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Société sur Thies info
Libéré en août 2021 après 22 années passées derrière les barreaux, Mamadou Sané alias Fily Sané est de nouveau condamné aux travaux forcés à perpétuité. L’ancien compagnon du célèbre bandit Ino aurait, quelques mois après sa sortie de prison, reconstitué une bande impliquée dans plusieurs braquages ayant rapporté plus de 110 millions de francs CFA.
Le parcours judiciaire de Mamadou Sané, alias Fily Sané, connaît un nouvel épisode particulièrement lourd. Ancienne figure du banditisme des années 1990 et proche du célèbre Ino, il vient d’être condamné une deuxième fois aux travaux forcés à perpétuité par la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye, rapporte L’Observateur.
Cette nouvelle condamnation intervient après une première peine qui lui avait valu de passer 22 années en détention. Libéré en août 2021, Fily Sané n’aura finalement passé que quelques mois hors de prison avant de se retrouver à nouveau impliqué dans une affaire criminelle.
Une nouvelle bande après sa libération
D’après les éléments présentés au cours du procès, l’ancien détenu aurait rapidement constitué une nouvelle équipe spécialisée dans les attaques à main armée.
Le dossier concerne notamment plusieurs opérations qui auraient été commises les 5 avril, 3 août et 23 août 2022. Fily Sané a été jugé avec plusieurs coaccusés pour des faits d’association de malfaiteurs et de tentative de vol en réunion, commise de nuit, avec effraction, usage d’armes et moyens de locomotion.
L’enquête a également mis en évidence une organisation structurée. Les membres du groupe auraient recours à des informateurs pour identifier leurs cibles et utiliseraient des noms de code afin de communiquer entre eux.
Plus de 110 millions de francs CFA emportés
Selon les informations rapportées par L’Observateur, les différentes opérations attribuées au groupe auraient permis de s’emparer de plus de 110 millions de francs CFA.
Parmi les principaux butins évoqués figure une somme de 66 millions de francs CFA emportée lors d'une opération à Mbao-Villeneuve.
Le gang aurait également attaqué un restaurateur malien à Sicap-Mbao, repartant avec environ 25 millions de francs CFA. D'autres opérations auraient permis aux malfaiteurs d'accumuler plusieurs millions supplémentaires.
Une arrestation après une attaque mouvementée
La cavale de Fily Sané prendra finalement fin après une attaque au domicile d’un commerçant présenté comme trésorier du Foirail.
Au cours de cette opération, les malfaiteurs auraient été surpris. Le neveu de la victime aurait été touché par balle au bras. Pour empêcher les riverains d'intervenir, les assaillants auraient tiré plusieurs coups de feu avant de prendre la fuite.
Mais leur plan va rapidement tourner court.
Dans leur tentative de retraite, un habitant aurait lancé une brique en direction des fugitifs. Le projectile aurait atteint Fily Sané à la tête, le faisant lourdement chuter.
Pensant leur chef mort, ses complices auraient abandonné les lieux et pris la fuite.
Blessé, Fily Sané sera finalement arrêté. Son interpellation permettra ensuite aux enquêteurs de remonter jusqu'aux autres membres présumés du groupe.
Une deuxième condamnation à perpétuité
Au terme du procès, la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye a retenu la culpabilité de Fily Sané et de plusieurs de ses coaccusés.
L’ancien compagnon d’Ino écope ainsi une nouvelle fois des travaux forcés à perpétuité, après avoir déjà passé 22 ans en prison.
Une trajectoire judiciaire exceptionnelle, marquée par une première longue détention, une libération en 2021 et, seulement quelques mois plus tard, une nouvelle implication dans une série de braquages qui aurait rapporté plus de 110 millions de francs CFA.
La Section de recherches (SR) de Kaolack a interpellé à Médina Baye un individu présenté comme un marabout, soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’escroquerie portant sur plus de 4,6 millions de francs CFA.
Selon les informations rapportées par Seneweb, l’homme serait visé par plusieurs chefs d’accusation présumés, notamment l’escroquerie, l’obtention indue de biens par voie électronique, l’usurpation d’identité, le charlatanisme et le blanchiment de capitaux. Le montant évoqué dans cette affaire s’élève précisément à 4 657 800 FCFA.
L’affaire a été signalée aux enquêteurs le 3 août 2026. Le plaignant, présenté comme M. A. Diallo, un ressortissant guinéen vivant en Gambie, aurait saisi la SR de Kaolack avec des relevés de transferts financiers à l’appui de sa plainte.
Une promesse d'aide pour rejoindre l'Espagne
D’après son témoignage, le plaignant aurait recherché un marabout susceptible d’aider son fils à rejoindre l’Espagne. Ses recherches l’auraient conduit vers un compte Facebook portant le nom de « Cheikh Guèye Borom Sett Gui ».
Après avoir pris contact avec le titulaire du compte, il aurait été invité à transmettre une photographie de sa main droite et à effectuer plusieurs transferts d’argent en échange de prières et de prestations occultes présumées.
Une potion lui aurait également été remise. Selon la plainte, son utilisation aurait ensuite entraîné chez la victime un changement de comportement jugé inquiétant par ses proches.
Alertés, ses enfants auraient consulté ses échanges téléphoniques et découvert les communications avec leurs interlocuteurs. La famille aurait alors sollicité l’ambassade du Sénégal en Gambie, qui aurait transmis le dossier aux autorités sénégalaises.
L'enquête mène les gendarmes à Médina Baye
Les investigations menées par la Section de recherches, notamment grâce à l’exploitation de données téléphoniques et à des renseignements recueillis sur le terrain, auraient permis de localiser certains suspects à Médina Baye.
Les gendarmes ont ainsi interpellé C. A. T. Cissé, connu sous le pseudonyme « Alkaly ».
Une perquisition effectuée dans sa chambre aurait permis de saisir un téléphone présenté comme ayant servi dans les échanges avec la victime ainsi que plusieurs cartes SIM.
Informé de ses droits, le suspect aurait contesté toute implication personnelle dans l’escroquerie. Il aurait toutefois mis en cause deux autres personnes, identifiées comme A. Boye et I. Diakhaté.
Les enquêteurs se seraient ensuite rendus au domicile d’A. Boye, qui était absent. Du matériel aurait néanmoins été découvert sur place, dont une importante quantité de cartes SIM.
Une soixantaine de cartes SIM saisies
Selon les éléments de l’enquête, environ 60 cartes SIM auraient été retrouvées au domicile d’A. Boye, actuellement recherché par les gendarmes.
L’exploitation des données téléphoniques aurait également permis aux enquêteurs de constater l’utilisation de plusieurs numéros par les suspects. Un compte Wave enregistré au nom de F. Thiam aurait notamment été utilisé dans les échanges avec la victime.
Les enquêteurs soupçonnent également les mis en cause d’avoir changé régulièrement de numéro de téléphone après la réception des transferts d’argent, afin de devenir difficiles à joindre.
Les investigations auraient par ailleurs mis en évidence un train de vie jugé disproportionné par rapport aux revenus officiellement connus des suspects. Après certaines opérations, ceux-ci auraient fréquenté des établissements à Dakar et à Kaolack, alors que les enquêteurs n’auraient pas identifié d’autres sources de revenus régulières dans leur entourage familial.
Le principal suspect présenté au parquet
Malgré ses dénégations, C. A. T. Cissé aurait reconnu être le propriétaire du téléphone utilisé dans les opérations financières. Il aurait cependant soutenu que ses deux amis utilisaient l’appareil pour mener leurs propres manœuvres.
Les enquêteurs estiment toutefois disposer d’indices qu’ils jugent graves et concordants à son encontre.
Le suspect a finalement été présenté ce vendredi au procureur Abass Yaya Wane, chef du parquet de Kaolack.
Quant aux autres personnes citées dans cette affaire, elles font actuellement l’objet de recherches par la gendarmerie.
L’affaire Ndèye Amy Dione connaît une nouvelle étape. L’autopsie de la jeune femme de 34 ans, originaire de Thiès et décédée dans des circonstances suspectes à Touba, a été réalisée ce vendredi à 14 heures à Dakar.
Cet examen médico-légal, ordonné dans le cadre de l’enquête ouverte après son décès, doit permettre de déterminer les causes exactes de sa mort. Pour l’heure, les résultats de l’autopsie ne sont pas encore connus.
Ndèye Amy Dione avait été prise en charge après avoir été victime de violentes douleurs abdominales et de vomissements. Un premier constat effectué à Touba par le Dr Alioune Badara Diop avait fait état d’une mort violente ou suspecte, conduisant les autorités à approfondir les investigations.
Avant son décès, la jeune femme aurait également évoqué des soupçons d’empoisonnement. Ces déclarations, qui ont suscité de nombreuses interrogations, devront désormais être confrontées aux conclusions des médecins légistes et aux autres éléments recueillis par les enquêteurs.
Après l’autopsie, la dépouille a été escortée par la gendarmerie jusqu’à Thiès avant d’être remise à la famille. Le corps a été déposé à la morgue de la Cité Senghor, où se trouve également la maison familiale.
L’inhumation de Ndèye Amy Dione est prévue ce samedi à 11 heures au cimetière de Mbambara, à Thiès. La famille recevra les condoléances à son domicile situé à la Cité Senghor.
En attendant les résultats médico-légaux, la gendarmerie poursuit ses investigations afin d’établir les circonstances exactes du décès. Aucune conclusion définitive sur la cause de la mort ne peut, à ce stade, être tirée avant la publication des résultats de l’autopsie.
L’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo et plusieurs dizaines d’autres personnes connaît un nouveau rebondissement. Alors que le juge d’instruction du Premier Cabinet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye vient de prononcer plusieurs non-lieux et d’ordonner la libération de certains inculpés, le procureur de la République, Saliou Dicko, a décidé d’interjeter appel.
Dans un communiqué publié ce vendredi 7 août 2026, le Parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a précisé les suites données à l’instruction dans le dossier dit « Pape Salif Raal Thiam, Cheikh Ahmed Tidiane Diallo dit Pape Cheikh Diallo et autres ».
Au terme de son ordonnance, le juge d’instruction a prononcé un non-lieu total en faveur de 28 inculpés. Par ailleurs, plusieurs personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel afin d’y répondre des faits qui leur sont reprochés.
Au total, 71 inculpés sont renvoyés devant la juridiction correctionnelle pour des faits qualifiés notamment d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature, selon le communiqué du parquet.
En revanche, les accusations relatives à la mise en danger de la vie d’autrui ainsi qu’à la transmission volontaire du VIH/SIDA n’ont pas été retenues à l’issue de l’instruction. Le juge a prononcé un non-lieu concernant ces chefs.
Le parquet conteste la décision
Le procureur de la République, Saliou Dicko, ne s’est toutefois pas rangé derrière cette décision. Le ministère public avait requis, au cours de la procédure, le renvoi de l’ensemble des inculpés pour les différentes infractions visées dans le dossier.
Estimant que l’ordonnance rendue par le juge ne correspond pas à ses réquisitions, le parquet a donc interjeté appel.
Cette décision signifie que le dossier n’est pas définitivement clos pour les personnes ayant bénéficié d’un non-lieu. La procédure doit désormais être examinée au niveau de la Cour d’appel de Dakar, compétente pour connaître de l’appel introduit par le parquet de Pikine-Guédiawaye.
Il faudra donc attendre la décision de la juridiction d’appel avant de connaître définitivement le sort judiciaire des personnes concernées par les non-lieux contestés.
Une affaire toujours loin de son épilogue
L’affaire Pape Cheikh Diallo, qui avait suscité une importante attention médiatique, entre ainsi dans une nouvelle phase judiciaire.
D’un côté, l’instruction a permis au juge de distinguer les situations individuelles et d’écarter certaines charges faute d’éléments suffisants, selon la décision communiquée par le parquet. De l’autre, le ministère public maintient sa position et entend faire examiner son recours par la juridiction supérieure.
Pour l’heure, aucune audience sur le fond devant le tribunal correctionnel ne devrait intervenir avant que la procédure d’appel ne soit examinée.
Le prochain rendez-vous judiciaire sera donc déterminant : la Cour d’appel de Dakar devra se prononcer sur le recours du parquet et pourrait confirmer, modifier ou remettre en cause certains éléments de l’ordonnance rendue en première instance.
L’affaire reste ainsi ouverte et pourrait encore connaître de nouveaux développements dans les prochains jours ou semaines.
Une dispute née sur le réseau social TikTok s'est terminée devant la justice. Trois jeunes ont été déférés au parquet après une enquête de la Brigade de recherches de Faidherbe portant sur des faits présumés de menaces, d'injures, de diffamation et de diffusion de données personnelles.
L'affaire trouve son origine dans un différend sentimental qui s'est progressivement transporté sur les réseaux sociaux. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, une jeune femme aurait publié la photo d'une autre internaute sur TikTok en l'accompagnant de propos insultants et dégradants. Estimant que leur réputation avait été gravement atteinte, les victimes présumées ont décidé de saisir les autorités.
Les plaignantes ont également affirmé avoir reçu plusieurs appels et messages contenant des menaces de mort. Les investigations ont conduit les enquêteurs à identifier un numéro de téléphone qui aurait été utilisé sous une identité ne correspondant pas à son véritable utilisateur, compliquant les premières recherches.
L'enquête a pris une nouvelle tournure après un incident survenu dans la nuit du 2 au 3 août. D'après les témoignages recueillis, plusieurs individus se seraient rendus au domicile des plaignantes, situé à Amitié III. L'intervention rapide de voisins et de riverains aurait empêché que la situation ne dégénère davantage, mettant fin à la confrontation avant qu'elle ne fasse des victimes.
Au terme des investigations, les gendarmes ont procédé à l'interpellation de trois personnes. Elles sont poursuivies, selon le degré d'implication de chacune, pour des faits de menaces de mort, injures publiques, diffamation, collecte et diffusion illicites de données à caractère personnel, complicité de menaces de mort et usurpation d'identité.
Bien que les plaignantes aient finalement retiré leurs plaintes après une tentative de règlement à l'amiable, le dossier a été transmis au parquet. Les autorités judiciaires considèrent que la nature des infractions reprochées justifie la poursuite de la procédure.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les conséquences judiciaires que peuvent entraîner les conflits alimentés sur les réseaux sociaux. Une simple altercation virtuelle peut rapidement évoluer vers des actes susceptibles de relever du droit pénal lorsque des menaces, des insultes ou des atteintes à la vie privée sont constatées.
Un drame familial a plongé le quartier Ousmane Mbengue, à Guinaw-Rails Sud, dans la consternation. Jeudi soir, une violente altercation entre deux frères s'est terminée par la mort de l'aîné, poignardé à l'arme blanche.
La victime, Arona Diallo, 31 ans, aurait été mortellement atteinte par son jeune frère, Amadou Diallo, âgé de 30 ans. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes se sont violemment disputés avant que la situation ne dégénère. Au cours de l'affrontement, le suspect aurait saisi un couteau et porté un coup fatal à son frère.
Alertés, les éléments du commissariat de Guinaw-Rails Sud se sont rendus sur les lieux. Malgré l'intervention des secours, la victime a succombé à ses blessures. Son corps a été évacué vers la morgue de l'hôpital de Pikine afin de subir les examens d'usage.
Après les faits, le présumé auteur a tenté de prendre la fuite. Il a toutefois été retrouvé et interpellé non loin du stade Alassane Djigo. Placé en garde à vue, il aurait reconnu avoir porté le coup de couteau, tout en affirmant que le geste est intervenu au cours de la bagarre.
Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie familiale. Les investigations devront notamment déterminer l'origine de la dispute et établir les responsabilités dans cette affaire qui a profondément ému les habitants de Guinaw-Rails Sud.
Une tragédie d'une rare gravité secoue le quartier de Médina Fall, dans la commune de Thiès-Nord. Une étudiante de 23 ans a été placée en garde à vue après la découverte des corps sans vie de ses deux jumeaux nouveau-nés, soigneusement dissimulés dans un canari à son domicile.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les faits se seraient produits dans la nuit du 4 au 5 août 2026. La jeune femme, identifiée par les initiales N.G. et inscrite à l'Université virtuelle du Sénégal, aurait accouché discrètement dans les toilettes de la maison familiale. Après la naissance, les deux nourrissons, un garçon et une fille, auraient été placés dans un sac en plastique avant d'être cachés dans un canari.
L'affaire a été révélée grâce à la vigilance de la mère de la jeune femme. Inquiète en constatant d'importants saignements chez sa fille, elle l'a conduite au centre hospitalier régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès. Au cours de la prise en charge médicale, la jeune mère aurait indiqué avoir accouché de jumeaux qu'elle disait être mort-nés.
Alertés par le personnel soignant, les policiers se sont rendus au domicile familial où ils ont découvert les deux corps sans vie, dissimulés dans le récipient. Les dépouilles ont été transférées au laboratoire de médecine légale afin de déterminer avec précision les causes du décès.
Au fil des auditions, la jeune femme aurait également déclaré que les bébés avaient pleuré après leur naissance, un élément qui pourrait s'avérer déterminant pour les enquêteurs. Les résultats de l'autopsie devront notamment établir si les nouveau-nés étaient vivants au moment où ils ont été abandonnés.
Les circonstances exactes de ce drame restent encore à éclaircir. Les enquêteurs s'intéressent notamment au contexte de cette grossesse, à la situation personnelle de l'étudiante ainsi qu'à son état psychologique au moment des faits.
Placée en garde à vue, la suspecte reste à la disposition des enquêteurs. L'enquête se poursuit afin d'établir toutes les responsabilités dans cette affaire qui suscite une vive émotion à Thiès.
Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a annoncé des mesures particulières après le décès de sa fille, Sokhna Ami Mbacké, survenu le jeudi 6 août 2026.
Dans un communiqué officiel portant le numéro 202608/03.KGM/SG/KD, le guide religieux a d’abord rendu grâce à Allah et exprimé son acceptation face à cette épreuve douloureuse. Il a également adressé ses remerciements à toutes les personnes qui lui ont manifesté leur soutien, leur compassion et leur solidarité depuis l’annonce du décès.
La décision la plus marquante concerne les traditionnelles visites de condoléances. Serigne Mountakha Mbacké a demandé aux fidèles mourides, aux autorités religieuses et administratives, aux représentants diplomatiques ainsi qu’à l’ensemble des Sénégalais de ne pas effectuer de déplacement à Touba pour lui présenter leurs condoléances.
Le Khalife a invité ceux qui souhaitent partager cette douleur à rester dans leurs localités respectives et à prier pour la défunte. Une décision rare dans la communauté mouride, où les grandes figures religieuses reçoivent habituellement d’importantes délégations lors des événements douloureux.
Cette mesure intervient quelques jours seulement après la célébration du Grand Magal de Touba, qui a mobilisé des millions de fidèles. Serigne Mountakha Mbacké a d’ailleurs renouvelé sa reconnaissance envers toutes les personnes venues participer à cet événement religieux majeur.
Selon plusieurs observateurs, cette volonté d’éviter de nouveaux déplacements massifs pourrait également répondre au souci de préserver les populations après la forte mobilisation du Magal et de limiter les contraintes liées à un nouvel afflux important dans la cité religieuse.
Le Khalife général des Mourides a ainsi privilégié le recueillement, la sobriété et les prières à distance, en appelant chacun à accompagner la famille endeuillée par des invocations depuis son lieu de résidence.
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