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Société sur Thies info
À Nguekhokh, une affaire d’escroquerie aussi audacieuse qu’imprudente refait surface devant la justice. Un gérant de multiservices, S. Pouye, est aujourd’hui rattrapé par les faits… et par une simple réactivation de compte WhatsApp.
Les faits remontent au 29 août 2024. Ce jour-là, S. Pouye simule une violente agression à Mbour. Objectif : justifier un trou financier de 6,4 millions de FCFA dans sa gestion.
Sa patronne, A. Diop, convaincue par le scénario, l’accompagne même à l’hôpital et appuie sa plainte auprès des gendarmes. Mais rapidement, les enquêteurs de Saly détectent des incohérences dans son récit.
Dès le lendemain, le suspect disparaît dans la nature, abandonnant derrière lui famille et responsabilités.
L’enquête va révéler que cette affaire dépasse largement la fausse agression.
S. Pouye aurait mis en place un système d’escroquerie visant ses propres collègues :
- Promesse de fourniture de crédits de transfert (“UV”)
- Encaissement de sommes allant de 200 000 à 1,5 million FCFA
- Multiples victimes dans le réseau des multiservices
Le préjudice global dépasse finalement 10 millions FCFA
Après deux ans de fuite entre la Gambie et d’autres localités comme Kaolack, le suspect commet une erreur déterminante : il réactive son compte WhatsApp.
Cette trace numérique permet à la Section de recherches de Thiès de le localiser rapidement à Malicounda. Il est alors interpellé et placé sous main de justice.
Présenté devant le Tribunal de grande instance de Mbour, S. Pouye a tenté de :
- Minimiser les montants détournés
- Contester certaines accusations
Malgré cela, le procureur a requis un an de prison ferme.
Le verdict est attendu le 28 avril.
À Kaolack, une enquête de la Section de recherches de la gendarmerie a conduit au démantèlement d’un réseau présumé d’abus impliquant des mineurs, à la suite d’une plainte déposée le 21 avril 2026. L’affaire, particulièrement sensible, met en cause plusieurs adolescents ainsi qu’un adulte actuellement en fuite.
Une tentative d’agression à l’origine de l’enquête
Tout débute lorsqu’un adolescent est surpris dans une chambre en présence d’un enfant de moins de 13 ans, dans des circonstances laissant présumer une tentative d’agression. Alertée par des bruits inhabituels, une proche de la victime intervient, provoquant la fuite du suspect.
L’incident déclenche immédiatement une plainte auprès des autorités, ouvrant la voie à une enquête approfondie.
Des aveux et des accusations croisées
Placés en garde à vue, deux adolescents d’environ 16 ans ont été entendus par les enquêteurs. Selon les éléments recueillis :
- L’un des mis en cause reconnaît des faits graves et évoque l’existence d’un cercle impliquant d’autres jeunes
- Il accuse également un adulte, présenté comme un agent de sécurité, de l’avoir influencé
- Le second adolescent admet un fait isolé tout en affirmant avoir été contraint
Plusieurs témoignages d’enfants du quartier font état de pressions et de menaces pour empêcher toute révélation.
Des éléments médicaux versés au dossier
Des examens médicaux réalisés à l’hôpital de Kaolack ont permis d’apporter des indices compatibles avec les déclarations recueillies, renforçant les soupçons des enquêteurs.
Un adulte activement recherché
L’enquête désigne un vigile comme un acteur central présumé dans cette affaire. Considéré comme un élément clé, il est actuellement en fuite et fait l’objet de recherches actives par les forces de sécurité.
Des poursuites judiciaires engagées
Les deux adolescents interpellés ont été déférés devant le parquet du tribunal de grande instance de Kaolack. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment :
- association de malfaiteurs
- atteintes sur mineurs
- tentative d’agression
L’instruction devra désormais établir les responsabilités exactes de chacun dans ce dossier complexe.
Une affaire de tontine en ligne vire au scandale judiciaire après la condamnation de N. A. Sy, une commerçante de 31 ans connue sur TikTok sous le pseudonyme de Bineta N., reconnue coupable d’abus de confiance portant sur environ 4 millions de FCFA.
Le principe semblait séduisant : cotiser quotidiennement pour accéder à des lots prestigieux tels que des bijoux, de l’électroménager ou encore des smartphones haut de gamme présentés comme des iPhone 17 Pro.
Mais derrière cette vitrine attractive, plusieurs participantes affirment ne jamais avoir reçu les lots promis malgré des versements réguliers pouvant atteindre 10 000 FCFA par jour.
Des victimes nombreuses et des pertes importantes
Selon les témoignages recueillis, la situation s’est dégradée lorsque les livraisons ont cessé sans explication claire. Certaines victimes évoquent une suspension brutale du système sous prétexte de « maladie » de l’organisatrice.
Plusieurs plaignantes ont saisi la gendarmerie de Keur Massar, dénonçant des pertes importantes :
948 000 FCFA pour N.H. Sy
593 000 FCFA pour F.N.
455 000 FCFA pour M.S. Gning
300 000 FCFA pour C. Danfakha
150 000 FCFA pour P. Djigo
Des méthodes d’intimidation dénoncées
À la barre, les victimes ont décrit une organisatrice « arrogante et agressive ». Certaines affirment avoir été intimidées lorsqu’elles ont réclamé leur argent.
L’un des éléments les plus marquants du dossier reste une phrase attribuée à la prévenue :
elle affirmait n’avoir « peur ni de la police ni de la gendarmerie », invoquant la nationalité américaine de son père pour impressionner ses interlocutrices.
Cette stratégie aurait contribué à dissuader certaines victimes de porter plainte pendant un temps.
Une défense qui pointe un conflit privé
Face aux accusations, la commerçante a rejeté la responsabilité principale sur son ex-époux, qu’elle accuse d’avoir détourné les fonds avant de quitter le pays pour la Gambie.
Elle soutient également que la tontine fonctionnait correctement depuis plusieurs années et qu’il ne s’agirait que d’un incident isolé.
Son avocat a plaidé un simple litige civil, estimant que la majorité des participantes avaient été satisfaites par le passé.
Le tribunal tranche : fraude avérée
Le procureur, lui, a écarté la thèse accidentelle, évoquant des « manœuvres frauduleuses » destinées à tromper les participantes.
Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement retenu la culpabilité de N. A. Sy et prononcé :
6 mois de prison dont 3 mois ferme
Remboursement intégral des sommes dues
Contrainte par corps
Une affaire révélatrice des dérives des tontines numériques
Cette affaire relance le débat sur la multiplication des tontines en ligne au Sénégal, souvent basées sur la confiance mais peu encadrées juridiquement.
Entre promesses de gains rapides et absence de garanties, plusieurs observateurs appellent à une régulation plus stricte pour éviter de nouvelles victimes.
Au Sénégal, la tontine est bien plus qu’un simple système d’épargne. Elle incarne une forme de solidarité profondément ancrée dans les pratiques sociales, reliant voisines, collègues ou membres d’une même famille autour d’un objectif commun : s’entraider financièrement. Dans des villes comme Dakar, Touba ou Thiès, ces cercles informels jouent un rôle crucial dans le quotidien économique de milliers de personnes.
Une affaire qui révèle les failles
Une récente affaire met toutefois en lumière les fragilités de ce système basé essentiellement sur la confiance. Une gérante de tontine est accusée par plusieurs participantes d’avoir exercé des pressions dans un contexte de différends financiers. Selon les témoignages, certaines femmes auraient subi des tentatives d’intimidation après avoir contesté la gestion des fonds.
Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ces accusations. Si les faits sont avérés, ils soulignent une réalité souvent ignorée : l’absence de cadre légal strict peut laisser place à des abus.
Les limites d’un système informel
Les tontines fonctionnent sans réglementation formelle, ce qui constitue à la fois leur force et leur faiblesse. Leur souplesse permet une accessibilité immédiate, sans démarches administratives. Mais cette informalité expose également les membres à plusieurs risques :
- Mauvaise gestion ou détournement de fonds
- Conflits internes difficiles à arbitrer
- Pressions sociales ou morales
- Absence de recours juridique clair en cas de litige
Dans certains cas, les différends peuvent rapidement dégénérer et affecter les relations sociales au sein des communautés.
Transparence et bonnes pratiques : une nécessité
Face à ces dérives possibles, plusieurs précautions s’imposent pour sécuriser les tontines :
- Mettre en place des règles écrites et acceptées par tous
- Tenir une comptabilité claire et accessible
- Désigner plusieurs responsables pour éviter la concentration du pouvoir
- Organiser des réunions régulières de suivi
- Privilégier des systèmes hybrides intégrant des outils numériques (Mobile Money, relevés, etc.)
Ces mesures peuvent contribuer à renforcer la confiance et limiter les conflits.
Entre tradition et modernité
La tontine reste un pilier de la solidarité au Sénégal. Elle permet à de nombreuses familles d’accéder à des ressources financières autrement difficiles à obtenir. Mais pour perdurer, elle doit évoluer et s’adapter aux réalités actuelles, notamment en intégrant plus de transparence et de rigueur dans sa gestion.
Cette affaire rappelle une évidence : même les systèmes les plus solidaires nécessitent des garde-fous pour éviter les dérives et protéger leurs membres.
Le Lac Rose, habituellement associé à la quiétude et au tourisme, a été le théâtre d’un drame qui a profondément marqué les esprits. Un homme y a perdu la vie après être intervenu dans une altercation.
Selon les témoignages, une dispute a éclaté entre plusieurs personnes dans un contexte encore flou. La victime, connue dans son entourage comme une personne posée, aurait tenté de calmer les tensions.
Mais la situation a rapidement échappé à tout contrôle. L’intervention, censée apaiser, s’est transformée en tragédie. Transporté vers une structure de santé, l’homme n’a pas survécu.
Ce drame met en lumière une réalité souvent ignorée : les violences spontanées, imprévisibles, qui peuvent basculer en quelques instants. Il interroge aussi sur le rôle des témoins et les risques encourus lorsqu’on tente de s’interposer.
Une affaire de violences domestiques sur fond de rivalité conjugale a été examinée devant le tribunal, mettant en cause une femme accusée d’avoir grièvement blessé sa coépouse.
Selon les éléments exposés à l’audience, les faits remontent à une dispute au sein d’un foyer polygame. Une altercation verbale, née de tensions persistantes entre les deux femmes, a rapidement dégénéré. Dans la confusion, la prévenue aurait violemment poussé sa coépouse, provoquant une chute brutale. Résultat : une fracture du bras nécessitant une prise en charge médicale.
À la barre, la victime a relaté une relation conflictuelle marquée par des provocations répétées. De son côté, la mise en cause a reconnu une dispute, tout en minimisant son rôle dans la gravité des blessures.
Mais c’est surtout le témoignage de l’époux qui a retenu l’attention. Prenant clairement position en faveur de la prévenue, il a tenté de relativiser les faits, évoquant un “malheureux accident” plutôt qu’une agression volontaire.
Ce positionnement a suscité des interrogations dans la salle d’audience, notamment sur l’équilibre et la gestion des tensions dans les foyers polygames.
Le tribunal devra trancher entre violences volontaires et accident domestique, dans un contexte où les conflits familiaux dépassent parfois le cadre privé pour basculer dans le judiciaire.
Une affaire à forte charge émotionnelle a été jugée devant le tribunal de Thiès, où un jeune homme a comparu pour menaces de mort et détention illégale d’arme à feu, après un conflit avec son propre oncle. Le dossier met en lumière une dispute familiale aggravée par la consommation de chanvre indien et une réaction jugée excessive du prévenu.
Selon les éléments de l’enquête, tout serait parti de conseils répétés de la victime, N. Ndiaye, qui exhortait son neveu, M. Ndiaye, à abandonner la consommation de drogue. Des recommandations faites dans un cadre familial, mais que le jeune homme aurait mal perçues.
La situation a basculé lorsque le prévenu, en possession d’un pistolet qu’il affirme avoir trouvé au marché Mbeukanté de Thiès, a envoyé un message menaçant à son oncle. Le contenu, rédigé en wolof, était explicite : « Lingay def soko bayiwoul dinala watiè », soit une menace de mort conditionnelle.
À la barre, M. Ndiaye n’a pas contesté les faits. Il a reconnu être l’auteur du message, tout en cherchant à minimiser la portée de ses actes. Il a affirmé n’avoir jamais eu l’intention de mettre sa menace à exécution, présentant publiquement ses excuses à son oncle.
La victime, N. Ndiaye, a expliqué avoir agi uniquement par devoir familial, dans le but d’aider son neveu à sortir de la consommation de chanvre indien. Il a exprimé sa surprise face à la violence de la réaction, tout en indiquant avoir finalement accepté les excuses du prévenu.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question des tensions intrafamiliales exacerbées par la drogue, mais aussi celle de la circulation d’armes à feu supposément « trouvées » dans des lieux publics.
Le ministère public, de son côté, a estimé que les faits étaient suffisamment graves pour mériter une application stricte de la loi, rappelant que les menaces de mort, même sans passage à l’acte, constituent une infraction pénale sérieuse.
Le tribunal devra désormais trancher entre la reconnaissance des remords exprimés par le prévenu et la gravité des faits reprochés, dans un contexte où la sécurité et la responsabilité individuelle sont au cœur du débat judiciaire.
Un homme âgé de 43 ans, G. Diop, est poursuivi devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès pour des faits présumés de viol et de charlatanisme commis à Tatène Sérère, dans la commune de Notto Diobass.
Une plainte à l’origine de l’affaire
Les faits remontent au 5 juin 2023, date à laquelle la victime, K. Tine, a saisi la Section de recherches de Thiès. Elle affirme avoir consulté le mis en cause, présenté comme tradipraticien, pour des troubles psychiatriques. Lors d’une première séance, elle aurait subi des bains mystiques.
Des faits survenus lors d’une seconde visite
Selon la plaignante, c’est lors d’une deuxième consultation que la situation aurait basculé. Le guérisseur lui aurait demandé de se déshabiller pour un rituel, avant de revenir et de l’agresser sexuellement. Elle dit avoir perdu connaissance avant de se réveiller avec des douleurs et des saignements.
Des versions contradictoires du prévenu
Interpellé, G. Diop a livré plusieurs versions. D’abord, il a évoqué une relation consentie à l’initiative de la victime. Ensuite, devant le juge d’instruction, il a partiellement reconnu les faits. À la barre, il a finalement nié toute relation sexuelle, affirmant que la patiente effectuait seule ses bains mystiques.
Un certificat médical accablant
Le dossier médical fait état de lésions compatibles avec une pénétration, un élément retenu par le parquet pour soutenir l’accusation.
Une victime constante malgré le pardon
Devant la cour, la victime a maintenu sa version des faits, affirmant avoir été contrainte malgré sa résistance. Toutefois, elle a indiqué avoir adressé une lettre de pardon à l’accusé.
Réquisitions et défense
Le procureur a estimé que les faits de viol et de charlatanisme sont établis, mettant en avant les contradictions du prévenu et la constance du récit de la victime. Il a requis 15 ans de réclusion criminelle.
De leur côté, les avocats de la défense ont soulevé des zones d’ombre dans le dossier et plaidé l’acquittement, invoquant le doute.
Délibéré attendu
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 12 mai 2026.
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