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L’actualité à Thiès et au Sénégal
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Société sur Thies info
Le conducteur de moto Jakarta, A. Ndiaye, a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Thiès pour répondre de faits de vol à l’arraché commis aux abords de l’hôpital régional de Thiès.
Selon les éléments évoqués à l’audience, A. Ndiaye aurait arraché le téléphone portable de B. Diop, avant de prendre la fuite à bord de sa moto. Mais sa tentative de s’échapper n’aura pas duré longtemps.
Un autre conducteur de Jakarta, identifié sous le nom de Ndiaga, aurait été témoin des faits ou alerté de la situation. Il s’est lancé à la poursuite du mis en cause. Une course-poursuite s’est ainsi engagée dans les environs de l’hôpital régional.
Dans sa tentative de semer son poursuivant, A. Ndiaye aurait percuté ou fait tomber Ndiaga, qui circulait lui aussi à moto. Malgré cette manœuvre, le présumé voleur a finalement été rattrapé et interpellé.
Le prévenu reconnaît les faits
À la barre, A. Ndiaye n’a pas contesté les faits qui lui sont reprochés. Le prévenu a reconnu avoir pris le téléphone portable de B. Diop.
Il a toutefois indiqué que le téléphone avait par la suite été restitué à son propriétaire, qui s’est constitué partie civile dans cette affaire.
Pour expliquer son comportement, le conducteur de Jakarta a évoqué son état au moment des faits. A. Ndiaye a affirmé qu’il était sous l’emprise de l’alcool lorsqu’il a commis le vol.
Cette explication n’a cependant pas empêché le parquet de requérir une peine d’emprisonnement.
Le parquet requiert six mois ferme
À l’issue des débats, le substitut du procureur de la République a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, contre A. Ndiaye.
Le tribunal n’a pas rendu sa décision immédiatement. L’affaire a été mise en délibéré.
Le prévenu devra donc attendre la décision du Tribunal des flagrants délits de Thiès pour connaître le sort judiciaire qui lui sera réservé.
À Rufisque, un maître coranique a été déféré au parquet après une enquête portant sur des faits présumés impliquant une adolescente de 14 ans. Le dossier fait état notamment d’accusations de détournement de mineure, d’attouchements et de harcèlement sexuels.
L’affaire a éclaté après la disparition de l’adolescente, âgée de 14 ans.
Inquiets de ne plus avoir de nouvelles de leur fille, ses parents et plusieurs proches auraient entrepris des recherches dans différents endroits avant de se rendre au daara où elle suivait son apprentissage coranique.
Sur place, la femme du maître coranique aurait indiqué que son mari et la jeune fille étaient absents. Elle aurait également fait part de ses propres soupçons concernant une possible relation entre les deux.
Les recherches se sont poursuivies.
Vers 22 heures, l’adolescente aurait finalement été retrouvée. Entendue dans le cadre de l’enquête, elle aurait expliqué aux policiers avoir été conduite par le maître coranique, à moto, jusqu’à un jardin public situé non loin du rond-point HLM.
Elle aurait également évoqué une relation avec le mis en cause ainsi que des sollicitations à caractère sexuel.
Convoqué et entendu à son tour par les enquêteurs, le maître coranique aurait reconnu certains gestes à caractère sexuel sur la mineure. Il aurait toutefois soutenu, selon les informations rapportées, que c’est l’adolescente qui lui aurait fait des avances.
Une réquisition médicale a été effectuée dans le cadre de la procédure. Le compte rendu disponible indique que l’examen a conclu à l’intégrité de l’hymen de la jeune fille.
À l’issue de l’enquête, la sûreté urbaine du commissariat central de Rufisque a déféré le maître coranique au parquet.
Il est poursuivi, selon les éléments rapportés, pour plusieurs infractions, notamment détournement de mineure, attouchements sexuels, harcèlement sexuel, pédophilie et corruption de mineure.
La procédure judiciaire devra désormais déterminer les faits établis et les éventuelles responsabilités.
L’affaire Adama Mboup connaît un nouveau rebondissement à Diourbel. Le jeune tapissier de 29 ans, retrouvé mort pendu le 14 septembre au sous-quartier Sessène, avait d’abord été considéré comme victime d’un suicide. Les conclusions de l’autopsie ont cependant conduit les enquêteurs à envisager désormais la piste criminelle.
L’enquête sur la mort d’Adama Mboup prend une nouvelle tournure. Ce jeune tapissier âgé de 29 ans avait été retrouvé mort, pendu, le 14 septembre dernier au sous-quartier Sessène, à Diourbel.
Dans les premières heures de l’affaire, l’hypothèse d’un suicide semblait privilégiée. Mais les investigations ont progressivement fait apparaître de nouveaux éléments, notamment après l’autopsie pratiquée sur le corps du défunt.
Selon les informations rapportées dans la presse, les conclusions de cet examen médico-légal ont conduit les enquêteurs à réorienter leurs investigations vers l’hypothèse d’un homicide.
Avant ce rebondissement, l’épouse du défunt avait été admise aux urgences. Elle avait expliqué aux enquêteurs avoir été agressée par son mari. Elle aurait notamment déclaré qu’Adama Mboup avait tenté de l’étouffer pendant son sommeil avant de vouloir la poignarder. Elle aurait également présenté des blessures aux avant-bras.
Ces déclarations avaient initialement orienté les enquêteurs vers un scénario dans lequel le jeune homme aurait agressé son épouse avant de mettre fin à ses jours.
Mais l’autopsie a changé la donne.
Sortie de l’hôpital, l’épouse a été maintenue à la disposition des enquêteurs au commissariat central de Diourbel. Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à 96 heures, notamment afin de permettre l’exploitation de réquisitions téléphoniques.
Dans cette nouvelle phase de l’enquête, les enquêteurs cherchent donc à déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles Adama Mboup a trouvé la mort et à établir la chronologie exacte des événements.
L’épouse, identifiée comme A.C. Sène dans les informations rapportées, devait être déférée au parquet ce mercredi 23 septembre.
À ce stade, il convient de rappeler que l’orientation de l’enquête vers la piste criminelle ne constitue pas, à elle seule, une conclusion judiciaire sur la responsabilité d’une personne. La procédure devra permettre à la justice d’établir les faits et les éventuelles responsabilités.
Un employé d’un commerce établi au marché de Grand-Yoff a été placé en garde à vue après une plainte de son employeur, qui l’accuse d’avoir détourné plusieurs millions de francs CFA. Confronté aux images de vidéosurveillance, le mis en cause a reconnu une partie des faits et expliqué avoir dépensé une partie de l’argent dans des paris sportifs en ligne.
L’affaire a débuté le lundi 21 septembre 2026, lorsque M. Sylla, commerçant au marché de Grand-Yoff, s’est présenté au commissariat d’arrondissement pour dénoncer des faits de vol qu’il impute à l’un de ses employés, D. Diop.
Selon les déclarations du plaignant, plusieurs irrégularités avaient été constatées au fil du temps lors des bilans quotidiens de son commerce. Des sommes d’argent manquaient régulièrement dans les recettes, suscitant progressivement des interrogations au sein de l’entreprise.
Les caméras de surveillance au cœur des soupçons
Les soupçons se sont finalement portés sur D. Diop, après l’alerte donnée par un autre employé. Le patron a alors décidé de vérifier les images enregistrées par les caméras de surveillance installées dans le magasin.
D’après les éléments communiqués aux enquêteurs, les images auraient montré le mis en cause encaissant l’argent provenant de la vente de marchandises avant de dissimuler une partie des fonds dans ses poches, au lieu de les déposer dans le coffre du commerce.
M. Sylla estime ainsi le préjudice à environ 10 millions de francs CFA, en tenant notamment compte de la période durant laquelle D. Diop travaillait dans son établissement. Le mis en cause était employé dans le commerce depuis environ trois ans.
Arrêté après la plainte de son employeur
À la suite de la plainte, les enquêteurs de la brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff ont procédé, mardi 22 septembre 2026, à l’interpellation du suspect.
D. Diop, né en 1992 et âgé de 34 ans, est présenté comme un commerçant domicilié à Grand-Yoff.
Lors de son audition sur procès-verbal, il aurait reconnu avoir soustrait de l’argent à son employeur, notamment après avoir été confronté aux images de vidéosurveillance.
Une partie de l’argent dépensée dans les paris sportifs
Pour expliquer ses agissements, le mis en cause a évoqué des difficultés financières. Il a également reconnu avoir utilisé une partie des fonds dans des paris sportifs en ligne sur la plateforme 1XBET.
Selon ses déclarations, une autre partie de l’argent aurait été envoyée à des membres de sa famille vivant dans un village de la région de Thiès.
D. Diop conteste toutefois le montant de 10 millions de francs CFA avancé par son employeur. Il estime, de son côté, le montant qu’il aurait détourné à environ 1 million de francs CFA.
Il aurait également déclaré avoir commencé ces agissements avant le Magal 2026.
L’enquête devra désormais permettre de déterminer le montant exact du préjudice et d’établir l’ensemble des circonstances entourant ces faits.
En attendant la suite de la procédure, D. Diop a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff.
Ce qui devait être une simple course de moto-taxi s’est transformé en véritable piège. Le conducteur, attiré par un faux client, aurait été conduit vers une zone isolée avant de se retrouver face à des individus soupçonnés de vouloir le dépouiller. Un mode opératoire qui rappelle les risques auxquels sont exposés certains conducteurs de deux-roues lorsqu’ils prennent en charge des clients inconnus.
Les conducteurs de moto-taxi peuvent parfois être confrontés à des situations particulièrement dangereuses lorsqu’ils acceptent des courses de nuit. Dans une affaire portée devant la justice, un conducteur aurait été attiré dans un véritable guet-apens après avoir reçu une demande de course.
Le scénario commence par une prise de contact apparemment banale. Un client sollicite les services du conducteur pour effectuer un déplacement. Rien ne laisse alors penser que la course pourrait tourner au drame.
Le conducteur accepte et se rend au lieu de rendez-vous.
Selon le récit présenté dans le dossier judiciaire, le client aurait demandé au conducteur de venir seul, tout en indiquant qu’il était accompagné d’une jeune femme. Le trajet débute alors normalement.
Mais en cours de route, la situation change.
La jeune femme aurait quitté le véhicule à hauteur de Thiaroye. Quelques instants plus tard, le passager aurait demandé au conducteur de s’arrêter à proximité d’un autre individu.
C’est à ce moment que le piège aurait été déclenché.
Selon le témoignage rapporté devant la justice, un autre homme aurait fait irruption et aurait participé à l’agression du conducteur. Le scénario correspondrait à un mode opératoire déjà observé dans plusieurs affaires : attirer le conducteur avec une course, l’éloigner des zones très fréquentées puis profiter de son isolement pour tenter de lui arracher ses biens.
Dans cette affaire, plusieurs conducteurs de moto-taxi avaient déposé plainte auprès des services de police. Les témoignages recueillis ont permis aux enquêteurs de s'intéresser à un groupe soupçonné d'avoir utilisé ce procédé.
Le dossier judiciaire met notamment en cause Mbaye Sarr, alias « Mbaye Boundaw », âgé de 27 ans et domicilié à Malika. Il est poursuivi pour des faits particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs et vols en réunion commis de nuit avec violences et usage d’armes.
Le parquet aurait requis une lourde peine contre lui.
L’affaire est désormais examinée par la Chambre criminelle, qui doit apprécier les différents éléments du dossier et déterminer les responsabilités pénales.
Au-delà de cette procédure, cette affaire met en lumière la vulnérabilité de certains conducteurs de moto-taxi, notamment ceux qui travaillent de nuit. Une simple demande de déplacement peut parfois les conduire dans des endroits qu’ils ne connaissent pas, avec des clients dont ils ignorent les intentions.
Pour les conducteurs, la prudence reste donc essentielle lorsqu'une course est demandée dans un secteur isolé, particulièrement à des heures tardives.
Le drame survenu le mardi 15 septembre à Touré Fass, dans la commune de Darou Marnane, connaît une nouvelle évolution tragique. Le second jumeau de Ndeye Fatou Dieng, grièvement blessé lors de l’attaque, est décédé dimanche à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba. Le bilan passe ainsi à trois enfants décédés.
Le drame familial qui a bouleversé Touré Fass continue de livrer de terribles développements. Selon les informations rapportées par la presse, le second jumeau de Ndeye Fatou Dieng, grièvement blessé lors des faits survenus le mardi 15 septembre 2026, a finalement succombé à ses blessures.
L’enfant était hospitalisé à l’hôpital Cheikhoul Khadim de Touba. Après sa prise en charge, les médecins avaient initialement estimé que son état n’inspirait plus de crainte particulière. Mais son état s’est finalement dégradé et il est décédé dimanche aux environs de 14 heures.
Le drame avait commencé dans une chambre de la maison familiale à Touré Fass. Selon les éléments rapportés dans le cadre de l’affaire, Ndeye Fatou Dieng aurait d’abord attaqué le fils de sa coépouse, qui se trouvait dans la même pièce. L’enfant a été mortellement blessé à l’arme blanche.
La dame aurait ensuite retourné l’arme contre ses propres jumeaux. L’un d’eux a succombé à ses blessures, tandis que le second avait été évacué vers l’hôpital de Touba.
Avec ce nouveau décès, le bilan atteint désormais trois enfants morts.
Les deux premières victimes avaient été inhumées jeudi dernier. La dépouille du second jumeau a, elle aussi, été remise à la famille pour les besoins des funérailles.
Ndeye Fatou Dieng a, pour sa part, été transférée dans une structure psychiatrique à Dakar. Elle est placée sous surveillance des gendarmes chargés de l’enquête. Des sources citées par la presse évoquent une prise en charge psychiatrique et une thèse de troubles mentaux au moment des faits. Cette question devra toutefois être établie dans le cadre de la procédure.
À ce stade, la dame n’aurait pas encore été auditionnée par les enquêteurs de la gendarmerie de Darou Marnane. Son état médical devra notamment être pris en compte avant cette étape de la procédure.
Huit ans après sa disparition, le souvenir de Bruno Diatta reste profondément ancré dans la mémoire institutionnelle du Sénégal. Figure emblématique du protocole présidentiel, il aura consacré près de quatre décennies au service de l’État, accompagnant quatre présidents de la République avec une même exigence : discrétion, rigueur et fidélité à la République.
Le 21 septembre 2018, le Sénégal perdait l’un de ses plus grands serviteurs de l’État. Bruno Diatta, figure incontournable du cérémonial présidentiel, s’éteignait à l’âge de 69 ans, après avoir consacré une grande partie de sa vie au fonctionnement de la Présidence de la République.
Né à Saint-Louis le 22 octobre 1948, Bruno Diatta avait intégré l’École nationale d’administration, dont il était sorti major de sa promotion en 1973. Quelques années plus tard, en juin 1978, il faisait son entrée au Palais de la République avant de prendre, dès 1979, les commandes du protocole présidentiel.
Pendant près de quarante ans, il allait occuper une position particulièrement stratégique, mais toujours dans l’ombre. De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, Bruno Diatta aura accompagné quatre chefs d’État sénégalais, traversant les alternances politiques sans jamais renoncer à son devoir de réserve.
Organisation des cérémonies officielles, déplacements présidentiels, accueil des chefs d’État et délégations étrangères, sommets internationaux : rien ne semblait échapper à la vigilance de celui qui était devenu une véritable référence du protocole au Sénégal.
Une discrétion devenue une marque de fabrique
Au-delà de ses compétences professionnelles, c’est surtout sa discrétion qui aura marqué plusieurs générations de responsables politiques et administratifs. Bruno Diatta connaissait les rouages de l’État et les secrets des différents régimes, mais il n'en fit jamais un sujet de communication.
Cette attitude lui avait valu le respect de nombreux responsables. L'ancien ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye avait ainsi résumé son parcours en affirmant que Bruno Diatta incarnait « l’Homme d’État dans toute sa plénitude ».
Jusqu'à ses derniers jours, le serviteur de la République était resté fidèle à sa mission. Le 19 septembre 2018, soit deux jours avant sa disparition, il avait encore installé le Conseil des ministres.
Sa mort, survenue brutalement à son domicile dakarois le 21 septembre 2018, avait profondément marqué l’appareil d’État. Il devait notamment accompagner le président Macky Sall à Bamako pour l’investiture d’Ibrahim Boubacar Keïta.
Ironie du destin, celui qui avait passé sa vie à organiser le cérémonial des autres s’est retrouvé, après sa disparition, au cœur d’une cérémonie officielle organisée en son hommage.
Un héritage institutionnel
Huit ans après sa disparition, le nom de Bruno Diatta demeure associé au service public et au protocole d’État. Son héritage dépasse désormais sa carrière personnelle.
La Salle du Conseil des ministres porte aujourd’hui son nom, tout comme le Grand Amphithéâtre de l’École nationale d’administration.
À travers ces hommages, l’État sénégalais perpétue la mémoire d’un homme dont la carrière aura été marquée par la constance, la rigueur et une conception exigeante du service de la République.
Bruno Diatta demeure ainsi, huit ans après sa disparition, l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire administrative et institutionnelle du Sénégal.
Une jeune commerçante de 25 ans a été placée en garde à vue à la brigade de proximité de Diass, après la découverte d’un fœtus dans un seau au domicile familial. La mise en cause, soupçonnée d’avoir provoqué une interruption de grossesse, a été présentée au parquet de Mbour le lundi 21 septembre 2026.
Une affaire d’avortement présumé est au cœur d’une enquête de la brigade de proximité de Diass, rattachée à la compagnie de gendarmerie de Mbour. R. N., commerçante âgée de 25 ans et domiciliée à Boukhou, dans le quartier Loss, a été interpellée après la découverte d’un fœtus dans les toilettes de la concession familiale.
Selon les éléments rapportés dans le cadre de l’enquête, la jeune femme entretenait une relation avec un chauffeur, A. Lo, qui résiderait à Bentegnè. En août 2026, après avoir constaté un retard de règles de trois mois, elle se serait rendue au poste de santé de Boukhou. Une sage-femme lui aurait alors confirmé son état de grossesse.
Les enquêteurs indiquent qu’elle aurait ensuite cherché à interrompre cette grossesse. Elle aurait pris contact sur internet avec une femme qui se trouverait à Rufisque et aurait obtenu auprès d’elle un médicament.
Après avoir consommé le produit, la jeune femme aurait ressenti de fortes douleurs au bas-ventre. Elle se serait alors rendue aux toilettes, où elle aurait procédé à des manœuvres destinées à provoquer l’expulsion du fœtus.
Le fœtus aurait ensuite été placé dans un seau muni d’un couvercle, installé à proximité des toilettes.
La découverte du fœtus
L’affaire a été découverte le 18 septembre 2026, vers 18 heures. R. Ciss, qui partage la même concession, se serait rendue aux toilettes. En voulant utiliser le seau, elle aurait découvert le fœtus à l’intérieur.
Alertés, les membres de la famille ont informé le chef de quartier. Celui-ci a ensuite saisi la gendarmerie.
Les éléments de la brigade de proximité de Diass se sont rendus sur place, accompagnés de l’infirmier-chef de poste et d’une sage-femme. Cette dernière aurait procédé à des examens des jeunes filles présentes dans la concession.
Les constatations médicales auraient permis de relever des traces obstétricales sur R. N., qui a alors été conduite à la brigade pour les besoins de l'enquête.
La jeune femme reconnaît les faits
Au cours de son interrogatoire, R. N. aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Concernant le médicament, elle aurait expliqué l’avoir obtenu auprès d’une femme dont elle ne connaît pas l’identité et qu’elle aurait rencontrée à la gare routière de Rufisque.
Placée en garde à vue depuis le 18 septembre 2026, la jeune femme a finalement été présentée au procureur de Mbour, Augustin Yakhar Faye, le lundi 21 septembre.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer les circonstances exactes de l’interruption de grossesse présumée et d’identifier, le cas échéant, les personnes susceptibles d’avoir fourni le produit utilisé.
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