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Le Sénégal travaille à l’élaboration de son premier Code de la santé publique, dont la partie législative a déjà été transmise aux plus hautes autorités pour validation.


Santé publique : le Sénégal prépare l’adoption de son premier code national

 

Le Sénégal est engagé dans un processus visant à se doter de son tout premier Code de la santé publique. L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Serigne Mbaye, qui a indiqué que la partie législative du projet a déjà été soumise aux plus hautes autorités du pays pour approbation.

Il s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture du 8ᵉ Congrès africain de la santé et du tourisme médical, organisé à Dakar du 15 au 17 janvier. Cette édition se tient autour du thème : « L’Afrique face aux enjeux de la mobilité médicale, défis d’innovation et de souveraineté sanitaire ».

Selon Serigne Mbaye, cette initiative marque une étape importante dans les réformes engagées par son département. Il a précisé que les travaux autour de ce code visent à doter le pays d’un cadre juridique structurant pour le secteur de la santé.

Dans le même élan, le secrétaire général a également annoncé qu’un projet de loi relatif aux établissements publics de santé est en cours d’élaboration, s’inscrivant dans la dynamique de modernisation du système sanitaire national.



Vendredi 16 Janvier 2026 |

Une mission d’information parlementaire a lancé ses auditions afin de comprendre les décisions successives de retrait puis de remise sur le marché des produits d’hygiène de la société Softcare au Sénégal.


Produits d’hygiène Softcare : l’Assemblée nationale ouvre des auditions pour faire la lumière

 

La mission d’information mise en place par l’Assemblée nationale sur la commercialisation des produits d’hygiène de la société Softcare a entamé ses auditions le mercredi 14 janvier. Cette initiative vise à éclaircir les circonstances ayant conduit au retrait, puis à la remise sur le marché, de couches pour enfants et de serviettes hygiéniques fabriquées par l’entreprise.

Constituée le lundi 5 janvier, la mission parlementaire a démarré ses travaux neuf jours plus tard, selon sa présidente, la députée Khady Sarr. Les parlementaires cherchent à comprendre les motivations des décisions prises par l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP), qui avait initialement retiré ces produits avant d’en autoriser à nouveau la commercialisation.

D’après un communiqué de Mme Sarr, la mission prévoit d’auditionner les responsables de l’ARP, les départements ministériels concernés, la société Softcare, ainsi que toute structure professionnelle, technique ou représentative dont la contribution pourrait aider à l’établissement des faits et à l’évaluation des mécanismes de protection des consommateurs et de prévention des risques sanitaires.

Les députés envisagent également une visite des installations de Softcare afin d’examiner les conditions de production, de stockage et de traçabilité, ainsi que le respect des prescriptions techniques et des exigences de conformité applicables aux produits d’hygiène. Les travaux se dérouleront, selon le communiqué, dans une approche participative, inclusive et guidée par l’intérêt général.

Une consultation citoyenne est aussi prévue pour recueillir les avis des utilisateurs des produits Softcare, ainsi que ceux des organisations de défense des droits des consommateurs, dans le but d’enrichir l’analyse parlementaire.

La mission d’information est composée de onze députés, dont neuf issus du groupe Pastef, un représentant d’un autre groupe parlementaire et un non-inscrit. Elle affirme vouloir conduire ses auditions de manière rigoureuse, contradictoire et documentée, afin d’établir avec précision la chronologie des actes administratifs et techniques ayant conduit aux décisions successives concernant les produits de Softcare.

Les parlementaires souhaitent notamment apprécier la cohérence de ces décisions et identifier les responsabilités administratives éventuelles à chaque étape du processus, sans empiéter sur les compétences de l’autorité judiciaire ou des organes de contrôle externe. La présidente de la mission assure que les travaux respecteront les règles de confidentialité, les droits des personnes concernées et les exigences liées au contrôle parlementaire.

Khady Sarr a appelé à la confiance des citoyens et à une coopération pleine et loyale de l’ensemble des administrations, organismes et parties prenantes, dans l’intérêt de la santé publique. La mission dispose d’un délai de trente jours, à compter du 5 janvier, pour mener ses investigations.

Pour rappel, dans une correspondance datée du 8 décembre, l’ARP avait indiqué avoir détecté, lors d’une inspection de l’usine Softcare située à Sindia, la présence de matières premières périmées dans le circuit de fabrication de produits destinés aux bébés, aux enfants et aux femmes, justifiant le retrait du marché. Huit jours plus tard, l’agence a toutefois affirmé que ces matières n’avaient pas été utilisées dans la fabrication, déclarant les produits conformes et autorisés à la commercialisation.

Ce revirement a suscité une polémique, conduisant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, tutelle technique de l’ARP, à annoncer l’ouverture d’une enquête sur les déclarations contradictoires de l’agence et sur la qualité des produits de la société Softcare.



Vendredi 16 Janvier 2026 |

Face aux signalements de criquets pèlerins dans le nord du pays, les autorités sénégalaises mettent en place des actions coordonnées afin de préserver les récoltes et la sécurité alimentaire.


Criquets pèlerins : le Sénégal déploie une riposte préventive pour protéger les cultures du nord

 

Les autorités sénégalaises ont déclenché un dispositif de prévention après la détection de criquets pèlerins dans plusieurs zones du nord du pays, notamment à Dagana, Louga, Saint-Louis, Podor et Matam. Cette mobilisation vise à protéger les cultures agricoles et à préserver la sécurité alimentaire dans ces localités stratégiques.
Le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA), Boubacar Dramé, a indiqué, le 15 janvier, que des « actions coordonnées et préventives » ont été engagées dans la vallée du fleuve Sénégal. Ces mesures font suite aux premières alertes transmises par les services techniques, en particulier la Direction de la protection des végétaux (DPV), qui ont observé des déplacements de criquets dans des zones agricoles sensibles.
En réponse à ces signalements, une mission conjointe réunissant le CNSA, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ainsi que les services de l’État s’est rendue sur le terrain afin d’évaluer la situation. Cette mission avait pour but d’apprécier l’ampleur des impacts, de vérifier l’efficacité des traitements déjà réalisés et de renforcer la coordination avec les acteurs locaux.
Les résultats de cette évaluation ont conduit à la rédaction d’une note technique transmise au Premier ministre dès les premières alertes, dans l’objectif de permettre une réaction rapide et concertée des autorités. À travers cette démarche, le gouvernement cherche à éviter toute détérioration de la situation et à empêcher que les criquets pèlerins ne menacent les récoltes et les moyens de subsistance des populations rurales.
Cette vigilance s’inscrit dans une stratégie plus large de protection de la sécurité alimentaire, dans une région considérée comme un pilier de la production agricole nationale.


Jeudi 15 Janvier 2026 |

Après la qualification du Sénégal en finale de la CAN 2025, Pape Thiaw a salué ses joueurs et appelé à conclure le travail dimanche face au Maroc.


Pape Thiaw : « La finale est là, il faut maintenant aller la gagner »

 

Au lendemain de la qualification du Sénégal pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le sélectionneur national Pape Thiaw a lancé un message clair à ses joueurs : l’objectif désormais est de remporter le trophée. S’exprimant mercredi à Tanger en conférence de presse, le technicien sénégalais a appelé son groupe à conclure le travail entamé.

Pape Thiaw a d’abord tenu à rendre hommage à l’adversaire égyptien, qu’il considère comme l’une des références du football africain. Il a également adressé ses remerciements aux supporters, aux médias et à l’ensemble du peuple sénégalais, avant de rappeler l’essentiel : « Nous avons atteint la finale, maintenant il faut aller la gagner ».

Le sélectionneur s’est longuement félicité de la prestation de ses joueurs, qu’il a chaleureusement congratulés pour leur discipline et leur adhésion au projet de jeu. Il a salué leur respect des principes tactiques mis en place, tout en adressant une mention particulière à Sadio Mané, auteur du but décisif qui a permis de faire la différence.

Dans son analyse du match, Pape Thiaw a estimé que le Sénégal avait pris le dessus sur ce qu’il considère comme la meilleure équipe du continent. Face à une sélection égyptienne réputée pour sa solidité défensive et la dangerosité de ses attaquants, Mohamed Salah et Omar Marmoush, les Lions ont su trouver le juste équilibre entre maîtrise et prudence.

Le technicien sénégalais a expliqué que son équipe avait volontairement cherché à déséquilibrer la défense adverse, notamment en étirant le jeu et en exploitant la profondeur et les couloirs. Une stratégie qui a fini par payer avec l’ouverture du score signée Mané.

Malgré la satisfaction liée à la qualification, Pape Thiaw estime que des ajustements restent nécessaires. Il a reconnu que, même si les statistiques de possession et les occasions étaient en faveur du Sénégal, certaines phases du jeu méritent d’être améliorées. Il a toutefois retenu plusieurs aspects positifs à conserver en vue de la finale.

Interrogé sur la sortie prématurée de Kalidou Koulibaly, remplacé par Mamadou Sarr, le sélectionneur a expliqué ce choix par la recherche de sérénité. Il a souligné les qualités du jeune défenseur, malgré son âge, estimant que son calme était précieux dans un match de cette intensité. Le capitaine des Lions, contraint de quitter le terrain à la 21e minute, manquera la finale en raison d’une blessure et d’un cumul de cartons.

À ce sujet, Pape Thiaw a tenu à rassurer. Il a rappelé que l’effectif compte 28 joueurs capables de répondre présents. Même s’il aurait souhaité disputer la finale avec son capitaine, l’essentiel, selon lui, reste la victoire collective. Il espère que l’équipe saura rendre fier Kalidou Koulibaly lors de la finale prévue le 18 janvier.

Enfin, le sélectionneur a salué l’apport décisif des supporters sénégalais. Face à une équipe expérimentée comme l’Égypte, leur soutien a été, selon lui, un facteur clé dans la conquête de la qualification. Il les a invités à continuer de pousser les Lions jusqu’au bout.

Le Sénégal disputera ainsi sa quatrième finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Lions de la Téranga affronteront le Maroc, dimanche à 19h GMT, à Rabat.



Jeudi 15 Janvier 2026 |

Le 14 janvier vers midi, un véhicule de marque Renault a pris feu devant la clinique Habib Saad, provoquant la panique parmi les passants et le personnel médical.


Incendie à Thiès : une voiture s’embrase devant la clinique Habib Saad
Heureusement, aucune personne n’a été blessée lors de l’incident. 
Les pompiers ont rapidement été alertés et sont intervenus pour maîtriser l’incendie avant qu’il ne cause des dégâts plus importants.

Pour l’instant, les causes de l’incendie restent inconnues. Les autorités locales ont ouvert une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un problème mécanique ou d’une autre circonstance.

La circulation autour de la clinique a été momentanément perturbée, mais la situation est désormais sous contrôle.

Les habitants sont invités à rester vigilants et à signaler tout incident similaire aux services compétents.


Mercredi 14 Janvier 2026 | Lat Soukabé Fall

Dans le département de Tivaouane, l’arachide est vendue en dessous du prix plancher fixé par l’État, suscitant inquiétudes chez les producteurs et acteurs de la filière.


Arachide : le prix officiel de 305 FCFA ignoré sur plusieurs marchés de Tivaouane

 

Le prix plancher de l’arachide, fixé par les autorités à 305 francs CFA le kilogramme, n’est pas respecté sur plusieurs marchés hebdomadaires du département de Tivaouane, selon des acteurs de la filière arachidière.

Sur ces lieux d’échanges, l’arachide en coque est cédée à des tarifs compris entre 250 et 300 FCFA le kilogramme. Quant à l’arachide décortiquée, elle se vend entre 600 et 700 FCFA le kilogramme, d’après des commerçants locaux communément appelés « bana-bana ».

Ces derniers expliquent que les volumes mis sur le marché proviennent en majorité du Saloum. Les récoltes locales sont, en effet, jugées insuffisantes cette année dans le département de Tivaouane, une situation attribuée au déficit pluviométrique enregistré durant l’hivernage.

Cette conjoncture suscite de vives inquiétudes chez les producteurs, notamment dans les arrondissements de Mérina Dakhar et de Niakhène. Le maire de la commune de Niakhène, Serigne Maï Dieng, alerte sur les risques de fragilisation des ménages ruraux, soulignant que de nombreux producteurs ont été contraints de vendre l’ensemble de leurs graines ainsi que leur fourrage.

Le démarrage tardif de la campagne de commercialisation, conjugué aux difficultés financières rencontrées par les opérateurs économiques, pousse certains paysans à écouler leurs productions sur les marchés hebdomadaires afin de faire face à des besoins urgents.

De son côté, le président de la Fédération nationale des organismes privés de stockage et de transport (FNOPS/T), Modou Fall, estime que la commercialisation est fortement impactée par les arriérés financiers de l’État liés à la fourniture de semences.

Selon lui, seule une partie des engagements financiers de l’État a été réglée pour la campagne agricole de 2024, tandis qu’aucun paiement n’a encore été effectué pour celle de 2025. Ce manque de liquidités au niveau des points de collecte, ajoute-t-il, pousse les acteurs à se tourner vers les « loumas » — marchés hebdomadaires tels que Pékesse, Pire ou Ndoukoura — devenus des circuits alternatifs d’écoulement de l’arachide.



Mercredi 14 Janvier 2026 |

Le procès de la pouponnière Keur Yeurmandé entre dans une nouvelle phase avec la comparution de Ndella Madior Diouf et de quinze autres prévenus devant la Chambre criminelle de Dakar.


Affaire Keur Yeurmandé : reprise du procès de Ndella Madior Diouf et de ses co-prévenus à Dakar

 

La procédure judiciaire relative à la pouponnière Keur Yeurmandé franchit une nouvelle étape. Ndella Madior Diouf, directrice de la structure, ainsi que quinze autres personnes mises en cause, sont convoquées ce mardi 13 janvier devant la Chambre criminelle du tribunal de Dakar, pour leur deuxième comparution depuis le lancement du procès.

Lors de la première audience, tenue le 9 décembre 2025, l’examen du dossier avait été suspendu à la suite d’une requête introduite par la défense de Mme Diouf, sollicitant une liberté provisoire. Placée sous mandat de dépôt depuis décembre 2023, la directrice de la pouponnière totalise désormais plus de deux années de détention provisoire.

Au total, seize prévenus sont poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation, parmi lesquels figurent la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger, l’obtention irrégulière de certificats d’inhumation, des infractions à la réglementation sur les inhumations, l’homicide involontaire, la non-déclaration de naissance ainsi que la complicité.

Cette affaire, qui a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique, met en lumière de graves manquements dans la gestion de la pouponnière. La structure est accusée d’avoir exposé des nourrissons à des conditions de prise en charge susceptibles de compromettre leur survie.



Mardi 13 Janvier 2026 |

À l’approche de la demi-finale Sénégal–Égypte à Tanger, la Fédération sénégalaise de football exhorte les supporters à respecter les règles de sécurité et de bonne conduite.


CAN 2025 : la FSF appelle les supporters sénégalais à la responsabilité avant Sénégal–Égypte

 

À l’approche de la demi-finale très attendue de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 entre le Sénégal et l’Égypte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a publié un communiqué invitant les supporters à adopter un comportement exemplaire. La rencontre est programmée pour le 14 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger et représente un enjeu majeur pour les Lions de la Téranga, déterminés à décrocher une nouvelle qualification en finale.

Prenant en compte à la fois l’importance sportive de cette confrontation et sa dimension symbolique, la FSF insiste sur le respect strict des consignes de sécurité et des règles encadrant la présence du public dans et autour du stade. Elle rappelle que l’introduction et l’usage de fumigènes, de pointeurs lasers ou de tout objet dangereux sont formellement interdits, aussi bien à l’intérieur de l’enceinte sportive qu’à ses abords.

Dans son message, l’instance dirigeante du football sénégalais met en avant les dangers que représentent ces comportements, soulignant qu’ils constituent une menace sérieuse pour la sécurité des joueurs, des officiels et des spectateurs. Elle attire également l’attention sur les répercussions disciplinaires possibles et sur l’impact négatif que de tels incidents peuvent avoir sur l’image du football sénégalais à l’échelle internationale.

La Fédération rappelle à ce titre que des incidents survenus lors de précédentes rencontres, notamment face au Bénin et au Mali, ont déjà valu à l’équipe nationale des sanctions infligées par la Confédération africaine de football. Une nouvelle infraction pourrait entraîner des mesures encore plus lourdes, susceptibles de pénaliser durablement la sélection.

Face à ces risques, la FSF en appelle au sens des responsabilités et au patriotisme des supporters. Elle les invite à faire de cette demi-finale un moment de célébration du football africain, fondé sur le fair-play, le respect et la sécurité.

La Fédération exhorte enfin le public à soutenir les Lions de la Téranga avec passion, tout en faisant preuve d’une discipline irréprochable tout au long de la rencontre.



Mardi 13 Janvier 2026 |
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