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Société sur Thies info
À Cap Skirring, dans le département d’Oussouye, une affaire impliquant des centaines de mineurs suscite de vives inquiétudes au sein des populations locales. Un pasteur évangélique identifié sous les initiales F. Gomis a été convoqué par la gendarmerie après l’organisation de rassemblements religieux regroupant de nombreux enfants au « Terrain bleu », situé près des bolongs de cette station balnéaire du sud du Sénégal.
Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’alerte a été donnée par un parent inquiet après la disparition momentanée de son enfant. Les recherches ont finalement permis de retrouver le mineur sur le site du rassemblement, en compagnie de plusieurs centaines d’autres enfants.
D’après les premiers éléments de l’enquête, ces rencontres se tenaient chaque samedi entre 16 heures et 18 heures. Un homme surnommé « Nando » y dispensait des enseignements religieux à environ 300 mineurs, avec l’appui de plusieurs assistants. Les séances s’appuyaient également sur des livrets pédagogiques distribués aux participants.
Toujours selon les mêmes sources, le principal mis en cause serait un pasteur évangélique installé à Cap Skirring depuis 2012. Entendu par les gendarmes, F. Gomis a expliqué que ces activités étaient organisées à titre bénévole. Il a aussi affirmé que des cadeaux étaient parfois distribués aux enfants grâce au soutien d’une organisation chrétienne étrangère.
Interrogé sur l’existence d’autorisations parentales, le pasteur aurait estimé qu’elles n’étaient pas nécessaires, considérant ces rassemblements comme de simples séances d’enseignement religieux.
Mais cette justification n’a pas suffi à calmer les inquiétudes d’une partie de la population locale, préoccupée par l’ampleur des rassemblements et l’encadrement de mineurs sans contrôle administratif clair.
Face à la polémique grandissante et afin de prévenir tout trouble à l’ordre public, la gendarmerie de Cap Skirring a ordonné la suspension immédiate des activités. Les autorités exigent désormais une régularisation complète de la situation auprès des services compétents, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs et l’encadrement des activités religieuses.
Le dossier a été transmis aux autorités administratives et judiciaires compétentes pour la suite de la procédure. Pendant ce temps, les forces de sécurité restent mobilisées pour surveiller la situation et éviter tout débordement dans cette localité touristique de la région de Ziguinchor.
Un nouveau rebondissement est enregistré dans l’affaire des 22 présumés homosexuels interpellés dans le Djoloff. Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le nom de Ndiaga Seck, a été arrêté par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC).
Âgé de 51 ans, cet acteur politique faisait l’objet d’un avis de recherches et d’interpellation émis par le commissariat urbain de Linguère, dans la région de Linguère. Son nom aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia au cours de l’enquête ouverte après l’arrestation de 22 personnes poursuivies pour des faits présumés d’actes contre nature dans le Djoloff.
D’après les informations relayées, les enquêteurs auraient réuni plusieurs éléments jugés concordants ayant motivé l’interpellation de Ndiaga Seck. Après le placement sous mandat de dépôt d’une vingtaine de suspects, le juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Louga a transmis une délégation judiciaire au commissariat urbain de Linguère afin de poursuivre les investigations.
Dans le cadre de cette procédure, une opposition à la sortie du territoire national ainsi qu’un avis de recherches avaient été lancés contre le suspect. Avec l’appui de la DIC, Ndiaga Seck a finalement été localisé puis arrêté.
Le mis en cause, comptable de profession et natif de Ziguinchor, devrait être acheminé dans les prochaines heures vers Linguère pour les besoins de l’enquête et la suite de la procédure judiciaire.
À quelques jours de la Tabaski, une affaire secoue le village de Keur Diarga, dans la commune de Kébémer. Une caisse de solidarité regroupant des femmes issues de milieux modestes est au cœur d’une polémique après la disparition présumée de près de 4 millions de FCFA.
Cette somme, patiemment collectée sur plusieurs mois à raison de cotisations quotidiennes de 100 FCFA par membre, devait servir à soulager les dépenses liées à la fête de la Tabaski.
Des explications jugées peu convaincantes
La gérante de la caisse, identifiée sous les initiales Nd. C, affirme avoir retiré environ 3 millions de FCFA d’une banque avant de constater leur disparition.
Selon sa version, l’argent aurait été perdu lors de son retour en calèche, sans qu’elle puisse déterminer s’il est tombé ou s’il a été volé.
« Je ne sais pas si c’est tombé en chemin ou si quelqu’un l’a volé », aurait-elle déclaré devant les enquêteurs.
Mais cette explication est rejetée par les membres du groupement, qui dénoncent des versions contradictoires et un manque de transparence.
Des accusations de détournement
Pour les femmes du groupement, la thèse de la perte accidentelle ne tient pas. Elles soupçonnent un détournement des fonds et évoquent également une seconde version fournie par la gérante, faisant état d’une autre somme d’environ un million de FCFA prétendument oubliée dans une cantine lors d’un déplacement à Dakar.
La secrétaire de l’association, Marième Mbaye, affirme que les explications changent constamment et entretiennent la confusion.
« À chaque fois qu’on lui demande des comptes, elle donne une version différente », déplore-t-elle.
Une plainte déposée et une enquête ouverte
Face à la gravité des faits et à l’impossibilité de récupérer leurs économies avant la fête, les membres de la caisse ont décidé de saisir la justice. Une plainte a été déposée contre la gérante.
Interpellée par les forces de l’ordre, Nd. C a été placée en garde à vue. Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur la disparition de cette importante somme d’argent.
Une communauté sous le choc
Dans cette localité où les systèmes d’épargne collective jouent un rôle essentiel dans la préparation des grandes fêtes religieuses, l’affaire provoque indignation et inquiétude.
Au-delà du préjudice financier, c’est la confiance entre membres d’une même communauté qui semble aujourd’hui fragilisée, dans un contexte où chaque franc épargné représente un effort quotidien important.
Le quartier de Colobane a été le théâtre d’un drame sanglant qui continue de bouleverser riverains et commerçants. Une altercation entre deux jeunes vendeurs de chaussures, nourrie par une vieille rancœur, s’est terminée par un homicide. La victime, C. Diop, âgé de 22 ans, a succombé à ses blessures après avoir été poignardée par A. Dieng, 18 ans, en face du lycée John F. Kennedy.
Le tribunal de grande instance de Mbour a été le théâtre d’une audience particulièrement tendue dans une affaire impliquant deux hommes poursuivis pour actes contre nature et infractions liées au VIH. Le procureur de la République a requis des peines sévères : cinq ans de prison contre le cuisinier B. Thiam et dix ans de réclusion contre O. Seck, en vertu des nouvelles dispositions pénales renforçant la répression de certaines infractions sexuelles.
Un drame bouleversant secoue la boulangerie « Médine », située au cœur de la Médina de Dakar. A. N., 55 ans, chef du personnel de l’établissement, a été retrouvé mort par pendaison dans une pièce aménagée sur la terrasse du bâtiment où il travaillait depuis plusieurs années. Derrière ce geste fatal, les enquêteurs ont découvert un document de onze pages dans lequel la victime décrit un enfer conjugal fait, selon lui, de violences physiques et psychologiques répétées.
La macabre découverte a été faite par l’un de ses collègues, venu le chercher après avoir constaté son absence inhabituelle. Sur place, il découvre le quinquagénaire suspendu à une corde, sans aucun signe de vie. Très vite, le commissariat de Rebeuss, dirigé par la commissaire Khady Diouf, est alerté. Les policiers procèdent aux premières constatations avant l’évacuation du corps vers l’hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour autopsie.
Les conclusions des médecins légistes, remises le 8 mai 2026, confirment définitivement la thèse du suicide. Selon le rapport, A. N. est décédé des suites d’une asphyxie mécanique provoquée par pendaison. Aucune trace laissant penser à une intervention extérieure n’a été relevée.
Mais c’est surtout le contenu d’un long testament retrouvé sur les lieux qui glace aujourd’hui l’opinion. Dans ce texte rédigé sur onze pages et sobrement intitulé « TESTAMENT », le défunt raconte les souffrances qu’il aurait endurées durant son mariage. Il accuse directement son épouse de violences morales, d’humiliations répétées et même d’agressions physiques qui auraient progressivement détruit son équilibre psychologique.
Selon les éléments de l’enquête, une copie de ce document a également été retrouvée dans le coffre de son bureau, accompagnée d’une clé USB contenant plusieurs fichiers, images et éléments que la victime considérait comme des preuves de ses accusations.
Marié et père de quatre enfants, A. N. vivait avec sa femme et deux de leurs filles dans un appartement situé à l’intérieur même de la boulangerie. Toutefois, les investigations révèlent qu’une profonde crise conjugale minait le couple depuis près d’un an. Des voisins et proches interrogés par les enquêteurs ont confirmé l’existence de tensions permanentes au sein du foyer. Certains affirment même que l’épouse avait pratiquement quitté le domicile conjugal depuis plusieurs mois.
Cette affaire relance avec brutalité le débat sur les souffrances psychologiques vécues dans certains foyers, y compris par des hommes qui, souvent par honte ou peur du regard social, gardent le silence jusqu’au drame irréparable.
Les enquêteurs poursuivent désormais les auditions afin de déterminer si certains faits évoqués dans le testament pourraient engager d’éventuelles responsabilités. En attendant, collègues, proches et habitants de la Médina restent sous le choc face à cette disparition tragique d’un homme décrit comme discret, travailleur et profondément affecté ces derniers mois.
La ville de Tambacounda est encore sous le choc après le drame qui a frappé la gendarmerie nationale. Un sous-officier de 42 ans, identifié sous le nom de M. Ndiath, a été retrouvé mort à son domicile dans des circonstances particulièrement tragiques. Selon les premières informations révélées par la presse, l’homme aurait mis fin à ses jours après une longue descente aux enfers liée aux paris en ligne.
Marié et père de trois enfants, le défunt servait au sein de la légion de gendarmerie de Tambacounda où il occupait le poste sensible de chef du Service administratif et technique (SAT). Décrit par plusieurs de ses collègues comme un homme discret, rigoureux et respecté, rien ne semblait annoncer une telle tragédie.
Une absence inhabituelle qui inquiète ses collègues
Tout commence jeudi dernier, peu après la mi-journée. Au sein de la caserne, plusieurs gendarmes remarquent l’absence inhabituelle de leur collègue. Les heures passent et M. Ndiath reste injoignable. Ses téléphones sonnent dans le vide.
D’abord convaincus qu’il s’était peut-être absenté pour une urgence personnelle, certains de ses collègues commencent progressivement à s’inquiéter. Au moment du déjeuner, plusieurs tentatives d’appel sont effectuées, mais aucune ne reçoit de réponse.
L’inquiétude grandit rapidement.
Face à ce silence étrange, quelques éléments de l’unité décident alors de se rendre directement à son domicile situé dans la commune de Tambacounda. Une fois sur place, ils frappent à plusieurs reprises à la porte. Aucun mouvement à l’intérieur. Aucun bruit. Aucun signe de vie.
Après de longues minutes d’attente, les gendarmes prennent finalement la décision de forcer l’entrée.
La découverte macabre
À l’intérieur de la maison, la scène est insoutenable.
Le sous-officier est retrouvé allongé dans une mare de sang. Une balle lui a traversé la tête. Son arme de service est encore à proximité de son corps.
Le choc est immense pour ses collègues qui peinent à croire à ce qu’ils viennent de découvrir. Très vite, la hiérarchie militaire est alertée et un important dispositif sécuritaire est déployé autour du domicile.
Mais ce qui bouleversera davantage les enquêteurs et les proches du défunt, c’est surtout la lettre retrouvée à côté du corps.
“Je ne peux plus vivre…”
Dans ce message rédigé avant son passage à l’acte, M. Ndiath aurait confié son profond désespoir. Selon les informations rapportées, le gendarme expliquait ne plus supporter le poids des difficultés financières qui l’étouffaient depuis plusieurs mois.
Derrière cette détresse se cacherait une addiction aux paris en ligne.
Le sous-officier aurait perdu d’importantes sommes d’argent dans des plateformes de paris sportifs et de jeux en ligne. Pris dans un engrenage infernal, il aurait tenté à plusieurs reprises de se refaire, aggravant encore davantage sa situation financière.
Dans sa lettre, il aurait évoqué la honte, la peur du regard des autres et l’impossibilité de continuer à vivre avec cette pression psychologique permanente.
Des mots décrits comme particulièrement bouleversants par plusieurs personnes ayant eu connaissance du contenu du document.
Le piège silencieux des paris en ligne
Ce drame remet brutalement au centre des débats la question des paris sportifs au Sénégal. Ces dernières années, les plateformes de jeux en ligne se sont multipliées dans le pays, attirant massivement les jeunes, les travailleurs et même certains agents de l’administration.
Dans les quartiers populaires comme dans les grandes villes, les kiosques de paris sont devenus omniprésents. Beaucoup y voient un moyen rapide de gagner de l’argent dans un contexte économique difficile.
Mais derrière les promesses de gains faciles, de nombreuses familles racontent aujourd’hui des histoires de dettes, de dépression, de violences familiales et parfois de drames humains.
Plusieurs spécialistes alertent depuis longtemps sur les risques d’addiction liés aux paris sportifs, notamment chez les personnes fragilisées par des difficultés financières ou psychologiques.
Une enquête ouverte
Après les constatations d’usage, la dépouille du sous-officier a été transférée à l’hôpital régional de Tambacounda pour autopsie avant d’être acheminée vers Dakar.
Originaire de Pikine, M. Ndiath a finalement été inhumé au cimetière musulman de sa localité dans une atmosphère de profonde émotion.
Pendant ce temps, les investigations se poursuivent.
Une enquête a été confiée à la Section de recherches de Tambacounda afin de déterminer avec précision les circonstances du drame. Les enquêteurs cherchent notamment à évaluer l’ampleur des pertes financières subies par le défunt, mais également l’origine des fonds utilisés dans les paris en ligne.
Au sein de la gendarmerie comme dans l’opinion publique, ce drame laisse un profond malaise.
Car derrière l’image de l’uniforme et de la discipline militaire se cachait un homme visiblement rongé par une souffrance silencieuse que personne n’avait réellement perçue.
Mariée depuis 2025, N. Amar avait disparu du domicile conjugal le 9 avril dernier sans laisser la moindre trace. Pendant plusieurs jours, son père, M. Amar, inquiet et bouleversé, avait lancé de nombreux appels à témoins sur TikTok dans l’espoir de retrouver sa fille.
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