturbée ce samedi en fin d’après-midi sur la Route nationale, du côté du stade Maniang Soumaré à Thiès. Vers 18 heures, une situation inhabituelle a attiré l’attention des usagers de cet axe très fréquenté.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un 4×4 de couleur blanche, sans plaque d’immatriculation et transportant un enfant, circulait dans le secteur lorsque des cris provenant du véhicule auraient été entendus par des conducteurs et d’autres personnes présentes aux alentours.
Alertés par ces cris, certains automobilistes auraient immédiatement porté leur attention sur le véhicule. Face à la situation, des conducteurs ont décidé de s’arrêter et de procéder à l’immobilisation du 4×4, dans l’attente de l’intervention des forces de l’ordre.
La circulation fortement perturbée
L’intervention improvisée des automobilistes a rapidement attiré l’attention des passants. Plusieurs personnes se sont regroupées autour du véhicule, tandis que d’autres conducteurs tentaient de comprendre ce qui venait de se passer.
La présence du véhicule immobilisé sur cet axe stratégique a provoqué un important embouteillage. Des files de voitures se sont progressivement formées, entraînant un ralentissement considérable de la circulation dans le secteur du stade Maniang Soumaré.
Pendant plusieurs minutes, les automobilistes ont dû faire preuve de patience alors que la situation restait en attente d’une intervention officielle.
La police attendue pour éclaircir la situation
D’après les informations disponibles, les personnes ayant immobilisé le véhicule auraient préféré attendre l’arrivée de la police afin que les circonstances puissent être établies de manière officielle.
À ce stade, aucune conclusion ne peut être tirée concernant les raisons des cris de l’enfant. Il n’est notamment pas possible d’affirmer, sans confirmation des autorités, qu’une tentative d’enlèvement ou un acte criminel a été commis.
La présence de l’enfant dans le 4×4, l’absence de plaque d’immatriculation et les circonstances précises ayant conduit aux cris devront donc être déterminées par les forces de sécurité après vérification des faits et audition des personnes concernées.
Une scène qui a mobilisé les usagers
Dans un contexte où les automobilistes sont régulièrement confrontés à des situations imprévues sur les grands axes de Thiès, l’événement de ce samedi a particulièrement marqué les esprits en raison des cris de l’enfant et de l’immobilisation du véhicule.
Certains conducteurs, alertés par la situation, ont préféré intervenir ou rester sur place afin d’attendre les forces de l’ordre. D’autres se sont retrouvés bloqués dans l’embouteillage créé par l’incident.
Pour l’heure, les informations disponibles restent essentiellement basées sur les témoignages recueillis au moment des faits. Les circonstances exactes de l’incident restent donc à établir.
Une fois les vérifications effectuées par la police, des éléments supplémentaires pourraient permettre de comprendre ce qui s’est réellement passé à bord de ce 4×4 blanc sans plaque d’immatriculation.
Thiès Info reste attentif à l’évolution de cette affaire et pourra apporter des précisions dès qu’une information officielle sera disponible.
Une banale querelle entre colocataires autour du remplissage d’une fosse septique a dégénéré en deux affrontements à l’Unité 6 des Parcelles Assainies de Keur Massar. Cinq femmes ont été déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye. Trois d’entre elles ont été placées sous mandat de dépôt.
L’affaire a débuté sur fond de tensions récurrentes entre deux familles partageant le même immeuble. Au cœur du différend : le remplissage d’une fosse septique. Le désaccord, qui opposait cinq colocataires, a finalement dégénéré en violences physiques.
Le dimanche 20 septembre 2026, une première bagarre a éclaté entre les protagonistes. Des bâtons et des ustensiles de cuisine auraient été utilisés au cours de l’affrontement. K. Kane a été blessée et s’est vu délivrer un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.
Malgré l’intervention pour séparer les protagonistes, les tensions n’ont pas pris fin. Dans la nuit du mardi 22 septembre, une nouvelle altercation a éclaté entre les colocataires. Alertés, les gendarmes de la brigade de Keur Massar sont intervenus pour mettre fin à la bagarre.
Grièvement touchée, K. Kane a été évacuée par les sapeurs-pompiers vers l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Le lendemain, elle s’est rendue à la brigade de gendarmerie avec un nouveau certificat médical mentionnant une ITT de sept jours.
Au cours de l’enquête, K. Kane a affirmé avoir été insultée puis attaquée par A. Keita. Elle a expliqué que sa mère, M. Ndiaye, et sa sœur, Nd. P. Keita, étaient intervenues au moment de la bagarre. Elle a notamment accusé A. Keita de l’avoir mordue au bras droit.
Entendue par les enquêteurs, A. Keita a reconnu s’être battue avec K. Kane, tout en soutenant avoir été insultée auparavant par cette dernière.
A. Pilor, M. Ndiaye et Nd. P. Keita ont également reconnu leur participation à la rixe. Les différentes protagonistes ont exprimé leurs regrets et sollicité la clémence des enquêteurs.
À l’issue de la procédure, les cinq femmes ont été déférées, le 24 septembre, devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.
A. Pilor, A. Keita et Nd. P. Keita ont finalement été placées sous mandat de dépôt pour mise en danger de la vie d’autrui et coups et blessures volontaires.
De leur côté, K. Kane et M. Ndiaye ont bénéficié d’une liberté provisoire après leur inculpation pour mise en danger de la vie d’autrui.
Une querelle de voisinage née d’un problème d’assainissement s’est ainsi transformée en affaire judiciaire, avec trois des protagonistes désormais incarcérées.
Un accident mortel s’est produit le 22 septembre 2026, vers 20 heures, sur la piste latéritique reliant Niague à Socabeg. Un jeune passager de 22 ans a perdu la vie après être tombé d’un bus Tata de la ligne 81, qui circulait avec les portières ouvertes.
Au cours du trajet, le jeune homme a chuté alors que le véhicule était encore en mouvement. Dans sa chute, sa tête s’est retrouvée sous le bus, entre les roues avant et arrière droites. Les roues arrière du véhicule lui ont ensuite roulé sur la tête, provoquant son décès sur place.
Alertés, les éléments de la brigade de proximité de Tivaouane-Peulh se sont rendus sur les lieux et ont procédé aux premières constatations, après avoir informé les sapeurs-pompiers de Keur Massar.
Le corps sans vie a été évacué par les secours vers la morgue de l’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye, en présence des enquêteurs.
L’enquête s’est rapidement orientée vers les conditions de circulation du bus. Les premiers éléments recueillis font état d’une circulation de nuit avec les portières ouvertes, une situation susceptible d’avoir favorisé la chute du passager.
Le chauffeur du bus, T. DIAGNE, âgé de 36 ans et domicilié à Tivaouane-Peulh, a été placé en garde à vue le même soir, aux environs de 21 heures. Il était visé pour des faits de mise en danger de la vie d’autrui et d’homicide involontaire.
Selon les éléments de la procédure, le conducteur aurait poursuivi sa route alors qu’un passager venait de tomber du véhicule. Le bus aurait alors percuté mortellement la victime.
À l’issue de l’enquête, le chauffeur a été présenté au procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque. Il a finalement été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de cette affaire.
Cette affaire relance une nouvelle fois les interrogations sur le respect des règles de sécurité dans le transport collectif, notamment concernant la fermeture des portières pendant la circulation.
Le tribunal correctionnel de Dakar s’est penché mercredi dernier sur une affaire de chantage présumé impliquant plusieurs personnes, dont un jeune Sénégalais présenté comme le chef du réseau et un ressortissant belge. Le dossier, qui remonte à mars-avril 2025, met en cause un système de rencontres organisées sur internet qui aurait débouché sur une séquestration et une tentative d’extorsion de fonds.
Selon nos sources, Ibrahima N., alias « Madré », âgé de 26 ans, et le Belge Jean Jacques M., 68 ans, sont notamment poursuivis pour des faits qualifiés par le parquet d’« actes contre-nature ». Trois autres prévenus, Ndiémé S., Fatoumata Bintou K. et Abdoulaye B., comparaissent pour des faits de complicité.
Une rencontre organisée sur internet
L’affaire aurait commencé sur le site de rencontres « Gay Romeo ». Jean Jacques M., ressortissant belge, aurait échangé pendant plusieurs semaines avec Ibrahima N., pensant nouer une relation sentimentale.
Après plusieurs discussions sur WhatsApp, le Belge arrive à Dakar le 28 mars 2025. Il aurait été accueilli par Ibrahima N. et aurait passé une première nuit avec lui avant de se rendre à Saly avec plusieurs personnes présentées comme des membres du groupe.
Quelques jours plus tard, le 3 avril, Ibrahima N. aurait convaincu le Belge de revenir à Dakar. Celui-ci se serait alors retrouvé sur l’île de Ngor, où, selon les éléments de l’enquête rapportés par le quotidien, il aurait été retenu contre son gré et dépouillé de certains de ses effets personnels.
Une demande de 7 000 euros
Toujours selon les faits exposés à l’audience, les présumés ravisseurs auraient ensuite contraint le ressortissant belge à demander de l’argent à son frère installé en Belgique.
La somme exigée aurait été de 7 000 euros, soit environ 4,6 millions de francs CFA. Le frère de la victime présumée aurait finalement transféré 5 000 euros, représentant plus de 3 millions de francs CFA, par l’intermédiaire de Western Union.
L’opération aurait toutefois permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à certains membres présumés du groupe. Les éléments liés au transfert d'argent, notamment le numéro utilisé pour le retrait, auraient contribué à orienter les investigations de la Section de recherches de la gendarmerie.
Jean Jacques M. aurait finalement été libéré le 4 avril 2025.
Des poursuites contre la victime présumée
Le dossier comporte également un volet judiciaire particulier. Alors qu’il se présente comme victime de séquestration et de tentative d’extorsion, Jean Jacques M. est lui-même poursuivi dans cette procédure pour des faits qualifiés d’« actes contre-nature ».
Des examens médicaux auraient relevé des lésions anales chez le ressortissant belge et chez Ibrahima N. Les deux hommes n’auraient pas souhaité apporter d’explications détaillées sur ces constatations. Jean Jacques M. aurait toutefois déclaré avoir subi des actes sexuels imposés.
Ibrahima N. est poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, séquestration délictuelle et tentative d’extorsion de fonds.
Les trois autres prévenus, Ndiémé S., Fatoumata Bintou K. et Abdoulaye B., sont poursuivis pour complicité des infractions retenues contre le principal prévenu, à l’exception des faits d’« actes contre-nature ».
Le parquet requiert deux ans ferme
À l’issue des débats, le procureur a requis deux ans de prison ferme contre Ibrahima N., alias « Madré », et Jean Jacques M.
Pour les autres prévenus, le parquet a demandé l’application de la loi.
Jean Jacques M., qui s’était également constitué partie civile, avait auparavant bénéficié d’une liberté provisoire avant de quitter le Sénégal. Il a donc été jugé en son absence lors de cette audience.
De leur côté, les avocats de la défense, notamment Me Ibrahima Diagne, ont plaidé la relaxe des prévenus.
Le tribunal correctionnel de Dakar a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 14 octobre.
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