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Société sur Thies info
Un grave accident de la circulation a endeuillé l’axe routier Kébémer-Ndande ce vendredi 22 mai 2026, à hauteur du village de Ndiengue Madior. Le choc, d’une rare violence, a impliqué un minicar de transport en commun et un véhicule particulier de marque Toyota. Le bilan provisoire fait état de deux morts et de six blessés, dont deux dans un état jugé critique.
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a condamné ce vendredi O. Sow à quatre mois de prison ferme dans une affaire de vol portant sur treize moutons à Pékesse.
Le prévenu était poursuivi après les plaintes de M. Sow et D. Sow qui l’accusaient d’avoir dérobé leurs animaux.
À la barre, O. Sow a nié les faits. Il a soutenu avoir acheté légalement les moutons appartenant à M. Sow et a rejeté toute implication concernant les neuf bêtes appartenant à D. Sow.
Mais les parties civiles ont contesté cette version. M. Sow a affirmé n’avoir jamais vendu ses moutons au prévenu et a expliqué avoir retrouvé l’un des animaux chez un tiers qui lui aurait déclaré l’avoir reçu de O. Sow.
De son côté, D. Sow a expliqué que les traces laissées par les animaux avaient permis de retrouver plusieurs moutons ligotés dans la brousse en présence du prévenu et de deux autres individus actuellement en fuite.
Le procureur avait requis deux ans de prison ferme contre O. Sow.
Le tribunal a finalement relaxé le prévenu pour les faits concernant les moutons de D. Sow au bénéfice du doute. En revanche, les juges ont requalifié les faits liés aux moutons de M. Sow en recel avant de condamner O. Sow à quatre mois ferme et au paiement de 150 000 FCFA de dommages et intérêts.
Ce qui n’était au départ qu’une relation amoureuse discrète s’est transformé en un dossier judiciaire explosif mêlant intimité, accusations de harcèlement, diffusion de contenus privés et tensions familiales profondes. À Pikine-Guédiawaye, un journaliste et son ex-compagne ont été placés sous mandat de dépôt, révélant les dérives possibles d’une rupture mal gérée à l’ère des réseaux sociaux et des messages numériques.
Une relation née dans la confiance
Selon les éléments de l’enquête, A. W. Ndiaye, journaliste et agent immobilier marié, et C. Diouf, couturière divorcée, ont entretenu une relation amoureuse qui, au départ, semblait stable et fondée sur la confiance mutuelle. Les échanges entre les deux partenaires étaient fréquents, intimes et parfois très personnels.
Mais derrière cette apparente complicité, la relation s’est fragilisée avec le temps. Les tensions, d’abord silencieuses, auraient progressivement laissé place à des incompréhensions, puis à une rupture brutale aux conséquences imprévues.
La rupture qui déclenche la tempête
Après la séparation, les versions des deux protagonistes divergent totalement.
D’un côté, le journaliste accuse son ex-compagne d’avoir transmis à son épouse des messages compromettants. Ces messages évoqueraient des éléments extrêmement sensibles, notamment des accusations de relations sexuelles incestueuses impliquant la famille proche de son père malade. Ces révélations auraient provoqué, selon lui, une grave crise familiale.
De l’autre côté, C. Diouf rejette ces accusations et affirme avoir été victime de harcèlement et de menaces. Elle soutient que son ancien compagnon aurait cherché à nuire à sa réputation en diffusant des contenus privés, notamment des messages et vidéos à caractère intime, envoyés à ses proches et même à sa fille âgée de 14 ans.
Des preuves numériques au cœur du dossier
L’affaire a rapidement pris une tournure judiciaire après la saisie d’une clé USB par les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar. Ce support contiendrait plusieurs échanges entre les deux ex-amants, notamment des conversations à caractère sexuel ainsi que des éléments considérés comme essentiels pour la manifestation de la vérité.
Ces preuves numériques, désormais au centre de l’instruction, soulignent l’importance croissante des données personnelles dans les conflits privés transformés en affaires pénales.
Une enquête pour collecte et diffusion de données personnelles
Le parquet de Pikine-Guédiawaye a retenu contre les deux mis en cause des chefs d’inculpation liés à la collecte et à la diffusion de données personnelles, ainsi qu’à la diffamation. Ces infractions, de plus en plus fréquentes dans les affaires impliquant des réseaux sociaux et des messageries instantanées, traduisent une judiciarisation croissante des conflits intimes.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir qui, le premier, a diffusé les contenus sensibles et dans quelles circonstances ils ont été partagés.
Une affaire aux répercussions familiales et sociales
Au-delà du volet judiciaire, cette affaire met en lumière les dégâts profonds que peut provoquer une rupture mal gérée. Les accusations, qu’elles soient fondées ou contestées, ont déjà eu des conséquences importantes sur les familles des deux protagonistes.
La diffusion de contenus privés à des proches, y compris à un mineur selon certaines déclarations, a particulièrement choqué l’opinion et ajouté une dimension morale et sociale à l’affaire.
Un procès très attendu
Les deux prévenus doivent comparaître mardi prochain devant le tribunal des flagrants délits. Ce procès, très attendu, devra déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire complexe où s’entremêlent vie privée, technologie et droit pénal.
Au-delà du jugement, cette affaire rappelle une réalité de plus en plus fréquente : à l’ère numérique, les ruptures amoureuses peuvent rapidement dépasser le cadre intime pour se transformer en véritables batailles judiciaires aux conséquences durables.
Le tiktokeur sénégalais Aliyas Sérère, de son vrai nom Iba Der Dang, a été condamné ce vendredi par le tribunal des flagrants délits de Thiès à un an de prison dont trois mois ferme pour collecte et diffusion de données à caractère personnel ainsi que pour injures via un système informatique.
Âgé de 25 ans et chauffeur de profession, il avait été arrêté par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) après plusieurs plaintes déposées contre lui. Il lui était reproché d’avoir diffusé sur TikTok des vidéos et images de personnes accusées de pratiques mystiques liées à la multiplication d’argent, tout en proférant des insultes à leur encontre lors de Lives très suivis.
À la barre, Aliyas Sérère a reconnu les faits, affirmant avoir voulu « sensibiliser les jeunes » contre les faux marabouts et les arnaques visant notamment des émigrés sénégalais. Une justification que le tribunal n’a pas retenue, rappelant qu’il n’avait pas le droit de se substituer aux autorités judiciaires ou policières.
Le procureur avait requis six mois de prison ferme, une amende de 500 000 FCFA ainsi que la confiscation de ses téléphones portables. Finalement, le tribunal l’a condamné à trois mois ferme et ordonné la confiscation de ses deux téléphones au profit de l’État.
Son avocat, El Hadji Diouf, avait plaidé la clémence, estimant que son client avait commis une erreur dans un contexte où les dérives et insultes sur les réseaux sociaux se multiplient au Sénégal.
Une affaire particulièrement sensible secoue actuellement Saint-Louis après la dénonciation par un imam de son propre fils auprès de la police.
Le commissariat de Pikine Saint-Louis a déféré cinq personnes au parquet pour actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui, association de malfaiteurs et transmission volontaire du VIH.
L’affaire a débuté lorsque K. Diop, imam de 71 ans, s’est présenté spontanément au commissariat pour dénoncer son fils Ousseynou Diop, qu’il accuse de pratiques homosexuelles répétées au domicile familial.
Interpellé avec un autre homme retrouvé chez lui, Ousseynou Diop a reconnu son homosexualité ainsi que sa séropositivité au VIH depuis 2024. Il affirme suivre un traitement antirétroviral.
Les investigations ont conduit à plusieurs autres arrestations après l’exploitation des téléphones des suspects, où les enquêteurs ont découvert des échanges WhatsApp à caractère sexuel.
Les tests médicaux effectués à l’hôpital Ousmane Ngom ont révélé que les quatre autres suspects étaient séronégatifs.
Les cinq hommes ont finalement été déférés au parquet tandis que l’enquête se poursuit pour identifier d’autres personnes citées dans le dossier.
La Brigade de recherches de Saly a démantelé un étonnant réseau de faux officiers qui semait la terreur à Mbour et dans les environs. Deux hommes, se présentant frauduleusement comme des hauts gradés de la gendarmerie, sont aujourd’hui entre les mains de la justice après une opération minutieusement montée par les enquêteurs.
Le scandale fait grand bruit dans le monde du football sénégalais. L’attaquant international Mbaye Diagne se retrouve au cœur d’une affaire présumée d’abus de confiance portant sur la somme colossale de 100 millions de FCFA. Et selon les révélations de l’enquête, le principal mis en cause ne serait autre que son ancien beau-frère, Ousmane Loum.
D’après les informations issues de la procédure, tout serait parti d’un projet immobilier présenté comme une opportunité sûre. Confiant, le joueur aurait remis les 100 millions FCFA à Ousmane Loum afin qu’il procède à l’achat d’un terrain. Mais après la remise de l’argent, la parcelle promise n’aurait jamais été acquise.
Pendant plusieurs mois, l’international sénégalais aurait tenté d’obtenir des explications et de récupérer ses fonds. En vain. Face à cette situation jugée inquiétante, le footballeur aurait finalement décidé de porter plainte.
L’affaire a alors atterri entre les mains de la Division des investigations criminelles, plus connue sous le nom de DIC. Les enquêteurs ont auditionné les différentes parties avant de transmettre le dossier au parquet financier.
Au terme de l’enquête, Ousmane Loum a été déféré mercredi devant le parquet financier pour abus de confiance présumé. Compte tenu de l’importance des montants en jeu et de la sensibilité du dossier, le parquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire.
Le dossier a ainsi été confié à un collège de juges d’instruction qui devra déterminer les responsabilités exactes de chacun dans cette affaire qui secoue déjà les réseaux sociaux et le milieu sportif sénégalais.
Selon des sources proches du dossier, le mis en cause est actuellement sous le régime du retour de parquet et devrait faire face au juge d’instruction ce vendredi en vue d’une inculpation formelle.
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur les investissements immobiliers mal sécurisés et les conflits financiers impliquant des proches ou membres de famille. Au Sénégal, plusieurs célébrités et sportifs ont déjà été victimes d’escroqueries similaires, souvent commises par des personnes bénéficiant d’une confiance totale de leurs victimes.
Un vaste réseau de prostitution clandestine opérant entre les quartiers de la cité Damel et de la cité Mixta a été démantelé par les éléments de la Brigade de recherches du commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies. L’opération policière, menée dans la nuit du 18 au 19 mai 2026 aux environs de 3 heures du matin, a abouti à l’interpellation de six personnes, dont une mineure âgée de 16 ans.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects ont été déférés au parquet de Dakar pour plusieurs chefs d’accusation particulièrement lourds : proxénétisme aggravé, exploitation sexuelle de mineure, traite de personnes, complicité de prostitution et tenue de maison de débauche.
Le présumé cerveau du réseau identifié
Les enquêteurs présentent S.I. Seck, alias « Sidy Diop », âgé de 22 ans, comme le principal organisateur du réseau. Le jeune commerçant domicilié à la cité Soprim aurait mis en place un système de prostitution clandestine impliquant plusieurs jeunes femmes qu’il recrutait et orientait vers des clients.
D’après les investigations, il se chargeait personnellement de trouver les clients et prélevait une partie des sommes versées lors des prestations sexuelles. Les femmes concernées recevaient leurs clients dans des appartements loués grâce à des intermédiaires identifiés sous les surnoms d’« Aliou » et de « Commandant ».
Parmi les personnes arrêtées figurent également :
- N. Mbaye alias « Amina », 21 ans ;
- A. Ndiaye, 27 ans ;
- A. Kanté alias « Tima », 25 ans ;
- F. Thiam alias « Diarra », 16 ans ;
- M. Samb, 19 ans.
Les suspectes reconnaissent exercer clandestinement
Au cours des auditions, plusieurs femmes interpellées ont reconnu exercer la prostitution sans inscription au fichier sanitaire obligatoire. Elles ont également confirmé l’existence d’un système organisé de mise en relation avec des clients.
Les aveux du présumé chef du réseau auraient renforcé les soupçons des enquêteurs, notamment concernant l’exploitation de jeunes filles vulnérables, dont une mineure.
WhatsApp au cœur de l’enquête
L’affaire a pris une tournure inattendue avec l’arrivée de M. Samb au commissariat. Le jeune homme s’était présenté pour rendre visite à sa petite amie, N. Mbaye, sans savoir qu’il avait déjà été cité durant les interrogatoires.
Les enquêteurs ont alors exploité les échanges WhatsApp entre les deux suspects. Les conversations récupérées auraient permis d’établir son implication présumée dans la recherche de clients, renforçant ainsi les charges de complicité retenues contre lui.
Une affaire qui relance le débat sur les réseaux clandestins
Ce coup de filet met en lumière l’existence de réseaux de prostitution clandestine de plus en plus structurés dans certains quartiers de Dakar. L’implication présumée d’une mineure dans cette affaire risque d’alourdir considérablement les poursuites judiciaires engagées contre les principaux suspects.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et propriétaires d’appartements utilisés pour les activités illicites.
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